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24571.Plus d’information
Le présent article aborde la question de l’interprétation des clauses base-réclamation en droit des assurances québécois. Définies principalement par la doctrine comme des clauses dont les effets consistent à assimiler le sinistre à la réclamation de la victime, le recours aux clauses base-réclamation suscite plusieurs interrogations quant à leur licéité à la lecture des articles 2396 du Code civil et 2414 du même code. Alors que le premier article définit le sinistre comme le fait dommageable, le second article énonce le caractère d’ordre public relatif des dispositions du chapitre XV du titre 2 du livre V du Code civil au rang duquel figure l’article 2396 du Code civil. L’article 2414 énonce que les dispositions du chapitre XV peuvent faire l’objet d’une dérogation si celles-ci avantagent le preneur, l’assuré, le bénéficiaire ou ne porte pas atteinte aux droits des tiers. Or, l’un des principaux effets des clauses base-réclamation est de restreindre considérablement l’action directe du tiers à l’égard de l’assureur, mais aussi, de faire peser sur le dos de l’assuré l’absence de diligence du tiers lésé. Dans le silence de la Loi, il incombe alors aux tribunaux d’apprécier la conformité des clauses base-réclamation à l’ordre public relatif énoncé à l’article 2414 par le truchement de l’ordre public virtuel. Cet article tente de proposer des moyens d’interprétations visant à établir l’illicéité des clauses base-réclamation.
Mots-clés : Contract, base-claim clauses, interpretation, clause, public liability insurance, contrat, clause base-réclamation, interprétation, clause, assurance de responsabilité civile
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24573.Plus d’information
Cette étude pilote explore la perception d’enfants de maternelle de leur participation lors de la lecture d’histoire en classe et de leur intérêt à la lecture, dans le but de démontrer la faisabilité d’utilisation de cette source de données dans le cadre d’études plus larges. La chercheuse a mené des entrevues individuelles semi-dirigées en visioconférence auprès de six enfants et analysé qualitativement celles-ci avec une analyse thématique (Braun et Clarke, 2013). Les résultats indiquent que les enfants participent lorsque leur enseignante pose une question à la classe, plutôt que de leur propre initiative. Les témoignages des participant[e]s révèlent une certaine tension entre la participation des enfants et la gestion de classe que leur enseignante doit assurer. Les résultats donnent également à penser que l’intérêt que portent les participant[e]s à la lecture ne se traduit pas nécessairement en habitudes autonomes de lecture fréquentes en classe ni en une perception d’être un lecteur. Un des enfants avait une enseignante ayant reçu de l’accompagnement professionnel sur la lecture interactive et l’utilisation de cette approche transparait clairement dans l’entrevue avec cet enfant. Les résultats justifient de poursuivre l’étude sur la participation des enfants lors de la lecture d’histoire en classe de maternelle et sur leur intérêt à la lecture en utilisant leur perception, aussi jeunes soient-ils, comme source de données. Cette dernière pourrait également être utile pour explorer l’impact d’interventions portant sur des pratiques en lecture. Les verbatims tirés de cette étude pourraient être incorporés à des formations continues destinées aux enseignant[e]s.
Mots-clés : Interactive book reading, lecture interactive, lecture partagée, Shared book reading, participation, Participation, intérêt à la lecture, Interest in reading, Children’s perception, perception des enfants, Communication teacher-child, communication enseignant-enfant
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24578.Plus d’information
Cet article traite des mérites et des limites respectives de trois approches (interprétative, expérientielle et explicative) des demandes d'intercession dans les religions et rituels de guérison. Une première partie présente les façons dont les Autochtones d'Amérique se sont appropriés le catholicisme, appropriation dans laquelle s'est construite la figure de Kateri Tekakwitha comme celle qui guérit ses dévots. Une deuxième partie présente la manière dont des anthropologues nord-américains, hommes et femmes, qui sont partisans d'une approche expérientielle dans l'étude des rituels de guérison, sont initiés dans des traditions chamaniques et deviennent eux-mêmes des guérisseurs. Une dernière partie explique que c'est en raison de l'indifférence cosmique à leur condition existentielle que les humains créent des traditions religieuses et des rituels de guérison pour mieux affronter l'incertitude, la souffrance et la mort. Tout au long de l'article, ces trois approches sont discutées à la lumière des concepts de dispositif (Foucault et Deleuze) et de dissonance cognitive (Fetsinger).
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24580.Plus d’information
RésuméLa mobilité sociale occupe une place majeure dans la sociologie depuis la fin de la guerre. Depuis quelques temps toutefois des doutes sont émis sur le sens et l'utilité de ces travaux; des critiques sérieuses portent en particulier sur les idéologies sous-jacentes à ces recherches. L'auteur prend position sur cette question. Il montre qu'à travers certains écrits de Marx on peut constater une reconnaissance du fait de la mobilité. Les positions de Bernstein, Sombart, Michels et Sorokin sont scrutées. Puis l'auteur passe à un examen et une critique des positions de Lipset, Blau et Duncan. Il aborde ensuite les écrits des socialistes britanniques du début du siècle et les travaux de la London School of Economies sous la direction de Glass. Finalement il critique nettement les positions de certains " post-marxistes ", particulièrement Poulantzas. Il lui oppose les travaux de Westergaard, Resler, Giddens et Parkin. Il affirme en conclusion que les recherches en mobilité ne doivent en aucune façon être incompatibles avec une problématique de type " marxiste " ou " radical ".