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3172.Plus d’information
Que la violence représentée dans un roman soit physique (la victime est enlevée, séquestrée, torturée, violée, assassinée...) ou morale (on menace la victime, on l’injurie, ou on garde avec elle un silence accablant, on la séduit pour se dérober ensuite, on excite sa jalousie, on lui impose un mariage ou on la contraint d’y renoncer, on la force à prononcer des voeux...), il est sûr que le lecteur partage d’une certaine façon la souffrance, l’angoisse et le désespoir exprimés ou impliqués dans le texte, il est non moins sûr qu’il n’est pas lui-même directement l’objet de ces violences, et qu’il le sait. La critique récente a étudié la fonction du lecteur, soit pour la réduire à l’extrême et analyser la façon dont le texte « fonctionne » indépendamment du lecteur et même de l’auteur, soit pour l’exalter au point de prétendre que le texte existe seulement par les lectures qui en sont faites; et l’on a distingué « des lecteurs virtuels, des lecteurs idéaux, des lecteurs modèles, des superlecteurs, des lecteurs projetés, des lecteurs informés, des archilecteurs, des lecteurs implicites, des métalecteurs, etc. ».
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3175.
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3180.Plus d’information
Les auteurs analysent les controverses jurisprudentielles qui ont soulevé beaucoup d'incertitude dans le domaine de l'admissibilité à l'adoption fondée sur l'abandon « de fait ». Ils montrent comment l'intérêt de l'enfant est nécessaire pour définir ce qu'il faut entendre par « ne pas assumer de fait » les devoirs parentaux, et déterminer les conditions d'un véritable projet de reprise en charge de l'enfant par les parents. Ils précisent aussi pourquoi la Cour d'appel a rejeté « l'abandon intentionnel » en considérant celui-ci comme une création jurisprudentielle incompatible avec les mots « de fait » du paragr. 2 de l'article 559 C.c.Q.