Documents repérés
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722.Plus d’information
Pour donner suite à son Livre vert sur la politique familiale de 1984, le Ministère des affaires sociales a mis sur pied un Comité de consultation, qui a tenu audience à l'hiver 1985. Des orientations divergentes ressortent de la consultation : nataliste, fiscaliste, féministe, d'expertise, familialiste conservatrice et familialiste libérale. Le Rapport du comité prône le soutien collectif aux parents et mise sur la solidarité entre les sexes. Il n'endosse pas les orientations natalistes, fiscaliste et conservatrice, optant pour un familialisme libéral sympathique à l'expertise et au féminisme. Les recommandations ont été critiquées par des intellectuels pour leur manque de réalisme, et par le Conseil des affaires sociales et de la famille pour leur manque d'attention aux incitatifs fiscaux.
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723.Plus d’information
RÉSUMÉCe texte propose une lecture de l'oeuvre de Montesquieu à partir de débats récents sur le relativisme politique. La méthode d'ensemble qui se dégage de quelques grands thèmes des Lettres persanes et de L'Esprit des lois permet d'apercevoir le double enseignement de cette pensée: qu'elle est structurée à la fois par un horizon normatif d'universalité et par une conception plurielle du bien politique.
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724.Plus d’information
RésuméLa notion de contrat social occupe une place centrale dans la tradition de la philosophie politique libérale. En proposant un dialogue critique entre le libéralisme et l'anarchisme, il est possible d'identifier des noeuds de tension dans la thèse libérale du contrat social, qui évoque une uchronie, et la philosophie politique anarchiste qui discute elle aussi d'un contrat social, mais dans une perspective utopiste. Ce débat contradictoire entre deux philosophies politiques qui comptent des points de convergence et de divergence permet à la fois d'analyser dans une perspective critique la fiction libérale du contrat social et d'analyser plus finement la notion anarchiste de contrat, de libre association et d'aide mutuelle.
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725.Plus d’information
La réflexion sur l'État, si elle instruit de façon approfondie sur les tendances dans la crise qui assaille l'État, reste discrète sur les raisons expliquant comment certains États parviennent à survivre à ces tendances alors que d'autres semblent livrés à la décomposition. Le but de cet article est d'apporter quelques éléments de réponse à cette interrogation à travers une analyse des processus et des formes de réorganisation des États européens durant les dernières décennies. L'analyse comparée proposée ici tente de dégager des lignes de force commune tout en tenant compte de la variété des trajectoires de recherche visant à mieux articuler l'approche des régulations politiques et des régulations sociales.
Mots-clés : État, crise, État-providence, réorganisation, Europe, régulation politique, régulation sociale, néolibéralisme, transformation, State, crisis, Welfare, reorganization, Europe, political regulation, social regulation, neoliberalism, transformation, Estado, crisis, benefactor, reorganización, Europa, regulación política, regulación sociale, neoliberalismo, transformación
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729.Plus d’information
L'article étudie les parcours d'élu·es participationnistes dans trois villes françaises, de 1990 à 2020. Il montre en quoi leurs prétentions à « faire participer » relèvent d'un leadership paradoxal, où la revendication d'une dilution du pouvoir contribue à sa concentration. Si la démocratie participative est une ressource, les conditions de son usage comme capital politique s'avèrent liées à leurs trajectoires sociales, en faisant un capital spécifique. En dernière instance, les frictions dans leur prise de rôle dénotent les rappels à l'ordre représentatif, et ce, d'autant plus dans un système politique municipal délégataire et majoritaire. Ces aspects ramènent aux incompatibilités entre démocratie participative et gouvernement représentatif.
Mots-clés : gouvernement local, élus locaux, maires, démocratie participative, leadership politique, capital politique, local government, local councillors, mayors, participatory democracy, political leadership, political capital
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730.Plus d’information
Les pensées de l'écologie apparaissent aujourd'hui centrales dans l'appréhension des bouleversements à l'oeuvre dans les équilibres de la biosphère. Toutefois, celles-ci n'ont été que très marginalement travaillées par la science politique française. À ce constat s'ajoute celui d'une marginalisation des épistémologies féministes et plus largement du corpus écoféministe dans cette discipline. Cet article examine les possibles points de contact entre ces apports féministes théoriques et méthodologiques et la prise au sérieux des mutations écologiques. Sur la base de ces pistes de recherche sont formulées quelques hypothèses propres à une approche féministe de l'Anthropocène, se donnant pour horizon la construction d'humanités écologiques.
Mots-clés : écologie radicale, théorie critique, écoféminisme, épistémologie féministe, humanités écologiques, ecofeminism, radical ecology, critical theory, ecological humanities