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  1. 2731.

    Article publié dans Reflets (savante, fonds Érudit)

    Volume 22, Numéro 2, 2016

    Année de diffusion : 2017

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    L'article présente une revue critique de la documentation portant sur les réalités des femmes qui avancent en âge (50 ans et plus), vivent en milieu rural franco-ontarien et sont victimes de violence conjugale, ainsi que sur les enjeux qu'elles rencontrent dans leurs parcours de sortie de violence. Après avoir défini les catégories d'âge retenues, nous montrons notamment que ces femmes sont aux prises avec des contextes sociospatiaux, géographiques et économiques spécifiques, lesquels engendrent des barrières particulières dans la sortie de la violence. De plus, la situation de minorisation vécue sur le plan sociolinguistique accroît certains de ces obstacles, tels que l'accès aux services publics et sociaux. Nous concluons en mettant en relief la dimension critique de la recension effectuée et proposons des pistes de recherche.

    Mots-clés : violence conjugale, femmes âgées, femmes aînées, femmes qui avancent en âge, baby-boomer, milieu rural, francophone minoritaire, domestic violence, elderly women, aging women, baby boomer, rural context, francophone minority

  2. 2732.

    Article publié dans Revue québécoise de droit international (savante, fonds Érudit)

    Volume 20, Numéro 1, 2007

    Année de diffusion : 2020

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    L'interprétation du Statut de Rome repose avant tout sur la Convention de Vienne sur le droit des traités, comme l'a relevé la Cour pénale internationale (CPI) dès ses premières décisions. En ce sens, la principale difficulté est ici la prise en considération de textes de nature inédite (Règlement de procédure et de preuve et Éléments des crimes) et de concilier les textes authentiques du traité, rédigé dans six langues. La spécificité de l'interprétation des règles pénales doit également être prise en considération, ce qui exige notamment une interprétation restrictive de la définition des crimes. Toutefois, la place de l'analogie dans le Statut de Rome, habituellement étrangère à la réglementation pénale, ne saurait être niée. Enfin, le Statut doit être interprété en conformité avec les droits de l'homme internationalement reconnus, qui sont une source importante en matière de garanties judiciaires comme de définition des crimes. L'interprétation conforme aux droits de l'homme permet de garantir à la CPI les moyens d'agir car droits de l'homme et Statut de Rome apparaissent comme les deux faces de l'ordre public international. La dynamique propre à l'interprétation des droits de l'homme permettra de renforcer la définition des crimes, la reconnaissance des droits des victimes et les règles du procès équitable.

  3. 2733.

    Article publié dans Revue québécoise de droit international (savante, fonds Érudit)

    2015

    Année de diffusion : 2020

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    L'établissement de camps de réfugiés n'est pas spécifiquement prévu en droit international des réfugiés. C'est informellement que les camps de réfugiés du Haut Commissariat des Nations unies (HCR) pour les réfugiés sont mis sur pied, puis gérés. Les structures d'autorité qui gouvernent les camps de réfugiés diffèrent de celles retrouvées au sein des États : absence de souveraineté comme source du droit et inexistence de toute forme de contrat social comme assise légitimant cette autorité au sein des camps. Les camps – comme espaces de contrôle des indésirables – sont administrés par les différents acteurs non‐étatiques présents. Ces derniers tentent d'y asseoir leur autorité et leur légitimité en calquant les pouvoirs normalement exercés par l'État. Dans cet espace d'exception qu'est le camp, les réfugiés n'ont pas accès aux mécanismes étatiques de justice comme l'exige pourtant la Convention relative au statut des réfugiés. À l'inverse, par l'instauration de systèmes de règlement des différends (Camp Dispute Resolution System (DRS)), les Nations unies et l'État hôte semblent régulièrement encourager les réfugiés à y organiser eux-mêmes et de façon informelle leur justice. C'est ainsi qu'au nom d'un certain relativisme culturel, les réfugiés d'un camp sont hiérarchisés et que des dominations d'exception sont exercées par certains groupes contre d'autres, plus vulnérables. Par ailleurs, ces systèmes se révèlent inadéquats pour s'attaquer à une réalité dérangeante des camps; le personnel humanitaire commettant des atteintes à l'égard des droits des réfugiés échappent à ces systèmes, en plus de passer entre les mailles des systèmes juridiques étatiques et de se dérober à toute obligation de répondre de ces actes.

  4. 2734.

    Article publié dans Recherches sociographiques (savante, fonds Érudit)

    Volume 57, Numéro 1, 2016

    Année de diffusion : 2016

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    La famille a connu d'importantes transformations depuis les années 1960 : moins grand nombre d'enfants par famille, multiples formes de parentalité. Aussi les normes et valeurs qui régissaient les relations familiales sont en porte-à-faux par rapport aux réalités contemporaines, et les contours de ce qui pourrait en constituer de nouvelles sont incertains. J'analyse ici des récits familiaux et de filiation dans le cinéma de fiction québécois; comme tout genre narratif, celui-ci à la fois reflète et façonne l'imaginaire et les pratiques. Pour saisir les permanences et inflexions de ces récits familiaux, je m'appuie sur un corpus de quelque 150 films de fiction québécois (1966-2013). Les relations entre les pères et leurs enfants y sont marquées par le conflit, lequel trouve une résolution souvent précaire, alors que celles entre les mères et leurs enfants restent dans le non-dit, le silence et l'irrésolu. L'alliance se « découple » de la parentalité, et l'exercice de la parentalité se découple pour sa part des normes et rôles sociaux. Des obligations fortes régissent les liens entre les frères et les soeurs. À travers tout cela, un équilibre précaire se dessine au sein des familles, ouvrant la voie à une recomposition des identités, normes et valeurs.

