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  1. 21042.

    Article publié dans Revue Jeunes et Société (savante, fonds Érudit)

    Volume 6, Numéro 2, 2021

    Année de diffusion : 2021

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    Cet article explore ce que signifie devenir adulte en Chine à l’épreuve de la transition vers l’économie de marché. Il interroge les représentations attachées aux étapes constitutives de la transition vers la vie adulte en Chine. Les analyses présentées se fondent sur une enquête conduite à Beijing entre 2012 et 2014. Pour saisir objectivement et subjectivement le vécu de la transition vers la vie adulte, nous avons développé un dispositif d’enquête qui repose sur les méthodes mixtes. Le dispositif méthodologique rassemble les récits de vie de 45 jeunes âgés de 19 ans à 36 ans (F = 25 et H = 20) et la reconstitution du parcours de vie de 915 personnes. Les données quantitatives retracent, au moyen d’un calendrier de vie, le cheminement vers la vie adulte de 615 jeunes nés entre 1980 et 1985, âgées de 27 ans à 34 ans (F = 290 et H = 325), et de 300 personnes nées entre 1950 et 1959 (F = 151 et H = 149). L’article est organisé en quatre mouvements : il s’ouvre sur un éclairage par les concepts et une lecture comparative des transformations qui ont marqué la transition vers la vie adulte depuis les années 1980. Après une brève présentation du contexte chinois, la deuxième partie détaille le dispositif méthodologique qui a servi à la collecte des données et sur lesquelles se fondent les analyses. Dans un troisième mouvement, l’article donne à voir qu’en Chine comme ailleurs on observe un allongement de la transition vers la vie adulte. La dernière partie révèle en outre que, contrairement aux pays occidentaux dans lesquels les critères individualistes tels que l’indépendance financière, la prise de décisions indépendantes et le sens des responsabilités sont classés en tête dans le sens donné par les jeunes à la transition vers la vie adulte, en Chine, les jeunes accordent une importance centrale aux rôles et aux responsabilités familiales qui, par ailleurs, nous le verrons, revêtent des conséquences différentes pour les hommes et les femmes.

    Mots-clés : youth, jeunesse, transition to adulthood, transition vers la vie adulte, life course, parcours de vie, gender, genre, China, Chine

  2. 21043.

    Article publié dans Canadian Journal of Education (savante, fonds Érudit)

    Volume 46, Numéro 2, 2023

    Année de diffusion : 2023

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    Aujourd’hui, les universités canadiennes affirment leur pertinence sociale en mettant l’accent sur des processus comme l’engagement communautaire, la mobilisation des connaissances et la promotion de l’équité, de la diversité et de l’inclusion. L’examen d’une époque où les universités canadiennes déclaraient leur importance sociale au moyen d’un autre discours, celui de l’éducation des adultes et de l’éducation permanente, permet d’en apprendre beaucoup sur ces processus. Cet article présente une étude de cas sur le travail de formation des adultes menée à l’Université Laval de 1930 à 1965. En reconstituant les programmes et les pratiques de cette université, il donne un aperçu des efforts consentis, d’hier à aujourd’hui, pour poursuivre des objectifs de formation qui ne leur sont traditionnellement pas associés. L’article relate un chapitre important de l’histoire de l’éducation au Canada et dégage cinq leçons importantes pour les chercheurs et les leadeurs contemporains en éducation : se méfier de la pensée centrée sur l’institut, savoir comment aider les gens à gagner leur vie, établir des partenariats avec des organisations externes, tirer parti de ses forces institutionnelles, et enfin, être au service des autres et apprendre d’eux.

    Mots-clés : éducation des adultes, adult education, éducation permanente, university extension, mobilisation des connaissances, knowledge mobilization, engagement communautaire, community engagement, history, histoire du Québec et du Canada, Quebec, Canada

  3. 21045.

    Article publié dans Relations industrielles (savante, fonds Érudit)

    Volume 51, Numéro 4, 1996

    Année de diffusion : 2005

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    Cet article présente les résultats d'une recherche empirique sur l'évaluation de l'efficacité des directions des ressources humaines (DRH) dans le secteur public québécois selon l'approche par les clients. Cette méthode mesure l'efficacité des DRH par la satisfaction de leurs clients. Le modèle proposé et testé distingue les attentes et la satisfaction des clients (contrairement aux travaux précédents) et tient compte des effets des caractéristiques des DRH sur l'évaluateur (le client). Les résultats de l'étude confirment globalement les grandes conclusions de Tsui (1987, 1990) quant à l'existence de différences significatives dans la satisfaction et les attentes des clients tout en apportant quelques modifications méthodologiques. Aussi, de façon globale, les conclusions mettent en relief l'effet de trois variables indépendantes (l'engagement des clients, la compétence des membres des DRH, la fréquence des contacts des clients avec leur DRH) sur la satisfaction des clients selon les deux axes « relations du travail » et « gestion des ressources humaines ».

