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  1. 281.

    Article publié dans Nouvelles vues (savante, fonds Érudit)

    Numéro 13, 2012

    Année de diffusion : 2025

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    Cet article propose une relecture contemporaine d'une oeuvre majeure de Denys Arcand, Réjeanne Padovani. Cette opération se justifie en partie par l'actualité politique québécoise des dernières années, qui présente certains éléments de similitude avec le milieu dépeint dans ce film. Qui plus est, cette production de 1973, de même que les propos extra-filmiques du cinéaste, portent déjà les thèmes fondamentaux de l'oeuvre subséquente du réalisateur. Nous analysons plus particulièrement les aspects éthiques et politiques du film, tout en proposant une réflexion portant sur ces concepts. Cette entreprise, combinant analyse filmique et considérations philosophiques et sociopolitiques, se conjugue au dévoilement de la vision particulière développée par le cinéaste, une représentation éminemment sombre des individus, de la société québécoise et de leur devenir historique.

  2. 282.

    Article publié dans Recherches sociographiques (savante, fonds Érudit)

    Volume 6, Numéro 2, 1965

    Année de diffusion : 2005

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    C'est par un curieux paradoxe que l'un des secteurs les plus importants de la vie politique, du moins dans la société américaine, a été presque entièrement négligé par les chercheurs jusqu'à une époque toute récente. Il y a à peine sept ans qu'un politicologue faisait paraître, dans l 'American Political Science Review, un article intitulé « The Lost World of Municipal Government ». Une fausse et tenace division du travail n'avait voulu voir jusque-là dans le gouvernement municipal, fût-il aussi vaste que celui de New-York, qu'une entité administrative, la véritable politique se jouant à un niveau supérieur. Ainsi, pendant de longues années, les chercheurs se sont-ils satisfaits d'étudier l'aspect administratif, dans une perspective d'ailleurs nettement orientée vers une réforme visant surtout à introduire une certaine éthique dans des comportements politiques où, jusque-là, le boss symbolisait tout un système. Au mieux, tous ces travaux aboutirent à considérer la vie d'une grande ville de la même manière que celle d'une entreprise et à lui appliquer les mêmes critères d'économie et d'efficacité. C'est en ce sens que l'on peut qualifier de sous-développée cette importante partie de la recherche politique. Des caractéristiques fondamentales de la vie urbaine, telles la définition de la démocratie à ce niveau, la formation d'une communauté, l'activité des groupes d'intérêt, bref, ce qui constitue l'essentiel du phénomène politique : les relations de pouvoir et d'influence, n'a presque pas été abordé. Pourtant, la science politique progressait et déplaçait son centre d'intérêt de la seule étude des institutions politiques vers l'examen du comportement et de la structure d'autorité à tous les niveaux : dans un parti politique, au sein d'un comité ministériel, dans un puissant groupe d'intérêt. En même temps, la rapide croissance des milieux urbains interdisait de ne pas tenir compte de la complexité du problème. La nécessité, une fois de plus, allait susciter des travaux importants : le problème de la banlieue, la faiblesse du vote dans les grandes villes, l'unification des structures municipales dans un ensemble métropolitain, pour ne citer que ces trois questions, furent à l'origine de recherches qui représentent maintenant des étapes majeures dans le progrès de la science politique et même, de la façon la plus large, vers l'élaboration d'une théorie politique générale. On assiste donc depuis quelques années à une véritable explosion dans ce domaine. Floyd Hunter a ouvert la voie en 1953, mais c'est depuis cinq ans surtout que les travaux se sont multipliés, à tel point que ce secteur est aujourd'hui devenu, sans aucun doute, l'un des principaux champs de la science politique. Un peu partout, d'importants projets de recherche sont mis en œuvre aux États-Unis : à Chicago, à New-York, à Saint-Louis, à New-Haven, et chaque trimestre apporte sa moisson d'articles sur la vie politique, entendue cette fois au sens le plus large, des grandes villes.Comment, par rapport à cette évolution, se situe l'étude politique de Montréal ? La première impression, et elle s'avère malheureusement trop juste, indique que le retard est ici considérable. L'importante bibliographie publiée en 1961 sur les « Matériaux pour une sociologie politique du Canada français » ne mentionne qu'une étude proprement académique sur le Montréal politique. Pourtant, dans certains secteurs, divers travaux ont été entrepris et menés à bonne fin. Il y a donc lieu d'établir le bilan de la recherche réalisée jusqu'ici pour mieux faire ressortir tout ce qui a été laissé de côté. Après avoir identifié les tâches à entreprendre, nous serons amenés à proposer, en nous appuyant sur l'importante contribution américaine, les éléments d'un plan général de recherches sur la vie politique montréalaise.

  3. 283.

