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21292.Plus d’information
Entre mai 1944 et janvier 1945, les quatre principaux musées d'art du Canada réunissent toutes leurs ressources afin de réaliser la première exposition synthèse d'histoire de la peinture au pays. Le développement de la peinture au Canada 1665-1945 réussit le défi de regrouper près de 200 tableaux proposant ainsi une lecture en continu de la production de plus de 150 artistes regroupés par périodes chronologiques, styles et genres picturaux. Compte tenu du contexte politique, le résultat conduisit à une lecture idéologique du projet, interprété comme une manifestation de la symbiose entre les deux peuples fondateurs du Canada capables de développer une culture commune.
Mots-clés : Canada, beaux-arts, art, peinture, peuples fondateurs, unité nationale, Canada, fine arts, art, painting, founding peoples, national unity
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21294.Plus d’information
Une étude ethnobotanique auprès des principaux groupes ethniques a été conduite sur les plantes ligneuses dans les terroirs riverains de la Réserve de biosphère du Mono au Bénin récemment créée et reconnue par l'Unesco en juin 2017. L'objectif de cette étude est de déterminer les espèces ligneuses à fortes valeurs d'usage ethnobotanique en vue de mettre à la disposition des gestionnaires les espèces importantes à conserver et à promouvoir dans l'aménagement de la réserve. Des enquêtes ethnobotaniques ont été menées dans 26 villages riverains de la réserve où 593 personnes appartenant à cinq groupes socio-culturels ont été sélectionnées de façon aléatoire parmi la population riveraine et enquêtées. L'analyse des données collectées a été faite en utilisant le taux de réponse des organes utilisés, le facteur de consensus au sein des enquêtés « Informant Consensus Factor » et la valeur d'usage ethnobotanique. Au total 101 espèces ligneuses ont été identifiées et réparties dans huit catégories d'usage. Les espèces présentant une forte Valeur d'usage ethnobotanique (VUE) sont respectivement Elaeis guineensis (VUE = 18,9), Ficus trichopoda (VUE = 18,5), Diospyros mespiliformis (VUE = 16), Azadirachta indica (VUE = 15,7), Vitex doniana (VUE = 15) et Mitragyna inermis (VUE = 14,8). La valeur d'usage ethnobotanique totale des espèces varie significativement selon les groupes socio-culturels (p < 0,0001 et ddl = 4). Cette étude a permis de mettre en exergue les espèces à fortes potentialités qui devraient être promues dans les actions de reboisement à grande échelle ou en jardin de case afin d'améliorer leur disponibilité et contribuer à la conservation durable du potentiel ligneux de la réserve.
Mots-clés : enquête ethnobotanique, facteur de consensus, organes utilisés, valeur d'usage ethnobotanique, Réserve, conservation durable, plantes ligneuses, ethnobotanical survey, consensus factor, used organs, ethnobotanical use value, Reserve, sustainable conservation, woody species
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21297.Plus d’information
RésuméEntre 1975 et 1997, la négociation chez les enseignants a été conduite sous l'égide de la loi concernant la négociation collective entre les commissions scolaires et leurs enseignants, communément appelée le « Bill 100 ». Suite à l'élection du gouvernement Harris en 1995, le secteur public, incluant l'éducation, a fait l'objet de coupures budgétaires, de restructuration et de réduction de sa taille. Cet article analyse la réforme gouvernementale du secteur public de l'éducation et fait une évaluation de son impact sur la négociation chez les enseignants. Notre message est le suivant : dans son zèle à remanier le système d'éducation, le gouvernement a jeté le bébé avec l'eau du bain ! De façon plus spécifique, il a démantelé un système innovateur et fructueux de négociation collective chez les enseignants et a entrepris un « assaut législatif » contre la négociation collective. Cela a déstabilisé le système de relations du travail et créé un climat de perpétuel conflit.L'adoption du Bill 100 en 1975 venait formaliser les coutumes et les traditions des négociations informelles pratiquées alors depuis des décennies, incluant la perpétuation d'une structure locale et balkanisée de négociation. L'étendue de la négociation incluait virtuellement toute condition de travail pourvu qu'elle n'entrât pas en conflit avec le droit existant. Les enseignants obtenaient le droit de grève et un nombre de mesures furent établies pour la prévention et le règlement des conflits; par exemple, la commission d'enquête obligatoire, le recours obligatoire aux offres finales et le vote de grève. On mettait également sur pied un organisme administratif distinct, la Commission des relations dans l'éducation, dont le rôle consistait à surveiller les négociations avec les enseignants, à nommer des tiers neutres, à conseiller le gouvernement dans des situations où des arrêts de travail pouvaient nuire à l'éducation des élèves et à maintenir une banque de données sur les conventions collectives entre les commissions scolaires et leurs enseignants.Quoique « l'assaut sur la négociation » chez les enseignants n'ait débuté qu'en 1997, une multitude de changements dans le secteur de l'éducation l'avait précédé. D'abord, l'allocation budgétaire prévue pour les écoles publiques avait été réduite de 400 millions de dollars pour l'année 1996 seulement et le gouvernement avait annoncé des projets de changements et d'améliorations du système scolaire. Ensuite, le gouvernement avait mandaté deux études, une pour analyser la structure des coûts de l'éducation et l'autre pour évaluer l'efficacité et l'efficience de la législation en vigueur (le Bill 100). Ces rapports ont donné le coup d'envoi à des changements législatifs majeurs au cours de l'année qui a suivi.Les changements les plus importants et les plus contestés ont été apportés par le « Bill 160 », soit la loi de 1997 visant l'amélioration de la qualité de l'éducation. Ceci a donné lieu à un arrêt de travail de deux semaines chez les 126 000 enseignants de la province et a entraîné un congé forcé pour 2,1 millions d'élèves. Cette nouvelle loi abrogeait le Bill 