Documents repérés
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3976.Plus d’information
Vie de ma voisine (2017) de Geneviève Brisac apparaît comme un « roman vrai » au carrefour entre récit de vie, témoignage et biographie. Dans ce livre, l’auteure parvient à inscrire dans le patrimoine collectif l’expérience jusque-là passée volontairement sous silence d’Eugénie Plocki, sa voisine rescapée de la Shoah. À travers des choix narratifs et linguistiques bien précis, Brisac forge un récit dialogué dont elle devient aussi l’actrice et qui lui permet de résoudre l’aporie de l’impossibilité de témoigner de quelque chose dont on sent toutefois devoir témoigner : non tant à la place du témoin, mais en rendant compte de sa propre rencontre avec le témoignage même. Dans cet article, on décrira les expédients qui permettent à l’auteure d’accomplir sa mission : celle d’écrire un témoignage in-direct sur l’expérience de persécution d’autrui et sur la naissance d’une amitié, tout en respectant le pacte biographique entre survivante et auditrice.
Mots-clés : Brisac, Brisac, Geneviève, Geneviève, Vie de ma voisine, Vie de ma voisine, témoignage, testimonial, Shoah, Shoah, Plocki, Plocki, Eugénie, Eugénie, traduction, translation
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3977.Plus d’information
Mireille Calle-Gruber est écrivaine et professeure émérite de littérature française et d’esthétique à l’université Sorbonne Nouvelle-Paris 3 où elle a créé en 2007 le Centre de Recherches en Études Féminines et de Genres/Littératures francophones. Dans cet échange avec Anaïs Frantz elle explore l’impudeur de l’écriture littéraire.
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3978.Plus d’information
Ce texte souligne que la façon dont les sciences sociales ont appréhendé la nature influence directement la conception des luttes pour l’environnement. Les auteurs se basent sur l’analyse d’une sélection d’articles de presse française liés au Covid et aux scenarii post-Covid. Si toutes les formations politiques et toutes les politiques publiques adoptent aujourd’hui un registre environment friendly, les positions théoriques restent, elles, assez intangibles et quatre positions idéal-typiques sont exposées. Les deux premières, pro- et anticapitalistes, évoluent symétriquement en faisant peu de cas de la nature, qui est vue essentiellement, par les uns, comme une ressource et un potentiel de croissance, et par les autres comme le signe des contradictions capitalistes. Les penseurs des « communs », de leur côté, insistent davantage sur les modalités de leur institutionnalisation qu’à la priorité qu’il faudrait accorder au vivant. Enfin, les réflexions sur la conservation et la régénération de la nature, apparaissent, en matière écologique, comme les plus ambitieuses.
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