Documents repérés
-
3041.
-
3042.Plus d’information
RésuméCet article se propose de montrer comment la relation des écrivains africains à l'exil est, à bien des égards, ambiguë et fantasmatique. L'exil provoque un désenchantement : l'ailleurs entre en tension avec l'ici et dit l'achèvement d'un mouvement de l'ailleurs vers l'ici (et sa fusion dans l'ici : l'ailleurs devient l'ici), tout en mimant aussi l'achèvement du voyage de l'ailleurs à l'ici. Cette tension engendre un effet de rupture entre la mémoire de l'ailleurs et celle de l'ici, et dit la saisie d'un monde surprenant, sans repères. L'exil n'est plus un problème de soi à la terre ou à la culture étrangères, mais de soi à soi. Nous voilà donc loin des concepts d'errance, de rhizome, de nomadisme, alors que nous interpelle désormais l'idée de traversée.
-
3043.Plus d’information
La perspective sociologique telle que présentée ici en relation avec la santé et/ou la maladie mentale est basée sur une approche interactionniste du phénomène. En effet, la société est composée d'un ensemble de normes et de valeurs, partagées par la majorité des personnes au sein d'une même culture à une époque donnée. Ces normes dont l'apprentissage commence dès la naissance de l'individu, sont issues de la génération précédente et ainsi transmises de génération en génération. Normes et valeurs constituent le tissu social, fondement de notre vie en commun. Il s'agit d'une vision de la société centrée principalement sur les rapports entre les individus et la société, et entre les individus et les institutions, ces rapports étant définis par un ensemble d'interdépendance psychologique et sociale.
-
3044.Plus d’information
Mots-clés : spectacles, dix-neuvième siècle, publics, auteurs, spectateurs, rencontres, shows, nineteenth century, audiences, authors, spectators, encounters
-
3046.Plus d’information
Rédigé en tant que contribution de l'auteur à une table ronde qui s'est tenue lors de la Conférence annuelle de l'Association à Régina, au sujet du livre de Nora Jaffary, Reproduction and Its Discontents in Mexico: Childbirth and Contraception from 1750 to 1905, qui a reçu en 2018 le Prix Ferguson, cet article utilise un roman populaire mexicain du XIXe siècle, Los bandidos de Río Frío, comme un prisme à travers lequel réfléchir sur la naissance, la construction de différents systèmes de savoirs médicaux, la contraception, la virginité, les naissances monstrueuses, le mot écrit et l'imaginaire national dans le livre de Jaffary. Les auteurs de ces deux livres perçoivent un lien étroit entre la naissance et le projet de construction de la nation au Mexique : Payno, en mettant de l'avant l'importance de l'hérédité, et Jaffary, en soulignant de quelle façon les lois, l'apprentissage, les institutions et les traditions ont conditionné la reproduction et ses conséquences. Ce qui est notable dans le travail de Jaffary, c'est le rejet des périodisations traditionnelles de l'histoire mexicaine au profit de la vérification des hypothèses et de l'accent mis sur l'agentivité des femmes. Elle est convaincante également dans son intérêt pour l'apparition de la catégorie discursive du « grand public », un construit qui relie son travail à celui de ceux qui s'intéressent à la « cité des lettrés ».
-
3047.
-
3050.Plus d’information
Dans cet essai, je soutiens que les principes de la criminalisation ne reposent pas forcément sur l'objectivité critique. Il n'est pas nécessaire de démontrer qu'un comportement est « criminalisable » seulement s'il est réellement répréhensible au sens transculturel. Je soutiens que de tels critères sont impossibles à identifier et que nos notions conventionnelles et approfondies du mal constituent une base plus saine pour les décisions relatives à la criminalisation. Je soutiens que les explications conventionnelles du mal appuient le principe élaboré par Feinberg et que ces maux peuvent être identifiés comme étant objectivement nuisibles lorsque comparés à notre compréhension conventionnelle et approfondie du mal. La distinction qu'établissent les moralistes critiques entre le comportement réellement nocif et le comportement généralement considéré comme étant objectivement nocif est intenable parce que de nombreux maux conventionnels affectent des victimes réelles dans des contextes sociaux. Le mieux que nous pouvons faire est d'examiner de façon minutieuse nos conceptions du mal et de la méchanceté. Cet examen est toutefois limité par les limites de l'enquête épistémologique et par notre capacité de rationalité à un moment donné. De nombreux actes sont « criminalisables » parce qu'ils violent des conventions sociales qui peuvent se partager par l'entremise d'agents collectifs.