100 et assujettissait les enseignants à la loi sur les relations du travail. Elle prévoyait aussi l'imposition d'une charge de travail plus lourde pour les enseignants du secondaire. D'autres changements non moins controversés accordaient au Cabinet des pouvoirs étendus pour établir la politique de l'éducation et pour contrôler les commissions scolaires et leurs dirigeants. Elle accordait aussi à la province un plus grand contrôle des dépenses en éducation et empêchait les commissions scolaires locales de se procurer des revenus par l'imposition d'une taxe sur la propriété locale.Le Bill 160 annonçait un glissement de paradigme en matière de négociation collective. Il mettait fin à presque un quart de siècle de négociations sous l'égide du Bill 100. C'était aussi le début d'un chapitre de négociation forcée, au sein de laquelle le gouvernement intervenait de plus en plus en vue de restreindre le champ du négociable, enrayer le droit de grève et restreindre l'impartialité et l'indépendance du mécanisme d'arbitrage des différends.La ronde de négociation de l'année 1998 a donné lieu à une montée spectaculaire des litiges sur la charge de travail et le refus des enseignants de se porter volontaires pour des activités parascolaires. À la fin, la tentative du gouvernement d'établir une norme plus élevée et standardisée du temps d'enseignement a échoué. En juin 2000, le gouvernement dû légiférer pour imposer une charge plus élevée de travail aux enseignants. De plus, dans une tentative de réduire la marge de manoeuvre de négociation chez les syndicats d'enseignants, il menaçait de rendre obligatoires les activités parascolaires si les enseignants refusaient d'y participer. Les syndicats d'enseignants ont alors évité la confrontation en acceptant l'accroissement de la charge de travail mais ils ont maintenu leur refus de participer aux activités parascolaires. S'ensuivit une guerre d'usure jusqu'au moment où le gouvernement décida d'abandonner la ligne dure en mai 2001, ce qui traçait la voie vers une réduction de la charge de travail des enseignants.L'assaut sur la négociation collective des enseignants semble traduire un éventail de facteurs. Pour une chose, la négociation collective apparaissait comme un obstacle à une réforme de l'éducation. D'autres facteurs, de nature idéologique (la politisation des politiques du travail et l'hostilité du gouvernement face aux syndicats), de nature opportuniste (le fait d'humilier les enseignants pouvait se traduire par des gains électoraux), de nature personnelle (l'antipathie du Premier ministre à l'égard des syndicats d'enseignants), ont façonné l'approche gouvernementale dans le domaine. Le gouvernement Harris a apparemment fait preuve d'un manque de compréhension et d'appréciation des relations du travail dans le secteur public. Ceci s'est traduit dans ses tentatives à courte vue pour restreindre le champ de la négociation collective par la législation; dans son échec à reconnaître que le contrôle centralisé des dépenses et d'autres sujets en éducation ne cadraient pas avec les structures locales de négociation, et, également, dans ses attaques à l'intégrité de l'arbitrage des différends.En conclusion, la poursuite de la stratégie de réduction des coûts de la part du gouvernement Harris et le mépris de ce dernier à l'endroit des syndicats d'enseignants ont abouti au retrait d'une législation hautement stable et fructueuse. À la place, on retrouve une série de mesures cavalières dans une tentative de contrôle du processus de négociation et de ses résultats. Ces efforts ont sous-évalué la persistance de la négociation collective et, en bout de ligne, se sont avérés vains. De plus, et d'une manière plus importante, les tentatives pour discréditer la négociation collective ont entraîné une escalade drastique des conflits aussi bien à la table des négociations que sur les lieux de travail. Il sera intéressant de voir l'impact qu'auront le récent compromis sur la charge de travail des enseignants et la démission du Premier ministre Harris sur les perspectives d'une négociation stable chez les enseignants.
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21298.Plus d’information
Cette étude s'intéresse aux déterminants et aux incidences de la rémunération basée sur les compétences. Les données ont été colligées par questionnaire auprès de 189 responsables de la gestion des ressources humaines à l'emploi d'entreprises du secteur privé comptant plus de 200 employés. Les résultats confirment que l'adoption de la rémunération basée sur les compétences est positivement reliée à la culture de gestion participative. Après avoir contrôlé pour la taille de l'entreprise et la présence syndicale, les résultats montrent que, comparés aux autres, les répondants qui sont à l'emploi des organisations où l'on adopte la rémunération des compétences sont statistiquement plus portés à estimer (a) que leur organisation est plus performante tant sur le plan de la finance que des ressources humaines et (b) que leur processus de gestion du rendement est plus efficace tant pour réaliser la stratégie d'affaires que pour traiter équitablement le personnel.
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21299.Plus d’information
RésuméLa drogue, le sexe, le sida et la survie dans la rue Les voix de cinq femmesL'observation ethnographique d'un réseau d'une centaine d'utilisateurs de drogues par voie intraveineuse dans un quartier de New York en 1989 et 1990 nous a permis d'examiner leurs attitudes concernant le sida et les mesures de protection contre le VIH. Les récits et les expériences de cinq femmes qui s'injectaient de la drogue et qui gagnaient de l'argent en se prostituant constituent le cœur de cet article. À l'aide de témoignages comparables de leurs amis et de leurs proches, ainsi que d'un tableau plus général de l'usage des drogues et du commerce du sexe, nous avons obtenu des détails qui corroborent les événements qu'elles décrivent. Dans l'ensemble, il émerge de ces descriptions une certaine image récurrente des dangers et de la dure réalité de la survie dans la rue, faite de lutte constante contre le sort, de moments de désespoir, de solidarité et de dignité.