  4. 21046.

    Article publié dans Relations industrielles (savante, fonds Érudit)

    Volume 56, Numéro 1, 2001

    Année de diffusion : 2002

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    RésuméLe but de cet article consiste à apprécier les chances d'une renaissance du syndicalisme au Canada et aux États-Unis. Les définitions d'un tel concept de renouveau syndical sont nombreuses, allant de la transformation des institutions syndicales en organisations vouées à la promotion du changement social à des visées plus étroites et immédiates, telles l'amélioration des stratégies d'organisation et une meilleure « gouvernance » des syndicats. De plus, la renaissance du syndicalisme peut porter sur des composantes externes, comme le calibrage de la relation de pouvoir qu'il entretient avec l'État et les employeurs, aussi bien qu'internes, comme la formulation de nouvelles priorités ou un meilleur usage des ressources.Nous soutenons ici qu'une telle renaissance implique plus que l'adoption de nouveaux programmes syndicaux ou des changements dans l'attitude et la participation du membership, mais qu'elle doit poursuivre des résultats clairs, mesurables, concrets. Elle doit englober des gains durables et significatifs au niveau du membership et de la densité syndicale qui se traduisent par une plus grande influence politique et un plus grand pouvoir de négociation. En nous appuyant sur cette formulation du concept, nous procédons à son analyse en retenant les trois dimensions suivantes qui sont intimement reliées : l'effort d'organisation, la négociation collective et l'action politique.Les perspectives d'un renouveau syndical nord-américain doivent tenir compte des taux de densité syndicale qu'on a connus au cours de la seconde moitié du XXe siècle. Au milieu des années 1950, ces taux demeuraient comparables dans les deux pays (autour du tiers de la population hors-agriculture). Au cours des années subséquentes, les taux se sont effondrés pour atteindre 14 % et moins en 1999 aux États-Unis et, au Canada, ils se sont élevés de façon modeste au cours des années 1980 pour se stabiliser entre 32 et 35 % dans les années 1990. La signification de ces taux de densité est étroitement liée à l'efficacité de l'action syndicale. Ainsi, la performance du syndicalisme dans l'effort d'organisation, la négociation collective et l'action politique s'est avérée plus faible aux États-Unis qu'au Canada. En dépit de ces différences, les syndicats des deux côtés de la frontière font face à des défis fort significatifs. De fait, le besoin pour les syndicats américains de contrer le déclin de la syndicalisation et pour les syndicats canadiens de se développer au-delà d'une certaine stabilité relative devient l'élément-clef d'un renouveau syndical.Des études comparatives révèlent que des niveaux élevés de syndicalisation sont associés au succès électoral des partis à tendance sociodémocratique et à l'adoption de lois qui favorisent l'effort de syndicalisation et qui encouragent la participation syndicale à la formulation des politiques économiques et sociales. Nous croyons que le regain du syndicalisme exigera des gains sensibles au plan de l'effort de syndicalisation, de la négociation collective et de l'influence politique. Le fait de reconnaître un nombre d'initiatives significatives dans ces trois secteurs de la vie syndicale ne nous empêche pas de demeurer pessimiste au moment d'apprécier les perspectives d'un renouveau soutenu dans les deux pays.Au sujet de l'organisation syndicale, il manque aux syndicats des deux pays les cadres institutionnels et les politiques publiques leur permettant de réaliser des gains substantiels au plan du membership. De plus, l'adoption de procédures d'organisation syndicale plus favorables aux syndicats apparaît peu probable. Par ailleurs, les tendances dans la négociation collective démontrent que les syndicats ont adopté une position surtout défensive. Ceci se manifeste dans le fait que les priorités de négociation mettent l'accent sur la protection des acquis au lieu d'effectuer une trouée importante aux tables de négociation qui aurait pu attirer de nouveaux membres. De plus, la négociation collective est décentralisée au point d'empêcher une action coordonnée au plan national qui aurait fait en sorte de protéger la sécurité d'emploi des membres à long terme et qui aurait permis une pénétration du syndicalisme dans des secteurs non traditionnels, c'est-à-dire les secteurs en forte croissance. Sur le front politique, l'influence des syndicats demeure faible. Ceci peut être attribué, aux États-Unis du moins, à l'absence de partis politiques près de la social-démocratie et aux objectifs fortement défensifs inhérents aux stratégies syndicales. Au Canada, l'effritement de l'influence politique du syndicalisme est associé au recul électoral du NPD et à des rapports plutôt tendus entre les partis politiques et le monde syndiqué.En conclusion, nous croyons qu'un regain du syndicalisme en termes d'un accroissement soutenu de l'effectif et de la densité ne nécessitera pas moins qu'un glissement de paradigme au sein des systèmes de relations industrielles des deux pays. Ceci peut inclure un véritable parrainage de la part des gouvernements du droit des travailleurs à la syndicalisation et à la négociation (en association avec les droits civiques fondamentaux), la protection des marchés intérieurs et des institutions contre les effets négatifs de la mondialisation et l'occasion pour les travailleurs d'avoir une plus grande voix dans le domaine de la gestion de l'économie. Il faudrait aussi assister à un effort plus intense d'élargissement de la portée de la syndicalisation en s'adressant, par exemple, aux travailleurs temporaires ou à temps partiel, en adoptant de nouvelles formes de représentation chez les chômeurs et les travailleurs à bas salaires qui n'ont pas accès à la négociation (par exemple, en recourant au lobbying et à la mise en place de droits à l'emploi). De plus, il faudrait connaître un regain de l'action politique. Ceci exigerait l'engagement de ressources plus grandes, de même qu'une recherche de nouvelles manières d'exercer une influence politique, en mettant par exemple moins l'accent sur les alliances politiques traditionnelles et en créant des coalitions avec d'autres mouvements qui veulent rejoindre la base qu'elle soit syndiquée ou non. En l'absence de changements majeurs au plan de l'action syndicale, nous demeurons pessimistes face à un renouveau éventuel du syndicalisme des deux côtés de la frontière.

