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  1. 422.

    Killeen, Marie-Chantal

    Esquives, pièges et désaveux

    Article publié dans Études françaises (savante, fonds Érudit)

    Volume 53, Numéro 2, 2017

    Année de diffusion : 2017

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    « [O]n va leur montrer nos sextes ! » Depuis quarante ans déjà, les écrivaines et réalisatrices de langue française ont répondu en grand nombre à ce cri de ralliement lancé naguère par Hélène Cixous dans son essai « Le rire de la Méduse ». Dans des oeuvres bien souvent provocatrices – où il est question, entre autres, de pratiques sadomasochistes, d'échangisme, de prostitution, de viol, d'inceste –, il importe manifestement d'arracher au silence les expériences les plus diverses de la sexualité féminine. Malgré les accusations de nombrilisme et d'exhibitionnisme que la critique dirige parfois contre ces récits d'aveu, il est d'usage d'interpréter ceux-ci comme signes d'une audacieuse expression de soi et d'une émancipation collective toujours croissante. C'est dans la transgression des tabous, aussi bien que dans l'affranchissement des carcans patriarcaux et hétéronormatifs, que cette entreprise puiserait à la fois sa force personnelle et sa légitimité politique. Les deux oeuvres autofictionnelles sur lesquelles je me concentre ici s'inscrivent toutefois en faux contre cette tendance dominante. Car si Nelly Arcan et Anne F. Garréta se prêtent à des confidences intimes dans Putain (2001) et Pas un jour (2002), c'est pour mieux désavouer la littérature d'aveu. Toutes deux reprennent à leur compte la thèse de Michel Foucault selon laquelle la sexualité, loin d'être sujette à la répression et à la censure, représente à l'âge moderne une source intarissable du discours. Nous serions en définitive constamment adjurés de parler du désir et du plaisir sexuels, l'« ironie de ce dispositif », notait Foucault, étant de « nous fai[re] croire qu'il y va de notre “libération” ». Arcan et Garréta engagent dès lors à se demander si l'injonction actuelle au dévoilement ne relève pas d'une forme insoupçonnée de coercition. En traquant deux des motifs qui animent leurs textes – le scandale dans Putain, la déprise dans Pas un jour –, cette étude s'attache à montrer comment ces oeuvres se constituent en anti-confessions.

  2. 423.

    Thèse déposée à Université de Montréal

    2015

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    Bien que le rôle des femmes dans le recrutement de prostituées ne soit pas un phénomène nouveau, peu d’études se sont intéressées au sujet. L’intérêt de cette recherche repose d’ailleurs sur le manque de connaissances de cette problématique qui semble pourtant bien présente dans la société québécoise contemporaine. À l’aide d’entrevues auprès de 15 intervenants du milieu de la police, des organisations communautaires et des centres jeunesse, nous avons recensé de l’information sur 26 cas de femmes recruteuses. L’analyse de différents critères nous a permis de les classer en trois catégories, soit les partenaires, les entremetteuses et les tenancières. Contrairement aux entremetteuses et aux tenancières, les partenaires entretiennent une relation avec un homme complice. Les partenaires, tout comme les tenancières, ont toutes un passé dans …

  3. 424.

    Article publié dans Les ateliers de l'éthique (savante, fonds Érudit)

    Volume 7, Numéro 1, 2012

    Année de diffusion : 2012

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    Comment en arrive-t-on à proposer comme oeuvre d'art une relation sexuelle tarifée avec un collectionneur ? En 2003, l'artiste en art conceptuel et performeuse américaine, Andrea Fraser, commettra l'impensable de « coucher » avec un collectionneur afin de critiquer le milieu et surtout le marché de l'art contemporain. L'article qui suit propose une analyse thématique de l'aspect sexuel et éthique de cette oeuvre intitulée Untitled. Il sera d'abord question des significations possibles de cette performance et ses questionnements artistiques plus autoréférentiels. Je compte ensuite aborder plus précisément la position trouble de la subjectivité de l'artiste qui oscille entre une posture d'objet sexuel et d'artiste. De même, le texte fera état de la position novatrice que l'oeuvre présente sur les enjeux éthiques du travail du sexe en déconstruisant les arguments paternalistes généralement invoqués pour criminaliser le travail du sexe. Et finalement, j'aborderai la question de savoir comment la nature sexuelle de l'oeuvre vient désacraliser à la fois l'art et la sexualité, et par le fait même critiquer l'idée que la sexualité soit le siège de la subjectivité. En désacralisant ainsi la sexualité, je postule qu'Untitled offre la possibilité de concevoir le travail du sexe de manière plus neutre.

  4. 425.

    Collectif de recherche sur l'itinérance, la pauvreté et l'exclusion sociale

    2000

  5. 426.

    Article publié dans Bulletin d'histoire politique (savante, fonds Érudit)

    Volume 19, Numéro 1, 2010

    Année de diffusion : 2019

  6. 427.

    Article publié dans Sociologie et sociétés (savante, fonds Érudit)

    Volume 29, Numéro 1, 1997

    Année de diffusion : 2002

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    RésuméLa révolution sexuelle a eu un succès restreint, qu'en est-il aujourd'hui ? La sexualité semble être surtout bloquée au niveau des fantasmes, et relativement peu pratiquée comme plaisir. Quelques explications sur cette faillite de la libéralisation des mœurs sont données : l'inégalité des femmes et des hommes, la naturalisation et la privatisation de la sexualité, la combinaison sexe/amour et l'ambiguïté face à la violence sexuelle. Enfin, une question est posée : comment débloquer les sexualités et envisager une société multisexuelle ?

  7. 428.

