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422.Plus d’information
RésuméLe xxe siècle a vu le dépérissement de la philosophie politique. L'une des raisons de ce dépérissement fut l'adoption presque générale de la distinction wébérienne entre faits et valeurs. En s'appuyant uniquement sur cette distinction, il est impossible de porter un jugement sur l'expérience politique par excellence du siècle dernier, soit le totalitarisme. L'échec des tentatives philosophiques les plus autorisées (Hannah Arendt) pour rendre intelligible ce phénomène s'explique aussi par l'abandon de la notion traditionnelle de régime politique. Seul Leo Strauss a tenté de ressaisir le sens authentique de la philosophie politique en maintenant vivante cette notion et en refusant l'historicisme. Le dialogue de L. Strauss avec Alexandre Kojève ouvre en outre la voie à une réflexion sur le lien énigmatique entre la démocratie moderne et le totalitarisme. Ce lien énigmatique touche la question de la volonté du peuple et de son incarnation dans un corps politique. Comment le principe spirituel démocratique peut-il donner forme et vie à un corps politique ? La tâche de la philosophie politique est d'éclairer cette dialectique entre le « corps » de la société prédémocratique et l'» âme » de la politique démocratique.
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424.Plus d’information
La liberté d'expression est, en soi, un des droits les mieux protégés par la Cour européenne des droits de l'homme. Le domaine de l'expression politique, particulièrement lorsqu'il s'agit du temps des campagnes électorales, en constitue encore un « noyau dur ». Il fait l'objet d'une protection conjointe de plusieurs dispositions de la Convention européenne des droits de l'homme et d'une interprétation bienveillante qui peut conduire à admettre des discours contraires aux valeurs de la démocratie libérale.
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430.