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21341.Plus d’information
En 2021, le président de la France Emmanuel Macron a annoncé que le gouvernement français allait rendre accessibles les archives classifiées de la guerre d’Algérie 15 ans en avance sur le calendrier, dans le but d’améliorer les relations franco-algériennes. Cette annonce, qui fait suite à des décennies de demande de restitution des archives à l’Algérie, semblait être un effort de bonne foi pour remédier au difficile héritage de la France en ce qui concerne la guerre d’Algérie (1954–1962), en particulier l’utilisation généralisée de la torture et la « disparition » de dissident.e.s durant la guerre. La guerre d’Algérie a toujours occupé une place controversée dans l’histoire de la France, ayant été largement exclue des manuels d’histoire et qualifiée de guerre seulement après 1999. En rendant les archives accessibles en avance sur le calendrier, Macron semblait engager le gouvernement français à panser les blessures générationnelles et à améliorer les relations avec l’Algérie. La déclassification des archives algériennes a fait du statut de la guerre d’Algérie et, par conséquent, de celui des immigrant.e.s algérien.ne.s se trouvant en France, un sujet de discussion majeur pour les candidat.e.s de droite et de gauche lors de l’élection présidentielle de 2022. Alors que l’accès aux archives semble avoir mis fin au silence archivistique qui a occulté l’histoire de la guerre, cet article soutiendra que la France et ses acteurs politiques ont sélectivement levé le silence archivistique pour privilégier certains récits et continuer d’en étouffer d’autres.
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21342.Plus d’information
Les changements induits par la révolution numérique et la propagation rapide de l’accès à Internet ont fortement transformé le paysage économique pour toutes les entreprises, les citoyens et les Etats. Aujourd’hui, la protection des données personnelles constitue une menace mondiale persistante, quels que soient les efforts de sécurisation. Cette réflexion aborde l’insécurité liée aux prêts d’argent via des applications mobiles en Côte d’Ivoire. Cette insécurité touche aux données à caractère personnel. Avec l’objectif de comprendre le phénomène des usuriers du net à travers les prêts d’argent via les applications mobiles à Abidjan, une étude qualitative, basée sur des entretiens avec 15 victimes, révèle que les emprunteurs, âgés de 18 à 45 ans, sont principalement des étudiants, des chômeurs et des travailleurs. Leurs emprunts visent à couvrir des dépenses quotidiennes ou des urgences. Les victimes subissent des menaces, du chantage, et risquent la divulgation de leurs données personnelles en ligne, ce qui pose une véritable menace pour la sécurité des informations personnelles des internautes. C’est en sensibilisant les utilisateurs aux bonnes pratiques et en rendant ces applications moins accessibles qu’on pourrait lutter contre ce phénomène.
Mots-clés : Mobile applications, Applications mobiles, Données personnelles, personal data, Internet, internet, online loans, Prêt en ligne, loan sharks, Usuriers
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21347.Plus d’information
Les amish sont présents dans le sud ontarien depuis 1822. Ce groupe religieux minoritaire manifeste certains traits socioreligieux uniques qui font partie de leur normativité (Ordnung), tels que l'utilisation des chevaux pour leurs déplacements et leurs travaux agricoles et la communalisation intergénérationnelle des espaces de vie familiaux. Ces mêmes caractéristiques ont surgi comme éléments centraux de certaines décisions des tribunaux ontariens. Ces tribunaux ont-ils contribué à la reconnaissance des spécificités socioreligieuses et normatives des amish ? Si oui, à quel niveau et dans quelle mesure ? L'hypothèse avancée dans le cadre de cette étude postule que les tribunaux ont influencé positivement la reconnaissance des traits socioreligieux amish, et ce, à l'échelle locale. Les deux cas considérés afin d'étayer cette hypothèse (Mornington (Township) v. Kuepfer et Stoll v. Kawartha Lakes (City) Committee of Adjustment) concernent le droit municipal. Dans le premier cas, les amish ont obtenu le droit de garder des chevaux dans une municipalité où un règlement l'interdisait formellement. Dans le second cas, les amish ont obtenu le droit de construire une seconde résidence sur un terrain agricole où cela n'était pas permis. Dans les deux cas considérés, les tribunaux ontariens ont reconnu la liberté de religion des amish, jouant un rôle dans la reconnaissance de leurs traits socioreligieux.
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