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61.Plus d’information
Cadre de la recherche : L'article propose une réflexion d'ensemble sur la politique familiale française, sur son histoire, ses discours, ses objectifs et les interprétations théoriques qui en découlent.Objectifs : Il cherche à établir qu'une lecture depuis son actuel point d'aboutissement révèle que la politique familiale française a mis au centre de ses préoccupations l'enfant.Méthodologie : Une analyse secondaire de textes majeurs traitant de cette politique familiale ainsi qu'une synthèse des travaux de l'auteur, fournissent le substrat méthodologique adopté pour ce texte. Un décentrement du regard analytique et une compréhension renouvelée du large éventail des débats socio-idéologiques et des politiques publiques, soutiennent l'ensemble de la démarche.Résultats : Il en ressort que la variation historique et discursive de la politique familiale française se fait, de manière plus ou moins explicite, autour d'un invariant : l'enfant. Ce, parce que lui préside, au niveau de l'État républicain dont s'est dotée la France post-révolutionnaire, une conception de l'enfant comme bien de la Nation. Progressivement au cours du XXe siècle, la famille agit ainsi par délégation, et l'État se substitue à elle en cas de défaillance ou de besoin. Conclusions : Ainsi, contribuer à la satisfaction des besoins de l'enfant dans sa famille est non seulement l'objectif initial des politiques familiales mais aussi son objectif actuel.Contribution : C'est donc à la relecture des politiques familiales françaises, à l'aune de la valorisation sociale de l'enfant proclamée par de nombreux pays, qu'engage l'article.
Mots-clés : politique familiale, politique publique, famille, enfant, État, familialisme, idéologie, République, France, family policy, public policy, family, child, State, familyism, ideology, Republic, France
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62.Plus d’information
RésuméCet article s'intéresse à l'institutionnalisme dans l'étude de la politique contestataire. Nous faisons une distinction entre un ancien institutionnalisme qui met l'accent avant tout sur le rôle des institutions politiques et des opportunités institutionnelles (accès au système politique, configuration du pouvoir, stratégies des autorités, etc.), d'un côté, et un nouvel institutionnalisme qui se propose de réintroduire la notion de culture ainsi que les aspects discursifs des opportunités politiques, de l'autre. Le néo-institutionnalisme permet ainsi de combiner les facteurs politico-institutionnels et culturels dans l'étude de la politique contestataire. Un bref exemple portant sur la mobilisation politique des migrants illustre les avantages heuristiques de cette approche et de son corollaire méthodologique, soit l'analyse des revendications politiques dans l'espace public.
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68.Plus d’information
Les politiques sociales s'élaborent dans un processus complexe comportant plusieurs phases ou moments en interaction, dont celui de la prestation dans lequel interviennent les professionnels/le/s et technicien/ne/s des services sociaux. À l'aide de quelques publications récentes, cet article cherche à savoir si ceux-ci se confinent au moment qui leur est fonction-nellement assigné, ou s'ils interviennent également dans les autres phases qui appartiennent au champ de l'action politique.
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70.Plus d’information
L'oeuvre de Claude Lefort peut être présentée comme une phénoménologie du politique. Pour lui, la vie sociale se donne en effet comme la manifestation d'une logique politique propre à chaque société. Autrement dit, le politique constitue un véritable « phénomène » apparaissant à travers les différents aspects de la coexistence sociale. Cette analyse permet à Lefort de réaffirmer la consistance propre du politique et de redéfinir le rôle du penseur politique. Cependant, la phénoménologie de Lefort semble négliger certains aspects de notre expérience politique. En particulier, elle fait peu de place à l'analyse des opinions politiques qui s'opposent en démocratie.