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131.Plus d’information
RÉSUMÉAu Bas-Canada, la crise du système politique implique que les solutions avancées pour faire face aux principaux problèmes dans la colonie remettent en question le régime instauré en 1791. La crise débouche alors sur l'alternative suivante : l'union des Canadas ou l'accès à l'autonomie politique du Bas-Canada. Dans ce contexte, la crise politique se généralise et se transforme en une crise d'identité. L'hypothèse développée ici veut que l'identité politique au Bas-Canada se présente comme un montage symbolique qui unit l'un à l'autre deux modes de la subjectivité politique : l'allégeance et l'origine. Partant de là, la crise d'identité se présente comme la dislocation du montage symbolique assurant l'identité politique bas-canadienne. L'idée d'union est alors légitimée au sein d'une politique de l'origine alors que le programme « autonomiste » repose sur un raisonnement politique entièrement déterminé par l'allégeance.
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132.Plus d’information
L’œuvre de Simone de Beauvoir a fait l’objet de nombreux commentaires. Bon nombre de ceux-ci concernent le livre qui, revendiqué par une part importante du mouvement féministe dès les années 70, a assuré sa pérennité, et a servi d’introduction sinon de clé à tous les autres : Le deuxième sexe. Les analyses critiques de la situation des femmes qu’il développe, chapitre après chapitre, ont inspiré une partie importante de ce mouvement dans son entreprise de dépassement théorique et politique des injustices qui structurent les rapports entre les sexes. Rappeler l’excédent de la douleur sur l’injustice ou de l’altération sur l’aliénation dans l’œuvre de Beauvoir, ce n’est pas questionner la validité de l’analyse politique qu’elle développe mais resituer le politique sur le fond du philosophique.
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137.
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138.Plus d’information
Aux yeux de la philosophe Hannah Arendt, la désobéissance civile comme objection de conscience se situe sur le terrain de la morale individuelle plutôt que sur le terrain collectif du politique. L'auteure propose dans son article une lecture arendtienne d'Antigone (de Sophocle), figure classique de la désobéissance civile laissée de côté par Arendt, pour voir dans quelle mesure Antigone pourrait être qualifiée d'actrice politique par la philosophe. Cet exercice révèle les forces et les limites de la conception arendtienne de la désobéissance civile, laquelle valorise l'action en commun, mais néglige la portée politique de l'objection de conscience, en particulier pour les personnes marginalisées.
Mots-clés : Hannah Arendt, Antigone, désobéissance civile, action politique, effet d'exclusion
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139.Plus d’information
L'article de Francis Dupuis-Déri commenté ici et qui tente de réconcilier l'action directe avec la théorie délibérative pose un certain nombre de questions. En premier lieu, pourquoi concéder aux théories libérales un contenu démocratique alors que ces théories démontrent plutôt une mise à l'écart de l'agir collectif démocratique. En ce sens, les régimes libéraux ne sont pas tant élitistes que profondément oligarchiques. Une fois cette précision apportée au débat, il est possible de lire l'article de F. Dupuis-Déri comme opposant deux visions distinctes du monde, l'une émanant de l'extension du marché économique à toutes les sphères de la vie et l'autre exigeant un monde plus égalitaire. La question du populisme devient alors essentielle pour bien comprendre les raisons qui motivent à dépeindre un groupe comme étant violent et anti-démocratique. Il importe ainsi de bien nommer les phénomènes et, en particulier, de comprendre la nature oligarchique des régimes libéraux pour légitimer les actions directes.