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813.Plus d’information
RésuméPendant la période couvrant la fin du dix-neuvième et le début du vingtième siècle, une quantité de journalistes, de ministres, de médecins, d'hommes d'affaires, d'avocats, de dirigeants syndicaux, de politiciens et de membres d'autres professions ont réclamé une lutte à la pauvreté, aux taudis, aux pensions de mauvaises réputations, à l'alcoolisme, à la prostitution, aux mauvaises conditions de travail, à l'infrastructure scolaire inadéquate et à d'autres plaies sociales. Bien qu'ils aient représenté un éventail de positions politiques et préconisé toute une gamme de stratégies pour s'attaquer à ce qu'ils considéraient des problèmes, les historiens en sont venus à nommer ce mouvement « réforme urbaine » ou « mouvement de réforme urbaine ». Au cours des décennies passées, les historiens ont développé deux principales approches dans l'étude de cette activité marquée au Canada. Certains historiens, écrivant surtout avant le milieu des années 80, ont avancé que ce mouvement correspondait à un effort de reconstruire la nation, en réponse à l'anonymat, aux conflits et aux maux sociaux évidents de la société moderne, urbaine et industrielle. Plus récemment, les chercheurs ont mis en lumière qu'au Canada, la réforme a souvent précédé des développements urbains et industriels, et que les institutions soutenues par les réformateurs, comme ultérieurement les agences d'état, se préoccupaient davantage de réglementation en matière morale, d'assistance familiale et du maintien de l'ordre libéral, relevant de conceptions patriarcales de sexe et de race. Cet article montre que, aussi important que puissent être le développement industriel urbain et la réglementation morale, la compréhension de la réforme au Canada exige que l'on tienne compte d'une composante additionnelle de complexité qui a déjà fait l'objet d'analyses. En particulier, ces analyses montrent que nous devons concevoir les réformateurs canadiens et leurs institutions en tant qu'enracinés dans l'histoire de plus grande ampleur de l'impérialisme européen et en particulier de l'impérialisme britannique.
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815.Plus d’information
RésuméPenser l'itinérance comme processus ouvre sur deux grandes questions. Comment peut-on empêcher ce processus de déqualification d'arriver à son terme ultime (le fait de se trouver dans la rue avec une identité itinérante) ? il s'agit alors de prévention. Comment peut-on (ré)instaurer un processus inverse permettant de modifier la condition d'itinérant ? on parle alors de (ré)insertion ou de (ré)affiliation. La réponse à ces questions ne peut se limiter à la seule inversion des processus généraux ou particuliers ayant mené à l'itinérance. Dans cet article, nous nous intéressons à cette seconde question, c'est-à-dire celle de la mise en oeuvre d'un processus d'inflexion de l'itinérance. Ce processus de transformation ne s'organise pas selon un modèle linéaire et progressif, mais se développe plutôt à travers l'enchevêtrement d'essais personnels, d'expériences positives et d'événements significatifs entraînant des inflexions biographiques reconfigurant en quelque sorte l'histoire de vie. Notre matériau d'analyse est constitué de discours des femmes itinérantes (31 entrevues non directives). Nous rendons compte des formes distinctes de représentations de l'action dans une typologie comportant trois figures : 1) le fatalisme ; 2) l'impuissance ; 3) l'appropriation.
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