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24511.Plus d’information
Les recherches offrant un aperçu descriptif du profil des femmes incarcérées demeurent rares. Cet article comble une part de ce manque en analysant le portrait des femmes condamnées et incarcérées en Belgique francophone entre 2019 et 2021 (N=1.048). Fondée sur une méthodologie quantitative descriptive, l’étude repose sur l’examen systématique des dossiers pénitentiaires afin de recueillir des informations démographiques, sociales, judiciaires et relatives aux faits menant à l’incarcération. Les résultats dressent le portrait de femmes ayant dépassé le milieu de la trentaine, de nationalité belge et mères de famille. Elles présentent également des antécédents judiciaires et sont condamnées à de courtes peines, principalement pour des infractions contre les biens commises en co-délinquance. Leurs trajectoires révèlent l’existence de vulnérabilités multiples caractérisées par une précarité socio-économique, des relations sociales dysfonctionnelles ainsi que des problèmes de santé mentale et de consommation. L’adoption d’une approche intersectionnelle permet de dépasser une lecture individualisante de ces vulnérabilités et d’envisager la délinquance féminine comme le produit de désavantages interdépendants issus d’un processus de marginalisation. Cette perspective contribue à une compréhension nuancée des parcours féminins et souligne l’importance d’une prise en charge adaptée, tout en ouvrant la voie à de futures initiatives attentives à la convergence de vulnérabilités multiples.
Mots-clés : Femmes incarcérées, Incarcerated women, Prisons, Belgium, Belgique, profile, Profil, vulnerabilities, Vulnérabilités, intersectionality, intersectionnalité
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24512.Plus d’information
Ce texte explore la notion de singularité technologique, décrite comme un futur hypothétique où un bond soudain dans les capacités de l'intelligence artificielle lui permettrait de surpasser l'intelligence humaine. Trois parties le composent. La première décrit le contexte et la trajectoire historique de la singularité technologique. La deuxième porte un regard critique sur les arguments en faveur de ce phénomène et de sa façade aux allures scientifiques; les contre-arguments présentés sont tirés des principes fondamentaux qui régissent les activités scientifiques. Tout comme de nombreuses allégations pseudoscientifiques, les tenants de la singularité technologique utilisent du langage scientifique afin de donner une apparence de vérité à ce que l’avenir nous réserve. La dernière partie aborde une démarche réflexive sur les intentions des tenants de la singularité technologique et des conséquences de leurs actions. Non seulement un appel à la prudence est lancé quant aux réelles motivations des messies de la singularité technologique, mais la pensée critique en soi est menacée. C’est ainsi que des réflexions sont soulevées afin d’établir un équilibre entre science, travail et société, afin que la technologie serve véritablement l’humanité sans en compromettre les fondements éthiques qui la guident.
Mots-clés : Singularité technologique, Technological singularity, artificial intelligence, intelligence artificielle, human intelligence, intelligence humaine, principes scientifiques, scientific principles, ethics, éthique
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24513.Plus d’information
Les nombreux changements notés dans le monde du travail au cours des dernières décennies ont influencé l’organisation productive, la nature du travail à réaliser et en conséquence, les besoins d’apprentissage du personnel. Avec ces changements, la notion de compétence est devenue omniprésente dans la gestion des ressources humaines, notamment pour la formation. Sur le plan théorique, la notion de compétence permet de reconnaitre qu’une personne est capable et autorisée à prendre des initiatives dans son travail. Toutefois, sa déconnexion avec les contenus concrets du travail dans la pratique en milieu organisationnel est rapportée par plusieurs auteurs, notamment pour ce qui concerne la conception des référentiels de compétence. On peut alors s’interroger sur l’appropriation de la notion de compétence qui est effectuée par les acteurs de la formation et sur les démarches qui pourraient permettre aux compétences d’éclairer et de mieux représenter la réalité des situations de travail. Forme-t-on pour l’application de procédures et de la bonne et unique méthode de travail ou forme-t-on pour permettre à la personne de juger de la situation, de s’y adapter de façon ingénieuse et de prendre les décisions appropriées ? Pour répondre à ces questions, une réflexion est proposée sur l’impact de la définition de la compétence sur la formation, ses modalités, son contenu et les méthodes de formation. La réflexion présentée s’appuie sur des études en ergonomie, et en sociologie ainsi que sur des récits de professionnels inscrits dans les programmes pour formateurs et formatrices en milieu de travail à l’UQAM.
Mots-clés : Competencies, Compétences, situational frameworks, référentiels de situation, workplace situation, situation de travail, workplace training, formation en milieu de travail, needs analysis, analyse des besoins, activity analysis, analyse des activités, tacit knowledge, savoirs implicites
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