Documents repérés
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191.Plus d’information
RésuméLes années 80 ont vu l'implantation d'une politique familiale par le gouvernement du Québec. Tant dans les discours que dans les faits, cette politique a oscillé entre une politique familiale, une politique nataliste et une politique de population. Déjà réservés face aux institutions traditionnelles de la famille et de la maternité, les groupes de femmes et les féministes se sont montrées ambivalentes face à de telles politiques : la crainte d'être piégées et ramenées en arrière explique cette attitude, Mais c'est la volonté de diffuser leur point de vue et de promouvoir la défense de leurs intérêts qui ont tout de même incité les femmes à s'impliquer dans ces débats. L'article se termine en proposant des principes qui devraient guider une politique familiale sensible aux intérêts des femmes.
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192.Plus d’information
RésuméL'auteur s'attache à rendre intelligible l'ensemble des interventions publiques qui ont, sur près de quarante années (1945-1981), structuré les rapports entre vieillesse et société. Pour l'essentiel, les interventions de l'État se sont organisées autour de trois axes majeurs: retraite, mode de vie et emploi. Une approche synthétique de la politique publique française permet de distinguer trois périodes correspondant à trois formes distinctes de combinaison de ces dimensions. La recomposition du jeu des forces sociales antagonistes ou complémentaires qui a constitué la matrice des interventions publiques dans chaque cas permet de mettre en évidence que les modes de gestion publique de la vieillesse reflètent à chaque moment historique la forme d'articulation, en perpétuelle tension et transformation, entre l'ordre de l'Etat et l'ordre des rapports sociaux. À partir de cette mise à jour des systèmes d'action qui sont au cœur de la formation et de l'évolution des politiques de la vieillesse, l'auteur essaie, en conclusion, d'identifier certains des mécanismes qui ont engendré ce que nous désignons aujourd'hui comme la crise de l'État-Providence.
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194.Plus d’information
RésuméLa renaissance de la philosophie politique en France a coïncidé avec le déclin de l'idée politique de révolution. Il s'agit ici d'explorer cette coïncidence historique de manière à révéler sa signification. L'auteur s'attache, en poursuivant certaines intuitions de François Furet, à montrer qu'un tel questionnement permet d'évaluer autrement la situation actuelle de la philosophie politique. La dernière partie de l'argumentation laisse entrevoir comment l'esprit de révolte s'allie aujourd'hui à un engouement général pour la technique en un alliage nouveau dont la philosophie politique doit parvenir en rendre compte.
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197.Plus d’information
Depuis son entrée en politique et son élection dans la première circonscription de la Somme le 18 juin 2017, le député « insoumis » François Ruffin présente une série de traits atypiques au sein du champ politique français. Reporter activiste depuis une vingtaine d'années, Ruffin revendique de faire se confondre ses pratiques parlementaire, journalistique et militante, se plaçant ainsi en opposition aux routines d'un métier politique qu'il entend subvertir. Il apparaît pour autant que le « député-reporter » exerce en tant que représentant élu un métier parlementaire dont les modalités quotidiennes le précèdent largement et tranchent avec certaines de ses velléités de transgression. Mais lorsqu'elle s'avère effective, cette subversion prend la forme d'une performance représentative qui relève d'une profanation du politique : en en minimisant d'une part la dimension sacrée, et en y intégrant d'autre part une parole profane qui n'a pas lieu de s'y trouver.
Mots-clés : représentation politique, travail politique, France insoumise, François Ruffin, Assemblée nationale, député, Somme, France, political representation, political work, France, François Ruffin, () member of Parliament, National Assembly, Somme, France
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199.Plus d’information
RÉSUMÉLa question de l'allégeance morale au libéralisme politique occupe une place centrale dans la théorie de John Rawls. J'arguerai d'abord que, dans la conception de Rawls, le moral et le politique entretiennent un rapport paradoxal qui risque de compromettre l'institutionnalisation de la raison publique telle que Rawls la conçoit. Je proposerai ensuite une nouvelle définition des conditions de l'allégeance morale au libéralisme politique. J'arguerai que ma définition, tout en évitant la tension relevée chez Rawls entre le politique et le moral, est aussi mieux adaptée aux représentations contemporaines du citoyen en tant qu'agent moral et plus conforme aux intuitions courantes concernant le rôle de la moralité dans une démocratie constitutionnelle.
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200.Plus d’information
Dans cet article, nous présentons les conclusions d'une enquête exploratoire réalisée auprès de nouveaux citoyens canadiens originaires de pays non démocratiques. Sont notamment étudiées les variables susceptibles d'expliquer leurs perceptions des systèmes politiques canadien et québécois ainsi que leurs comportements politiques. Plus particulièrement, nous nous intéressons aux interrelations entre ces trois groupes de variables : politiques, psychologiques et sociodémographiques. Notre étude s'appuie sur l'analyse de 30 entretiens semi-directifs complétés auprès de répondants montréalais nés en Haïti, au Liban et au Pérou.
Mots-clés : Comportements politiques, nouveaux citoyens, confiance, démocratie, participation communautaire, Political behaviors, new citizens, trust, democracy, community participation