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  1. 951.

    Article publié dans RACAR : Revue d'art canadienne (savante, fonds Érudit)

    Volume 23, Numéro 1-2, 1996

    Année de diffusion : 2020

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    Les ouvrières, les pauvres et les femmes en milieu urbain ont souvent été considérés comme le paradigme de l'Autre. Par contre, la marchande de fleurs des périodes victorienne tardive et édouardienne a servi de figure de contact et de liaison entre les deux classes. Oeuvrant dans un vaste champ discursif, les écrivains et les artistes ont librement façonné un type de représentation qui correspondait aux conceptions dominantes de la complémentarité et de la disponibilité sexuelle féminine. La première était obtenue en mettant en évidence les interactions charitables entre les classes, la seconde, par l'alliance commode des fleurs et de la sexualité féminine. Même si les rudes réalités de l'environnement urbain semblaient aller à l'encontre des sensibilités délicates et passives, la féminité s'affirmait de nouveau par des références à la maternité et au monde naturel. Adaptée aux idéologies dominantes des rôles sexuels, la marchande de fleurs était ainsi intégrée à une économie moderne de consommation. Une mini-capitaliste, ne comptant que sur elle-même pour faire un profit, elle devenait un témoin rassurant de la capacité de l'ordre économique bourgeois à saisir tout ce qui était à sa portée.

  2. 952.

    Article publié dans Sens public (savante, fonds Érudit)

    2020

    Année de diffusion : 2021

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    Comme le note Valérie Mailhot dans son article « La “dislocation révolutionnaire” des corps chez Josée Yvon », l’autrice et son œuvre poétique sont « en décalage par rapport aux groupes et aux mouvements idéologiques de son époque. En décalage parce que [Yvon] publie son premier recueil, Filles-commandos bandées, en 1976, c’est-à-dire au moment où la contre-culture québécoise est en passe de s’institutionnaliser, mais également parce qu’au sein même de la mouvance contre-culturelle Yvon demeure une figure à part, tant ses textes dérangent par leur radicalité et leur violence. » Autrice décalée, rangée par Isabelle Boisclair et Catherine Dussault-Frenette dans la catégorie des « vilaines filles » qui « se montrent rebelles […], parlent fort, vocifèrent, crient leur rage, […] boivent, n’ont peur de rien et risquent tout. […] Vilaines filles [qui] parlent de sexe, et crûment », Josée Yvon semble de prime abord irrécupérable, infréquentable, irrecevable. Or c’est justement ce caractère rétif de l’autrice et de sa poésie qui est au cœur des nombreuses relectures proposées par les critiques et les écrivain.e.s contemporains. Hériter de Josée Yvon, c’est aussi – et surtout – hériter de sa légende, de sa réputation sulfureuse de vilaine fille. Qu’en est-il de cette légende? Quels sont les thèmes qui reviennent avec insistance sous la plume des héritiers et des héritières ? On évoquera volontiers le silence critique autour de son œuvre, l’occultation de ses textes et de sa figure par celle de Denis Vanier, les scandales qui ont défrayé la chronique, l’abus de drogues, la prostitution, le sida, les textes marqués par la violence, tant dans l’expression poétique que dans le choix de thèmes récurrents qui recoupent certains aspects de sa biographie. Ces aspects de la légende, s’ils sont souvent récusés, mis à distance par les critiques et les écrivains, sont pourtant au fondement de plusieurs des relectures et des mises en scène de Josée Yvon dans les textes contemporains. Afin de donner un aperçu de ces relectures, nous nous attacherons aux apparitions de l’autrice et de son œuvre dans un corpus de textes divers, comptes rendus, essais, textes critiques, témoignages et fictions parus depuis 2000. Notre propos s’articulera plus particulièrement autour des apories liées au legs yvonnien, voire aux contradictions et aux paradoxes qui accompagnent l’appropriation d’une œuvre considérée comme imprenable. Nous observons dans les œuvres étudiées une filiation yvonnienne principalement thématique, mais somme toute assez rarement esthétique ; peu d’écrivain.e.s récentes se revendiquant explicitement de Josée Yvon ont un style ou un univers rappelant celui de la « fée des étoiles ». La multitude des présences dans les textes contemporains nous permet toutefois de penser un renouvellement du legs yvonnien, marqué par la profusion des hommages et des citations, des esthétiques et des filiations parfois inattendues, où c’est souvent le commun qui prime sur l’individuel, le pluriel sur le singulier, la série sur l’unité. Bien que les textes d’Yvon connaissent encore des problèmes de diffusion, n’étant pour la plupart pas édités, la poète s’impose néanmoins, et contre l’oubli, comme une référence littéraire commune, largement partagée dans le paysage culturel récent, et dotée d’une certaine aura, voire – paradoxalement – d’un prestige ; bien qu’issus de la contre-culture, ses textes n’évoluent pas que sous le manteau, dans des circuits illicites. Des mémoires et des thèses s’écrivent ou se préparent sur elle ; des articles de journaux et des articles savants lui sont consacrés ; des spectacles hommages lui sont dédiés. Les héritières et les héritiers d’Yvon opèrent un tri dans le legs, en choisissent les aspects qui résonnent encore au présent et qui peuvent se conjuguer à un discours de résistance aux normes dominantes.

