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1111.Plus d’information
Cet article présente l'évolution de la psychoéducation au Québec en la situant dans le contexte de quatre périodes historiques qui correspondent chacune à des doctrines successives de la prise en charge des jeunes en difficulté par l'État québécois. Les racines de l'École de psychoéducation (ÉPÉ), créée à l'Université de Montréal au début des années 1970, sont déterrées jusqu'au dernier quart du 19e siècle lorsque la doctrine dominante était la réforme. Par ailleurs, une formation sur la jeunesse inadaptée avait pris forme dans des internats pour enfants et adolescents avant la création de l'ÉPÉ dans les années 1950-1960. La doctrine de la rééducation commençait alors à remplacer celle de la réforme. Cette rééducation scientifique se construisait déjà en raison de son assise théorique, d'activités diverses de recherche et de stages. Le Boscoville classique atteignait alors son apogée. L'ÉPÉ a repris ce modèle avec des cours sur les théories du développement psychologique et les connaissances sur l'organisation et le fonctionnement d'un internat et des stages pratiques. Par la suite l'ÉPÉ s'est adaptée, à partir du milieu des années 1970, à la doctrine de l'hétérogisme qui prônait, entre autre, la désinstitutionalisation et la diversification des services et des approches cliniques. Elle a alors pris la direction des recherches longitudinales, soit expérimentale ou évaluative. Surtout, elle a accepté progressivement un large éventail de types de difficultés d'adaptation et une diversité de milieux pour la pratique de la psychoéducation. Elle a aussi remplacé, au cours des années 1990, l'approche psychodynamique par celle dite cognitivo-comportementale et elle a fait un clin d'oeil à la psychopathologie. La dernière période, depuis 2000, a été celle du contrôle légal, organisationnel, professionnel et scientifique, c'est-à-dire l'imposition de processus, règles et procédures qui limitent les initiatives créatrices. Tous ces changements et contraintes successives amènent à conclure que la psychoéducation est devenue une discipline en dissipation.
Mots-clés : École de psychoéducation, 50 ans, Université de Montréal, histoire, formation, recherche, School of psychoeducation, 50th anniversary, University of Montréal, history, training, research
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1114.Plus d’information
Le jeu symbolique et la capacité de mentalisation (CM) constituent des ressources sur lesquelles s'appuie le psychothérapeute pour aider l'enfant à élaborer ses conflits intrapsychiques et ses difficultés relationnelles. Ces capacités ne se développent pas de façon optimale lorsque l'enfant est confronté, dès un très jeune âge, à des traumas complexes, c'est-à-dire à des situations où il est exposé, de façon répétée et prolongée dans le temps, à des événements traumatiques qui surviennent au sein de ses relations significatives. Cet article présente d'abord les éléments essentiels à la compréhension du jeu comme moyen d'expression de l'enfant. Ensuite, les conséquences des traumas complexes sur la capacité à jouer et à faire semblant sont présentées. L'une de celles-ci concerne la présence de jeu traumatique, qui se caractérise par la répétition littérale du trauma. Bien que l'enfant fournisse des efforts pour échapper à l'emprise du trauma, ses jeux sont envahis par des éléments anxiogènes liés à ce dernier. Enfin, les impacts possibles des traumas complexes sur la capacité de mentalisation de l'enfant sont abordés. Les auteurs suggèrent que ce type de trauma altère le développement de cette capacité et engendre chez l'enfant un fonctionnement psychique caractéristique des modes prémentalisants, dont les répercussions peuvent être observées dans son jeu.
Mots-clés : jeu, trauma, jeu traumatique, capacité de mentalisation, enfant, play, trauma, post-traumatic pay, mentalizing capacity, child
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1117.Plus d’information
Bien que l'étude du jugement moral ait gagné en popularité ces dernières années dans le domaine de la psychologie, peu de recherches se sont intéressées aux dilemmes de confidentialité en contexte de jugement moral. Or, les personnes cliniciennes font régulièrement face à de tels dilemmes qui surviennent souvent dans des contextes chargés émotionnellement. Cette étude évalue le rôle des émotions dans les réponses à ces dilemmes de confidentialité. En tout, 186 participants étudiant en psychologie dans différentes universités du Québec ont été assignés aléatoirement à l'un des trois groupes d'un devis expérimental (modalité audio dramatique, modalité audio neutre, modalité texte) et ont répondu à des dilemmes de confidentialité en choisissant entre la protection ou la levée de la confidentialité. Le positionnement des participants sur un continuum allant du déontologisme à l'utilitarisme, grâce à la réponse à des dilemmes sacrificiels, a également été pris en considération. Le modèle de régression linéaire multiple hiérarchique utilisé indique un apport significatif provenant des réponses aux dilemmes sacrificiels, de l'intensité émotionnelle perçue des dilemmes de confidentialité et de la formation obtenue dans le domaine de l'éthique et de la déontologie. L'analyse révèle en outre l'effet modérateur de l'exposition à la condition expérimentale sur la relation entre la tendance à l'utilitarisme et la propension à la levée de la confidentialité dans une relation psychothérapeutique. Ces résultats ont des implications pratiques concernant le cursus en psychologie, où des mises en situation avec une validité écologique pourraient bonifier la formation en éthique.
Mots-clés : jugement moral, confidentialité, dilemmes moraux, tonalité émotionnelle, levée de la confidentialité, moral judgment, confidentiality, moral dilemmas, emotional tone, lifting confidentiality
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1118.Plus d’information
Le présent essai donne un aperçu (non exhaustif) des appuis empiriques à l'idée d'une relation significative entre les relations sociales et le bonheur, On y présente également quelques émotions sociales (amour, empathie, compassion et sourire) qui facilitent la vie en société tout comme elles ont favorisé la survie de l'humanité au cours de son évolution. On y traite de l'association amitié – bonheur et de quelques autres réalités sociales (capital social, soutien social et résilience sociale). Enfin, on énumère quelques interventions favorisant le bonheur via les relations sociales.
Mots-clés : bonheur, relations sociales, amitié, émotions sociales, intervention, Happiness, social relations, friendship, social emotions, intervention
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1119.Plus d’information
RésuméLe traitement de substitution avec méthadone a beaucoup évolué au Québec dans la dernière décennie et une variété de modalités d'intervention s'est développée en fonction des besoins et des attentes de la clientèle ; ce traitement suppose la participation de plusieurs professionnels à un travail d'équipe et nécessite donc une concertation autour des objectifs visés par la modalité d'intervention offerte. De son côté, l'approche de la réduction des méfaits a augmenté la crédibilité ainsi que la popularité du traitement de substitution avec méthadone ; elle semble cependant engendrer une certaine confusion sur le plan des objectifs, des moyens et des finalités du traitement. Les différentes modalités d'intervention découlant de cette double constatation doivent être intégrées dans un continuum de services afin de répondre adéquatement aux multiples besoins de la clientèle.