    Article publié dans Revue d'histoire de l'Amérique française (savante, fonds Érudit)

    Volume 44, Numéro 3, 1991

    Année de diffusion : 2008

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    RÉSUMÉEmpruntant à la fois aux théories élitistes de Mosca, Pareto et Michels, et aux théories pluralistes incarnées surtout par Robert Dahl, cet article met en lumière trois propositions principales. Il souligne d'abord la non-représentativité des représentants politiques, qui jouissent dans l'ensemble d'un statut social élevé, et, en second lieu, la non-homogénéité de ces représentants, selon leur appartenance à des partis politiques différents. Il met enfin en évidence le phénomène de la circulation des élites traduite en termes de renouvellement des parlementaires. Ces caractéristiques, que l'on retrouve également dans d'autres pays, sont confirmées par l'analyse des parlementaires québécois siégeant à l'Assemblée nationale depuis 1944. On peut ainsi conclure que, si la compétition politique engendre la sélection sociale, elle ne produit pas un personnel complètement homogène. Au contraire, des traits distinctifs caractérisent chacun des partis. En outre, depuis vingt ans, le renouvellement des parlementaires québécois est très marqué, ce qui contraste avec les périodes antérieures de stabilité.

  4. 285.

    Article publié dans Relations industrielles (savante, fonds Érudit)

    Volume 30, Numéro 1, 1975

    Année de diffusion : 2005

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    Dans cet article, l'auteur tente d'établir, dans une optique européenne avec un regard particulier à la situation italienne, les liens existant entre le domaine des études des relations industrielles et la science politique.

  5. 286.

    Article publié dans Revue québécoise de science politique (savante, fonds Érudit)

    Numéro 25, 1994

    Année de diffusion : 2008

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    RésuméDans La crise de la culture, Hannah Arendt opère une analogie entre esthétique et politique, analogie qui ne sert pas tant à une esthétisation du politique qu'à souligner que, dans les deux sphères d'activité, ce qui est à l'oeuvre c'est la capacité humaine de jugement. Cette démonstration s'effectue en trois temps. D'abord, il s'agit de cerner la difficulté du politique dans le monde contemporain. Ensuite, il sera question du rôle de l'art dans les « sombres temps ». Enfin, le théâtre du monde sera distingué de la société du spectacle. Tout ceci permettra de comprendre le rôle du jugement dans la création d'une communauté politique diversifiée et fondée sur la parole persuasive.

  6. 287.

    Article publié dans Sociologie et sociétés (savante, fonds Érudit)

    Volume 15, Numéro 1, 1983

    Année de diffusion : 2002

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    RésuméL'auteur aborde ici le thème de la crise de la représentation politique, c'est-à-dire la mise en question actuelle de la façon dont la politique représente les acteurs sociaux ou les intérêts sociaux. Il décrit d'abord les deux conditions principales pour que les composantes sociales de la population soient représentées politiquement : il leur faut une capacité de s'organiser de façon autonome et de s'exprimer à travers l'opinion publique. En somme, la démocratie a besoin de forces sociales constituées et indépendantes du pouvoir politique et de l'Etat, et d'une opinion publique critique et tolérante. Dans un second temps, l'auteur analyse la crise elle-même de la représentativité, qui se manifeste au niveau des partis, des forces sociales, et de l'opinion publique. La dernière partie de l'essai porte sur les causes de cette crise et sur la façon d'en sortir.

  7. 288.

    Article publié dans Philosophiques (savante, fonds Érudit)

    Volume 43, Numéro 1, 2016

    Année de diffusion : 2016

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    L'analyse d'un passage peu commenté du Contrat social (III, IX) montre que Rousseau aborde d'une façon singulière la problématique aussi classique qu'actuelle des rapports entre liberté et sécurité. La position de sujet (membre de l'État) et celle de citoyen (membre du peuple souverain) découlent toutes deux de la nature du corps politique. Elles sont porteuses de deux types d'exigences : la protection des personnes et des biens dans un cas, celle de la liberté civile et politique dans l'autre. Rousseau n'oppose pas ces exigences entre elles mais distingue les deux ordres de priorité qu'elles rendent possibles. La politique du citoyen consiste à faire de la liberté la condition de la sécurité.

  8. 289.

    Article publié dans Études internationales (savante, fonds Érudit)

    Volume 8, Numéro 2, 1977

    Année de diffusion : 2005

  9. 290.

    Article publié dans Recherches féministes (savante, fonds Érudit)

    Volume 6, Numéro 2, 1993

    Année de diffusion : 2005

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    L'objectif de cet article est d'analyser les perceptions du personnel politique québécois en ce qui a trait à l'idée d'une représentation politique des femmes. Nous avons interrogé 24 femmes et 24 hommes représentant le Québec à l'Assemblée nationale du Québec et à la Chambre des communes du Canada afin, d'une part, d'obtenir leur opinion à ce sujet et, d'autre part, de déterminer si les femmes et les hommes recouraient aux mêmes arguments pour justifier leur opinion. Il ressort qu'une nette majorité des législatrices se reconnaissent une responsabilité particulière par rapport à la population féminine, rôle qu'une majorité des législateurs leur refusent. La moitié des répondantes appuient leur position en évoquant le statut de groupe minoritaire des femmes, alors qu'un nombre identique de députés prônent plutôt une conception de la représentation politique qui ne peut s'accommoder de particularisme.