    Mots-clés : cinéma québécois, famille, filiation, génération, transmission, Quebec cinema, family, filiation, generation, transmission

  5. 2736.

    Article publié dans RACAR : Revue d'art canadienne (savante, fonds Érudit)

    Volume 38, Numéro 1, 2013

    Année de diffusion : 2020

  6. 2737.

    Article publié dans RACAR : Revue d'art canadienne (savante, fonds Érudit)

    Volume 36, Numéro 2, 2011

    Année de diffusion : 2020

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    Notre article se concentre sur l'étude de deux gravures de l'ouvrage West India Scenery dans lequel l'auteur, Richard Bridgens, a représenté des esclaves—dont certains récemment affranchis—qui sont punis pour avoir mangé de la terre et s'être intoxiqués. Bridgens désigne la consommation de terre comme une dépendance et une maladie en même temps, sans se donner la peine d'expliquer pourquoi les esclaves buvaient au point de s'intoxiquer, ni pourquoi l'ivresse était considérée comme punissable dans le contexte de la traite transatlantique des esclaves. Nous défendons l'idée que tant l'intoxication que la consommation de terre étaient des actes de résistance de la part d'esclaves qui ne contrôlaient leur propre corps que de façon limitée. Au dix-neuvième siècle, Bridgens n'est pas le seul propriétaire d'esclaves à assimiler ces attitudes rebelles à des maladies et des dépendances. Notre hypothèse est que les Américains et les Européens ont utilisé cette stratégie représentationnelle pour trouver une explication au fait de manger de la terre ainsi qu'aux tentatives d'échapper à l'esclavage : les concepts de maladie et de dépendance leur permettaient de renvoyer ces attitudes de résistance du côté de l'irrationnel plutôt que de les reconnaître comme des signes de connaissance et de contrôle de leur propre corps par les esclaves. La mise en exergue des lacunes, inconsistances, doutes et aveux d'ignorance qui caractérisent le texte de Bridgens ouvre la perspective et pousse les chercheurs à questionner ce que ses choix esthétiques révèlent sur sa vision biaisée de l'esclavage. La lecture critique des images et du texte met aussi en évidence les problèmes surgissant lorsque les représentations de l'esclavage sont appréhendées comme des récits historiques exacts.La question qui subsiste est alors celle-ci : si les faits textuellement rapportés par Bridgens dans West India Scenery sont incorrects ou inexacts, quels éléments de sa représentation visuelle devraient-ils être considérés comme incorrects ou inexacts ?

  7. 2738.

    Article publié dans Revue générale de droit (savante, fonds Érudit)

    Volume 22, Numéro 1, 1991

    Année de diffusion : 2019

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    L'auteur passe en revue la jurisprudence de la Cour suprême en matière de liberté d'expression depuis l'entrée en vigueur de la Charte et constate que l'on n'a pas craint d'élargir considérablement la portée de ce concept. Cet activisme judiciaire repose néanmoins sur des fondements théoriques fragiles et empreints de contradictions. Une analyse serrée de certaines décisions permet d'abord de constater que l'article 2b) de la Charte ne protège pas toutes les activités expressives sans égard à leur contenu; d'autre part, il n'est pas tout à fait exact de prétendre que la raisonnabilité d'une restriction à cette liberté fondamentale doit s'apprécier sans égard au type de discours en cause. En conclusion, l'auteur propose de départager les arguments qui tiennent à la nature même de l'expression de ceux qui s'analysent en termes de justification en s'appuyant sur un principe qui colle davantage au texte et à la structure de la Charte.

  8. 2739.

    Article publié dans RACAR : Revue d'art canadienne (savante, fonds Érudit)

    Volume 26, Numéro 1-2, 1999

    Année de diffusion : 2020

  9. 2740.

    Note publié dans RACAR : Revue d'art canadienne (savante, fonds Érudit)

    Volume 29, Numéro 1-2, 2004

    Année de diffusion : 2020

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    Un vitrail, conservé au Royal Ontario Museum et représentant la mort de saint Nicolas, fait partie d'une série, maintenant dispersée, qui ornait quatre baies du cloître de la chartreuse de Louvain et racontait la vie du saint.Cet article se veut un exposé de l'état des recherches à ce jour, tenant compte du fait que les autres panneaux de la série seront étudiés par les groupes de recherche du Corpus Vitrearum en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Nous nous concentrons donc sur la personalité du donateur, Nicolas Ruterius (1442–1509), évêque d'Arras et chancelier de l'Université de Louvain, en même temps que grand administrateur et chargé de missions diplomatiques au service de quatre générations des ducs de Bourgogne.Sa carrière est donc centrée sur la cour de Bourgogne, principalement à Malines où résidaient Marguerite d'York et Marie de Bourgogne et où il participe à la vie intellectuelle et artistique. Preuve en sont les donations mentionnées dans son testament et en particulier, parmi les livres légués au Collège d'Arras, des manuscrits enluminés spécialement pour lui. Une premère étude de ces manuscrits nous permet de proposer une relation à établir entre les ateliers créant les vitraux et ceux qui produisent les enluminures, contribuant ainsi à élargir le domaine de recherche sur le vitrail.