  5. 21047.

    Article publié dans Revue d'histoire de l'Amérique française (savante, fonds Érudit)

    Volume 38, Numéro 3, 1985

    Année de diffusion : 2008

  6. 21048.

    Article publié dans Revue internationale P.M.E. (savante, fonds Érudit)

    Volume 11, Numéro 2-3, 1998

    Année de diffusion : 2012

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    Cet article vise à esquisser un diagnostic des pratiques d'acquisition et de conservation des ressources humaines dans 12 PME québécoises œuvrant dans le secteur du génie-conseil1. Réalisée auprès des premiers responsables en gestion des ressources humaines (GRH), cette recherche implique l'utilisation d'une grille- diagnostic exhaustive administrée par entretiens directs approfondis. Les pratiques de GRH abordées ici sont la planification des ressources humaines, l'analyse et la description des emplois, le recrutement, la sélection, l'accueil, la rémunération ainsi que l'évaluation du rendement. Les résultats visent à satisfaire trois grands objectifs de recherche. Premièrement, dresser un bilan de ces pratiques de GRH utilisées dans ces PME du génie-conseil. Deuxièmement, évaluer le niveau de développement de ces pratiques quant à /'utilisation des techniques et des connaissances disponibles en GRH. Finalement, obtenir l'appréciation des premiers responsables en GRH en ce qui concerne les difficultés éprouvées. Les résultats font ressortir le caractère adaptatif de ces PME au regard de leurs pratiques de GRH et ils mettent en évidence la pertinence d'améliorer certaines de ces pratiques.

    Mots-clés : Gestion des ressources humaines (GRH), Pratiques de GRH, Petites et moyennes entreprises (PME), Gestion de projets (GP), Diagnostic, Sociétés-conseils, Ingénierie

  7. 21049.

    Article publié dans Revue générale de droit (savante, fonds Érudit)

    Volume 46, Numéro 2, 2016

    Année de diffusion : 2017

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    Les enjeux liés à la lutte contre la criminalité transfrontalière et le raffermissement du Marché commun ont amené le législateur communautaire à jeter les bases d'un espace pénal commun dans la Communauté économique et monétaire des États de l'Afrique centrale (CEMAC). Intervenant dans un domaine où la souveraineté de l'État a longtemps été considérée comme un obstacle à toute harmonisation, la construction de l'espace pénal communautaire est perceptible sur les plans matériel et procédural. Sur le plan matériel, elle se manifeste par une communautarisation des règles pénales au moyen de l'institution d'infractions communautaires assorties de sanctions. Sur le plan procédural, la construction de l'espace pénal commun procède de la consécration, bien qu'imparfaite, du principe de la reconnaissance et de l'exécution mutuelles des décisions judiciaires en matière pénale, d'une part, et d'une procédure de coopération judiciaire qui emprunte progressivement la voie des organes communautaires, d'autre part.

    Mots-clés : CEMAC, espace pénal, coopération judiciaire, CEMAC, penal space, judicial co-operation