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1431.Plus d’information
Cet article a pour objectifs 1) de tracer l'historique et la place des organismes communautaires en santé mentale (OCSM) ainsi que leurs valeurs et pratiques spécifiques et 2) d'étudier l'impact du Plan d'action en santé mentale (PASM) 2005-2010 sur leur fonctionnement et leurs relations avec le réseau public. Les auteurs abordent la diversité des OSCM en fonction des dimensions suivantes : historique des OCSM au Québec, typologie, territoires couverts et financement, modalité de pratiques, et regroupement. L'étude montre que malgré la place qu'ils occupent dans la dispensation des services, les OCSM perçoivent un certain recul quant à la reconnaissance de leur expertise par le réseau public depuis la mise en place du PASM 2005-2010. Leurs critiques concernent surtout les questions de leur sous-financement, la crainte d'une perte de leur autonomie lors de la signature d'une entente de services ainsi que des lacunes sur le plan de la gouvernance et de la concertation. Un financement plus adéquat des OCSM, principalement pour les groupes d'entraide et les OCSM offrant de la réadaptation psychosociale, de l'intégration aux études et au travail, la reconnaissance de la nécessité d'une pluralité d'approches, ainsi que la reconstitution de tables de concertation ayant des pouvoirs décisionnels sont des outils pouvant permettre aux OCSM de jouer plus adéquatement leurs rôles.
Mots-clés : organismes communautaires, santé mentale, réforme, pratiques, relations interorganisationnelles, community organizations, mental health, reform, practices, inter-organizational relations
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1432.Plus d’information
La gérontopsychiatrie est une surspécialité de la psychiatrie qui s'intéresse à l'évaluation, au diagnostic et au traitement des troubles mentaux complexes chez les personnes âgées. Fait méconnu, son histoire encore jeune est fortement liée, au Québec, à celle du Département de psychiatrie de l'Université de Montréal (UdeM) et son réseau d'hôpitaux d'enseignement : dès la fin des années 1970, le premier service de gérontopsychiatrie a vu le jour à l'Institut universitaire en santé mentale de Montréal, et la première clinique externe au Pavillon Albert-Prévost. Le Centre hospitalier de l'Université de Montréal, l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont et l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal ont développé par la suite des services de gérontopsychiatrie à leur image. Le département de psychiatrie de l'UdeM est aussi le premier au Québec à offrir un programme de résidence en gérontopsychiatrie agréé par le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, et ce depuis 2014. La gérontopsychiatrie est un domaine en plein essor, et les défis sont multiples dans le contexte démographique actuel. Pourtant, des obstacles majeurs freinent son développement sur le plan clinique, de l'enseignement et de la recherche, en particulier l'absence de postes spécifiques et protégés en gérontopsychiatrie. La restructuration majeure du réseau de la santé au Québec en 2015 est un autre point d'incertitude. Ce cinquantenaire du département de psychiatrie est une occasion de souligner l'apport majeur de l'UdeM au développement de la gérontopsychiatrie au Québec, et d'insister sur la spécificité des besoins des aînés en matière de soins et de services en santé mentale.
Mots-clés : gérontopsychiatrie, formation, organisation des services, santé mentale, aîné, geriatric psychiatry, training, mental health, services organization, elderly
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1434.Plus d’information
Dans le contexte d'une recherche menée auprès depersonnes ayant vécu des expériences en psychiatrie auNouveau-Brunswick, cet article propose une réflexion surcertaines stratégies de débrouillardiseprivilégiées par l'une d'entre elles àla suite d'un diagnostic de maladie mentale. Une grillestructurelle permettra de comprendre certains des enjeux enprésence tandis que sur le plan méthodologique,l'analyse d'un parcours permettra de mettre en valeur uneétude de cas comme illustration de possiblesréalités émergentes.
Mots-clés : Oppression, approche, structurelle, pratiques opprimantes, institutions psychiatriques, violence institutionnelle, désinstitutionnalisation, antipsychiatrie, stigmatisation, reprise de pouvoir, étude de cas, expérience narrative, personnes psychiatrisées, pouvoir psychiatrique, reconstruction de soi, Oppression, structural approach, oppressive practices, psychiatric institutions, institutional violence, de-institutionalization, antipsychiatry, stigma, empowerment, case study, narrative experience, psychiatric survivors, psychiatric ex-patients, psychiatric power, self rebuilding
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1435.Plus d’information
Cet article présente les principaux concepts dont nous avons pu montrer jusqu'ici l'efficience dans la théorie psychanalytique. Tous sont tirés de l'œuvre de Peirce, sa phanéroscopie et sa sémiotique. Leur justification peut être trouvée dans nos différents ouvrages. Nous tentons à travers eux une articulation propre au champ de la clinique. Nous proposons une nouvelle idée, celle de forme-émergente ou forme-rythme afin de rendre compte de l'impossibilité de considérer la forme comme un objet défini. Il nous semble que cela peut constituer une avancée dans la prise en compte de la logique du vague de Peirce.
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1436.Plus d’information
À partir des conceptions du fondateur de la sémiotique, C. S. Peirce, une modélisation de la sémiose du bébé est proposée afin de penser les processus interactifs entre un bébé et ses parents de telle façon que, dans les cas d'apparition de symptômes psychopathologiques, une compréhension des mécanismes en cause dans l'origine de ces symptômes soit tentée pour en déduire des interprétations « utiles » au bébé et à sa famille. Pour ce faire, les principaux concepts de la sémiotique peircienne (objet/representamen/interprétant, priméité/secondéité/tiercéité) sont rappelés et articulés avec les trois niveaux décrits dans les interactions précoces bébé-parent (interactions comportementales/interactions affectives/interactions fantasmatiques). Une histoire clinique de bébé présentant une insomnie rebelle s'enracinant dans une histoire familiale complexe permet de figurer les intérêts, les mécanismes et les hypothèses d'une telle proposition.
