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Postures de l’immigré et représailles littéraires dans Le thé au Harem d’Archi Ahmed de Mehdi Charef
Plus d’informationAcculés à vivre dans les banlieues, les immigrés maghrébins en France, à partir des années cinquante, ont subi l’ostracisme infligé par leurs hôtes sur la terre d’accueil. Relégués aux bancs de la société, certains de leurs enfants, traumatisés, ont choisi la voie de l’écriture pour ébruiter leur détresse et réclamer une certaine visibilité. Aux prises avec l’aliénation et la stigmatisation, ces écrivains natifs ou immigrés ont mis leur plume au service de leurs doléances. Mehdi Charef fait partie de ceux qui ont été contraints de s’exiler pour rejoindre leurs parents, partis travailler dans l’hexagone. Dans Le thé au Harem d’Archi Ahmed (1983), il évoque les tribulations des banlieusards de Nanterre et déploie une stratégie scripturaire de sorte à ternir l’image de l’ancien conquérant, tout en amorçant des représailles littéraires implicites contre la femme française, et par métonymie, la France.
Mots-clés : Traumatisme, Charef Mehdi, Exil, Ostracisme, Représailles, Charef Mehdi
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2983.Plus d’information
RésuméLe texte montre comment l'isotopie de la guerre travaille et traverse l'intrigue des quatre romans de V. Y. Mudimbe. Or, les romans de Mudimbe revêtent, par leur intention même de narrer l'événement de la guerre, une dimension épique. Précisément, le fait imaginaire et la coïncidence historique vont se trouver constamment mêlés, leur actualisation alternée provoquant dans les romans un enchevêtrement des réseaux narratifs qui n'autorisera qu'une interprétation plurielle à travers les quelques références historiques qui jalonnent les textes, les élargissant jusqu'à leur prêter la dimension grandiose de l'épopée. À travers le grondement des occlusives, et le zézaiement des sifflantes, se profilent toute la rigueur de la guerre, la permanence du corps, le jaillissement du phallus, car c'est bien de cela qu'il s'agit également.
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2984.Plus d’information
L'abbé Alphonse-Louis Constant (1810-1875) est un petit romantique qui développe une mariologie inédite pour son époque à partir d'une théologie politique. Il considère que la Révolution française ouvre l'ère du Paraclet, qui voit la Sainte Vierge s'incarner dans l'humanité. La Parousie, qui nécessite l'instauration sur terre de la Jérusalem céleste, ne peut se réaliser sans l'aide de la femme, épouse et mère de la société. Cette utopie sociale, soutenue par un discours éminemment poétique et mystique de la part d'un hérétique qui ne tarde pas d'ailleurs à basculer dans l'occultisme, annonce pourtant le dogme de l'Immaculée Conception de Pie ix et la doctrine sociale de Léon xiii. En identifiant le destin national de la femme à la figure mariale, l'auteur propose de recentrer la société sur l'autorité spirituelle de la femme.
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2986.Plus d’information
RésuméLe sida, la syphilis et la stigmatisation La genèse des politiques et des préjugésCet article présente certaines similitudes et différences entre l'épidémie de syphilis vénérienne, survenue à la fin du XVe et au début du XVIe siècle et celle de sida de la dernière décennie. L'auteur tente de démontrer que la stigmatisation des gens atteints du sida est un processus syntaxique du langage qui prend racine dans la précédente épidémie de syphilis et qui oriente la façon de penser et la formulation de politiques. Les individus stigmatisés servent à renforcer une idéologie de plus en plus problématique qui fait appel simultanément à la désapprobation divine et à la décadence morale. Les exemples sont tirés de récentes décisions du gouvernement de la Colombie-Britannique.
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2987.Plus d’information
Pour mieux comprendre plusieurs rapports sociaux de domination, l'article propose un ensemble de réflexions critiques sur les études des masculinités à partir de l'approche intersectionnelle. Par leur projet de justice sociale, les études féministes sur les masculinités remettent en question la domination masculine ainsi que d'autres formes d'oppression. En interpellant les relations de pouvoir dans la construction des connaissances sur les rapports de domination, nous explorons les points de convergence et de tension dans les processus de compréhension de l'inclusion et l'exclusion sociale. En guise d'alternative, nous proposons des exemples de contributions de connaissances élaborées à partir de la marge, de la diversité, et de l'exclu.
Mots-clés : intersectionnalité, études sur les masculinités, études féministes, rapports sociaux de genre, racisme, intersectionality, men's studies, women's studies, gender relations, racism
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2988.Plus d’information
Au Canada, le phénomène des « gangs de rue » suscite une inquiétude politique et policière depuis près d'une vingtaine d'années. Cette inquiétude s'est traduite au Québec par deux plans d'intervention successifs à la fin des années 2000. C'est ainsi que dans plusieurs villes de la province, des tables de concertation sur les gangs ont vu le jour. Informés des difficultés que connaissait l'une de ces tables à se situer par rapport à sa raison d'être, nous avons eu recours à des entretiens semi-directifs avec ses membres : service de police, centres jeunesse, organismes communautaires, milieux scolaires. Ces entretiens se sont spécifiquement penchés sur les décalages que les membres de la table de concertation percevaient entre la définition policière du phénomène de gangs de rue adoptée par le groupe et leurs « réalités de terrain » ; des réalités qui étaient par ailleurs loin de faire consensus. Nous verrons que de tels décalages occasionnent nombre de malaises touchant à la fois à la raison d'être de la table et à la légitimité de ses actions concertées.
Mots-clés : Gangs de rue, bandes de jeunes, définition, Québec, actions concertées, Street gangs, youth gangs, definition, Québec, concerted action, Pandillas callejeras, bandas de jóvenes, definición, Québec, acciones concertadas
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2989.Plus d’information
RésuméReposant sur les concepts de valeur symbolique et de légitimité et sur la théorie féministe matérialiste, la lecture proposée ici d'Un habit de lumière (1999), dernier roman d'Anne Hébert, postule que l'auteure met en scène diverses aliénations identitaires ayant partie prenante avec le système capitaliste, ce qui constitue une prise de position vis-à-vis de ce système. Pour chacun des quatre principaux personnages (Rose-Alba Almevida, Pedro Almevida, Miguel Almevida et Jean-Ephrem de la Tour), sont examinés la production économique, les gains obtenus de cette production et l'usage de ces gains, que ce soit en termes de dépense, d'échange ou d'investissement. Ces observations sont mises en rapport avec l'identité de sexe/genre (homme/femme, masculin/féminin), l'identité de classe, l'identité ethnique et l'identité liée au groupe d'âge des personnages, ainsi que l'espace narratif accordé à chacun d'eux.
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2990.