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21145.Plus d’information
Le littoral guinéen est caractérisé par la présence de 300 km de côte, de mangroves, d'aires marines protégées et d'une importante biodiversité halieutique. C'est le lieu de diverses activités socioéconomiques, dont l'exploitation des ressources halieutiques. Cependant, ces ressources sont menacées par la réalisation de nombreux ports minéraliers. Cette situation risque de porter de graves atteintes à la biodiversité halieutique en l'absence de modèle adéquat d'évaluation des effets pour effectuer un choix éclairé de scénario d'aménagement respectueux de l'environnement. Pour contribuer au processus décisionnel, cet article propose un modèle de critères prenant en compte la biodiversité halieutique dans la planification des ports en Guinée. La revue de littérature, les enquêtes et les observations de terrain, ainsi que l'organisation d'une table de concertation des acteurs concernés ont permis d'identifier les principaux enjeux et de construire les critères et indicateurs. Soixante-six entretiens ont été réalisés dans les sites concernés, dont 21 focus groups et 45 entretiens individuels. Les résultats obtenus ont été analysés, synthétisés et soumis à une table de concertation regroupant 25 participants. Les échanges ont permis de préciser et de consolider les enjeux structurés en critères et indicateurs sous l'angle des dimensions du développement durable. Quatorze (14) critères et indicateurs d'effets de niveau stratégique ont été retenus. Ces critères constituent un modèle qui peut être utilisé dans un processus de planification portuaire pour permettre aux acteurs d'avoir une vision globale des effets des aménagements projetés et pour prendre des décisions éclairées.
Mots-clés : Critères, biodiversité halieutique, planification, port, Guinée, Criteria, halieutic biodiversity, planning, port, Guinea
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21146.Plus d’information
L'avènement de la culture laïque a eu pour effet de transformer la distinction persistant entre les notions de culture et de religion. Il y a un siècle, la culture n'était qu'un des nombreux systèmes symboliques dépendant du vaste domaine de la religion. Au cours du siècle dernier, et sans doute dès les premiers écrits de Max Weber, la religion a périclité jusqu'à ne plus correspondre qu'à l'un des nombreux systèmes symboliques concurrents à l'intérieur du vaste domaine de la culture. Cet article propose d'examiner un cas transitoire permettant d'aborder le débat de la hiérarchisation des systèmes symboliques de la religion et de la culture. L'objectif est de parvenir à montrer que ces deux domaines conçus comme distincts procèdent en fait d'un même fondement sémiotique. L'emploi des mots « culture » et « religion », leur sémiose historique et leur agencement dialectique seront analysés au regard d'une synthèse effectuée entre les thèses de Clifford Geertz sur l'ethos et celles de Youri Lotman sur la sémiosphère. Il s'agira enfin de mettre en relief certaines difficultés éthiques et scientifiques soulevées par l'usage actuel de ces mots.
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21148.
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