    Paquette, Camille, Roy, Élise, Petit, Geneviève et Boivin, Jean-François

    Consommation de crack et comportements à risque : les jeunes de la rue n'y échappent pas

    Article publié dans Drogues, santé et société (savante, fonds Érudit)

    Volume 9, Numéro 2, 2010

    Année de diffusion : 2011

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    Problématique : Le crack est de plus en plus utilisé chez les jeunes de la rue de Montréal. Ce projet visait à estimer la prévalence d'usage de crack chez ces jeunes et à évaluer l'association entre l'usage de crack et certaines conduites à risque d'infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS).Méthode : Des analyses ont été réalisées sur des données provenant d'une étude cohorte faite auprès de jeunes de la rue de Montréal. Des jeunes âgés de 14 à 23 ans (n=858) ont répondu à un questionnaire par entrevue. On a estimé la prévalence à vie et des six mois précédant l'entrée dans l'étude. On a évalué l'association entre l'usage de crack et certaines conduites concomitantes de consommation de substances psychoactives et sexuelles par régression logistique multiple.Résultats : La prévalence à vie était de 66,6 % intervalle de confiance à 95 % [63,4-69,8] ; celle d'usage récent était de 38,0 % [34,7-41,3]. Après ajustement, les jeunes de la rue consommant du crack étaient plus à risque de se prostituer (rapport de cotes (RC) 3,6 [2,4-5,5]), d'avoir eu plus de deux partenaires sexuels (RC 2,3 [1,7-3,1]), d'avoir eu un partenaire sexuel ayant le VIH (RC 8,4 [1,6-43,5]), étant un homme qui se prostitue (RC 6,4 [3,1-13,1]), étant une femme qui se prostitue (RC 3,1 [2,0-4,9]) ou étant un homme ayant des relations homosexuelles (RC 3,3 [1,9-4,8]). Les jeunes consommant du crack étaient plus à risque d'avoir bu de l'alcool dans le dernier mois (RC 2,0 [1,2-3,1]), de s'être injecté des drogues (RC 3,0 [2,1-4,1]) et d'avoir consommé plus d'une drogue (RC 10,3 [5,3-20,0]).Conclusion : L'usage de crack est répandu chez les jeunes de la rue de Montréal. Ceux en consommant ont davantage de conduites à risque d'ITSS. La recherche doit s'intéresser aux facteurs de risque du premier usage afin d'identifier des pistes de prévention appropriées.

    Mots-clés : Jeunes de la rue, crack, infections transmissibles sexuellement et par le sang, comportements à risque, substances psychoactives, conduites sexuelles, Street youth, crack cocaine, sexually transmitted and blood-borne infections, high-risk behaviours, psychoactive substances, sexual behaviours, Jóvenes de la calle, crack, infecciones de transmisión sexual y por la sangre, comportamientos a riesgo, sustancias psicoactivas, comportamientos sexuales

  8. 429.

    Article publié dans TTR : traduction, terminologie, rédaction (savante, fonds Érudit)

    Volume 14, Numéro 1, 2001

    Année de diffusion : 2003

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    RésuméCet article s'intéresse aux stratégies adoptées par les traducteurs anglo-américains en ce qui a trait à l'imagerie sexuelle dans la Comédie de Dante. L'auteur tente d'expliquer pourquoi l'imagerie originale — qui condamne une Église Catholique corrompue — possède des connotations sexistes et pourquoi celles-ci se retrouvent dans la plupart des traductions du corpus. Ce souci de « fidélité » ou de justesse surprend si l'on considère que certains traducteurs expurgent le texte d'origine et/ou atténuent l'impudence de son style vernaculaire. On suggère que la nature patriarcale de l'anglais et de l'italien explique que l'utilisation d'une imagerie sexiste soit tolérée (voire encouragée) dans les textes littéraires. Ces découvertes nous amènent à nous poser une question importante : le traducteur doit-il, dans sa pratique, chercher à rendre le texte « politiquement correct » en atténuant le caractère offensant de la langue d'origine? L'auteur préconise une approche descriptive, bien que la notion de « genre et traduction » semble plus politisée que d'autres dans le domaine de la traductologie. On en conclut que la traductologie peut tirer profit des découvertes réalisées dans le domaine des études sur les rôles masculins et féminins, qui n'essaient pas de modifier la pratique de la traduction mais se concentrent plutôt sur son herméneutique. En effet, les chercheurs dans ce domaine peuvent apporter une contribution importante à la traductologie en se concentrant sur la nature idéologique de la construction de sens sexuée.

    Mots-clés : Dante, translation, gender studies, sexism, imagery, Dante, traduction, études sur les rôles masculins et féminins, sexisme, imagerie

  9. 430.

    Article publié dans Sociologie et sociétés (savante, fonds Érudit)

    Volume 40, Numéro 2, 2008

    Année de diffusion : 2009

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    RésuméSelon un certain discours savant, les salons de films X ne sont qu'un avatar de la facticité du genre pornographique. Pour leurs organisateurs, ces salons peuvent être l'occasion de mettre en scène leur conception légitime de l'« art du X » et du style de contemplation qu'il impose, comparativement à des conceptions rivales. Pour le public, la participation aux salons du X suppose une négociation entre l'aspiration à une sexualité libre, que représente le style hard, et les réalités d'un « être-ensemble » dont le visiteur n'est plus protégé. À partir d'une enquête de terrain (questionnaire minute) effectuée au « Salon de la Vidéo Hot » en novembre 2000 à Paris, nous souhaitons montrer quelles alternatives s'offrent au déploiement dans un espace collectif d'un type de représentation sexuelle initialement conçu pour une consommation individuelle asociale, et sur quelles apories débouche cet exercice.