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20892.Plus d’information
La Loi visant l'amélioration de la situation juridique de l'animal, adoptée à l'unanimité en 2015, constitue la dernière évolution législative majeure en droit animalier québécois. Cette loi modifie le statut juridique de l'animal, le faisant passer de bien à être sensible, et instaure un cadre juridique plus strict en ce qui concerne le bien-être et la sécurité de l'animal domestique. Malgré ces changements, la sensibilité et les impératifs biologiques de nombreux animaux sont toujours niés, notamment à la ferme, créant des situations toutes plus absurdes les unes que les autres : un cochon de compagnie doit être protégé de la chaleur excessive sous peine prévue à la loi, tandis que des cochons d'élevage meurent de chaleur, littéralement, lors de canicules. Comment expliquer un tel décalage? Pourquoi les animaux sensibles ne sont-ils pas tous protégés de la même manière? Selon la théorie de la convergence des intérêts, un changement social en faveur d'un groupe minoritaire ne peut avoir lieu que lorsque les intérêts de la majorité et ceux de la minorité « convergent » pareillement vers ce changement. La convergence des intérêts est une explication plausible de ce décalage. Cet article s'intéresse notamment au contexte d'adoption de la Loi visant l'amélioration de la situation juridique de l'animal. L'analyse du contenu des travaux parlementaires permet de constater qu'en plus d'un certain souci pour l'animal, des raisons économiques et sociales sont à la source de la nouvelle législation et que des intérêts économiques en expliquent les limites, confirmant ainsi la présence du phénomène de la convergence des intérêts lors de son élaboration.
Mots-clés : Situation juridique, animal, convergence des intérêts, droit animalier, analyse de contenu, travaux parlementaires, Legal status, animal, interest convergence, animal law, content analysis, parliamentary proceedings
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20895.
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20898.Plus d’information
Les circuits courts alimentaires suscitent un grand intérêt parce qu’ils mettent en lumière une agriculture moins industrielle, ancrée dans ses territoires et nourrissant sa communauté. Dans cet état des lieux, nous nous intéressons à leur poids économique, social et spatial dans le Québec d’aujourd’hui. Représentant encore une part marginale de l’offre et de la demande alimentaires, les fermes en circuits courts jouent pourtant un rôle qui se renforce dans l’établissement de la relève agricole. Contrairement à ce que l’on pourrait intuitivement penser, ces fermes ne sont pas seulement concentrées dans les espaces périurbains, mais se déploient dans toutes les régions du Québec, contribuant même de façon significative à la renaissance de l’agriculture dans les régions dites éloignées. Pour autant, faire vivre ces fermes est un combat quotidien. Souvent vues comme fer de lance de la transition socio-écologique de l’agriculture, ces fermes ont à relever de nombreux défis pour offrir une option plus complète. Ces défis ne sont pas seulement ceux des agriculteurs et agricultrices qui choisissent cette voie. Ils sont ceux des consommateurs, des collectivités et de l’État qui, chacun à leur manière, peuvent accompagner leur développement.
Mots-clés : Short food supply chains, Circuits courts alimentaires, vente directe, Direct marketing, vente indirecte, International food channels, Local food systems, systèmes alimentaires locaux, Québec (Province), Québec (Province)
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20899.Plus d’information
Cet article s'intéresse au passage de la reconnaissance d'un patrimoine ethnologique à sa mise en tourisme. L'exemple de l'oléiculture est privilégié ici en raison de l'engouement contemporain mondial pour les produits liés à l'olivier ( Olea europaea l.). Des événements festifs mettant en scène les produits oléicoles à l'intention de nouveaux publics essentiellement touristiques et urbains sont d'abord observés et décrits. Il s'agit ensuite d'étudier les processus de requalification qui accompagnent le passage de la mise en patrimoine à la mise en tourisme, sur un plan à la fois spatial, social, symbolique et sensoriel.
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20900.Plus d’information
RÉSUMÉLes sujets théologiques controversés qui divisent radicalement Juifs et chrétiens pourraient être abordés au cours de débats apparentés aux anciennes disputationes, mais menés dans un esprit de communion et d'estime mutuelle. À titre d'exemple, l'auteur explore quatre questions : (1) Comment concilier « le royaume vous sera enlevé » (Mt 21,43) avec l'irrévocabilité de l'alliance entre Dieu et le peuple juif, reconnue par l'Église ? (2) Le royaume messianique s'établira-t-il sur la terre, ou dans les cieux ? (3) Jésus peut-il être le Messie promis aux Juifs, alors que tant de prophéties ne sont pas accomplies et qu'Élie n'est pas venu (Ml 4,5) ? (4) L'État d'Israël : fait politique sans rapport avec l'histoire du salut ou « prémices de l'éclosion de la rédemption d'Israël » ?