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1437.Plus d’information
L'impulsivité chez le patient atteint de troubles psychotiques se manifeste par une multitude de comportements pouvant avoir un impact majeur sur l'évolution et le traitement de la maladie ainsi que sur le fonctionnement occupationnel et social. Différentes hypothèses expliquant les comportements impulsifs et leurs conséquences pour le patient et son entourage seront explorées. Des approches thérapeutiques sont identifiées afin d'améliorer la prise en charge des patients avec des troubles psychotiques présentant des comportements impulsifs et subséquemment, de diminuer l'impact des conséquences de l'impulsivité.L'impulsivité chez les personnes souffrant de psychose a été peu traitée dans la littérature avant les années 2000. Plusieurs hypothèses peuvent expliquer cette absence, dont la difficulté de distinguer l'impulsivité de l'agressivité ou que celle-ci ait été surtout attribuée aux comorbidités des individus atteints de psychose. Dans la dernière décennie, les recherches portant sur ce sujet ont exploré majoritairement les causes de l'impulsivité (souvent mesurée en laboratoire) et ce, en lien avec des modèles théoriques. Peu d'études cliniques se sont penchées sur le traitement de l'impulsivité, malgré les manifestations cliniques fréquentes de l'impulsivité par des comportements ou des actes mentaux bien précis chez la clientèle présentant des troubles psychotiques. Pourtant, il est primordial de s'y attarder puisque l'impulsivité peut engendrer de lourdes conséquences dont un risque accru d'agressivité et de violence (Barratt, 1991; Barratt & Felthous, 2003; Quanbeck et al., 2007; Volavka & Citrome, 2008) ainsi que de comportements suicidaires (Mann,Waternaux, Haas, & Malone, 1999; Gut-Fayand et al., 2001; Iancu et al., 2010). De plus, elle jouerait un rôle majeur dans le développement et la persistance des troubles de toxicomanie comorbides (Bickel, Odum & Madden, 1999; Dervaux et al., 2001; Krishnan-Sarin et al., 2007) compliquant ainsi le traitement chez les individus atteints de psychose.Malgré l'absence de consensus sur sa définition, l'impulsivité est généralement exprimée par une conduite ou une réaction (à des stimuli internes ou externes) rapide, spontanée, excessive, non planifiée, potentiellement mal adaptée et pouvant être dangereuse qui ne tient pas compte des possibles conséquences négatives pour soi ou autrui (Enticott, 2006; Moeller, Barratt, Dougherty, Schmitz, & Swann, 2001). Par exemple, l'impulsivité se manifeste lorsqu'une personne fournit une réponse avant que la fin de la question ne lui soit complètement posée; lorsqu'une personne manifeste un acte violent sérieux non planifié ; lorsqu'une personne présente sa démission au travail sans penser aux conséquences de cette décision ou lorsqu'une personne rompt son bail de logement pour emménager rapidement avec un nouveau conjoint qu'elle ne connaît que depuis une semaine. Les individus atteints de schizophrénie seraient plus impulsifs comparativement à la population générale (Dursun, Szemis, Andrews, Whitaker, & Reveley, 2000; Enticott, Ogloff, & Bradshaw, 2008; Kaladjian, Jeanningros, Azorin, Anton, & Mazzola-Pomietto, 2011) et certains suggèrent même que l'impulsivité serait un concept central (‘core feature') de la schizophrénie (Heerey, Robinson, McMahon, & Gold, 2007; Kester et al., 2006).
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1438.Plus d’information
En application de la loi du 17 Juin 1998, les dispositifs de soins ambulatoires aux Auteurs d'Infraction à Caractère Sexuel (AICS) s'affinent. Ils s'appuient sur le cadre légal de l'injonction de soins et confie au médecin coordonnateur la mission d'évaluer la qualité du travail thérapeutique réalisé par le patient probationnaire. En Rhône-Alpes, les plateformes référentielles (PFR) ont été créées au sein de CMP volontaires à la suite du plan de prévention de la récidive de 2009. En lien avec le CRIAVS (Centre Ressource pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violence Sexuelle), elles répondent à quatre missions : accueillir, évaluer, orienter et éventuellement soigner. L'expérience de la PFR roannaise aborde la question de l'aspect qualitatif des soins et de l'évaluation du risque de récidive, sans réduire la personne aux actes qu'elle a commis.
Mots-clés : AICS (Auteurs d'Infraction à Caractère Sexuel), PFR (Plate-Forme Référentielle), CRIAVS (Centre Ressource pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violence Sexuelle), injonction de soins, psychiatrie, AICS (Sexual Abuse), PFR (Referential Platform), CRIAVS (Resource Center for Sexual abuser's care providers), Therapeutic injunction, Psychiatry, AICS (Autores de Infracción a Carácter Sexual), PFR (plataformas referenciales), CRIAVS (Centro Recurso para los profesionales trabajando con Autores de Violencia Sexual), Orden de tratamiento, Psiquiatría
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1439.Plus d’information
Bien que toute conclusion hâtive fondée strictement sur des explications biologiques doive être évitée, il convient de se poser la question de la nature des mesures pénales les plus adaptées pour sanctionner les crimes pédophiles, si l'origine de ces derniers est le résultat de propensions biologiques. En vue de protéger la société à long terme, l'objectif de cet article est d'examiner si l'application d'une justice exclusivement rétributive est appropriée à une lutte efficace contre le crime pédophile.
Mots-clés : Pédophilie, Neurobiologie, Rétribution, Récidivisme, Traitement, Paedophilia, Neurobiology, Retribution, Recidivism, Treatment
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