  3. 953.

    Article publié dans Atlantis (savante, fonds Érudit)

    Volume 37, Numéro 2, 2015

    Année de diffusion : 2015

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    Cet article considère les moyens par lesquels les pressions politiques, qui ont structuré la participation du Canada à la lutte contre la traite des personnes et l’application sur le terrain des lois adoptées suite au positionnement du Canada en tant que nation opposée à la traite, ont créé un problème qui exige une réglementation. Bien que le problème puisse être interprété comme une fiction juridique, ses effets sont réels et comprennent des restrictions plus importantes sur les migrants, un manque d’attention aux abus considérables en matière de droit du travail et le resserrement du filet autour du travail du sexe.

    Mots-clés : Human Trafficking, Anti-Trafficking Discourse, Subject Position, Sex Work

  4. 954.

    Normandeau, André et Szabo, Denis

    Synthèse des travaux

    Article publié dans Acta Criminologica (savante, fonds Érudit)

    Volume 3, Numéro 1, 1970

    Année de diffusion : 2006

  5. 956.

    Article publié dans Criminologie (savante, fonds Érudit)

    Volume 18, Numéro 1, 1985

    Année de diffusion : 2005

  6. 957.

    Article publié dans Criminologie (savante, fonds Érudit)

    Volume 16, Numéro 2, 1983

    Année de diffusion : 2005

  7. 958.

    Collette-Carrière, Renée et Langelier-Biron, Louise

    Du côté des filles et des femmes, leur délinquance, leur criminalité

    Article publié dans Criminologie (savante, fonds Érudit)

    Volume 16, Numéro 2, 1983

    Année de diffusion : 2005

  8. 959.

    Article publié dans Anthropologie et Sociétés (savante, fonds Érudit)

    Volume 34, Numéro 2, 2010

    Année de diffusion : 2011

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    Les anthropologues sont fascinés depuis longtemps par les différentes formes d'échange. Cet article, fondé sur une recherche de terrain dans trois villages autochtones taïwanais, s'intéresse aux différents moyens d'échange utilisés par les femmes qui tiennent des échoppes. Plutôt que de s'identifier elles-mêmes comme des entrepreneures, la plupart d'entre elles considèrent qu'elles apportent leur contribution à la famille et à la communauté. À l'inverse des Chinois han, elles peuvent s'appuyer sur une histoire dans laquelle les femmes possédaient des biens issus des gains de leur propre travail et jouaient donc un rôle social. Les femmes qui tiennent des magasins continuent à acquérir du pouvoir politique et social de par leur travail, qui participe à la circulation des biens, en particulier grâce à la dimension politique qu'occupent leurs échoppes dans l'espace social du village. Le profit ne constitue en rien le motif premier de leurs activités économiques, et leur travail vient s'inscrire dans un contexte social et politique toujours plus large.

    Mots-clés : Simon, genre, entrepreneurship, échanges, peuples indigènes, Taïwan, Simon, Gender, Entrepreneurship, Circulation, Indigenous Peoples, Taiwan, Simon, género, iniciativa empresarial, intercambios, pueblos indígenas, Taiwán

  9. 960.

    Article publié dans Études françaises (savante, fonds Érudit)

    Volume 13, Numéro 1-2, 1977

    Année de diffusion : 2007