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102.Plus d’information
Cette recherche explore comment la traduction de certains genres littéraires en Chine est passée, au cours de l'histoire, de « non-traduction » (c.-à-d. « traduction non faite aussi bien que faite mais pourtant strictement interdite compte tenu des conditions censoriales ») à traduction « partielle » ou « complète/presque complète », qui s'accorde avec le contexte de la pratique variable exigée par la politique de censure du pays. Notre analyse commence par une vue d'ensemble de la relation complexe entre censure et traduction, suivie par la conceptualisation d'une typologie de traduction sous la censure. Cette discussion initiale permet de redéfinir les traductions spécifiques, y compris les traductions autrefois absentes (par exemple avant la Révolution de 1949 ou avant la Révolution culturelle) qui étaient initialement considérées comme « non-traductions » et qui, pourtant, sont devenues plus tard des traductions « partielles » ou « complètes/presque complètes » sous les opérations censoriales plus laxistes. Nous tentons d'illustrer de tels changements par une discussion en profondeur sur la nature dynamique de la fidélité de traduction en fonction des propriétés résistantes au changement et des priorités évolutives de la censure. En illustrant nos arguments, nous offrirons des exemples qui sont tirés des études de cas de trois traductions bien connues, qui sont affectées par la politique de censure : On China (Kissinger 2011), Lolita (Nabokov 1991) et The Good Earth (Buck 1960) qui incarnent selon nous le degré d'évolution de la fidélité de traduction (« non- », « partielle » et « complète/presque complète ») dans le contexte chinois.
Mots-clés : censure, autocensure, non-traduction, traduction partielle, traduction complète, dynamique, contexte chinois, censorship, self-censorship, non-translation, partial translation, full translation, dynamics, Chinese context, censura, auto-censura, no traducción, traducción parcial, traducción completa, dinámica, contexto chino
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105.Plus d’information
RésuméCette entreprise de vérification méta-théoricienne vise à montrer que la critique du structuralisme peut tendre principalement à une amélioration de son efficacité opératoire, ce qui ne relève donc aucunement d'une volonté de répudiation. Il s'agit au contraire d'une critique interne dont la visée constructive et non destructrice est de légitimer l'application du préfixe post- au substantif structuralisme. L'enquête, prenant notamment appui sur des textes de Céline, Genet, Beckett, Nabokov, Borges et Bioy Casares, passe donc en revue diverses difficultés rencontrées dans le cadre des analyses structuralistes, autour des axes suivants : la notion de voix narrative (auteur / narrateur, narrataire / lecteur) liée aux problématiques du genre et du statut des textes, celles d'intertextualité et d'hypertextualité, d'ironie, d'affects et de valeurs. Ce panorama des apories des analyses structurales immanentistes s'achève sur un appel à une forme de post-structuralisme pluriel — diversification méthodologique rendue nécessaire par les particularités esthétiques des textes, puisque c'est aux spécificités de la littérature qu'il appartient de déterminer les modalités de nos approches théorico-critiques, et non pas l'inverse.
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108.Plus d’information
Cet article propose une réflexion sur les transformations des récits des chercheurs en musique canadienne au cours des années 1980, transformations qui ont généralement mené à un récit davantage centré sur les diversités. On y examine comment les politiques gouvernementales, la construction d'institutions universitaires, l'augmentation de l'interdisciplinarité, les nouveaux modèles d'expérience individuelle et collective et de nouveaux discours identitaires régionaux et nationaux ont joué un rôle dans ces transformations. On avance que les Canadiens sont sans doute particulièrement bien placés pour montrer la voie dans l'étude de la façon dont plusieurs récits et « esthétiques souveraines » peuvent coexister.
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110.Plus d’information
RésuméDans ce texte j'aimerais explorer l'oeuvre de cinq écrivains bilingues, en me concentrant sur les différents récits qu'ils produisent en utilisant l'(auto)-traduction comme stratégie textuelle pour créer une identité sexuelle. Julia(e)n Green (Le langage et son double/The Language and its Shadow) et Louis Wolfson (Le Schizo et les langues) élaborent des récits de séparation et de disjonction. L'auto-traduction est utilisée ici pour générer des sphères sexuelles tout à fait séparées. Raymond Federman (A Voice within a Voice) et Christine Brooke-Rose (Between) par contre développent des récits de fusion et de mélange. On considère que l'auto-traduction, lorsqu'elle entraîne des changements et des revirements au sein des rôles sexuels, évolue dans un espace qui relève de l'inconscient de l'auteur. La partie finale de la présentation est consacrée à la discussion de Abdelkebir Khatibi (Amour bilingue) qui parle du bilinguisme et de l'auto-traduction en termes de rôles sexuels, ajoutant, ainsi, une dimension post-coloniale qui est absente dans les autres textes.
Mots-clés : bilingualism, self-translation, sexual identity, post-colonial theory, body and language, bilinguisme, auto-traduction, identité sexuelle, théorie post-coloniale, corps et langage