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141.Plus d’information
RésuméLa psychothérapie interpersonnelle (PTI) a d'abord été conçue en tant qu'approche psychothérapeutique pour traiter la dépression, mais on l'a depuis largement utilisée pour traiter plusieurs autres pathologies. Récemment, on a aussi adapté la PTI à un format de groupe, qui comporte à la fois les avantages et les désavantages des autres psychothérapies de groupe. Utilisée pour la première fois par Wilfley et ses collègues, cette adaptation garde les principales caractéristiques de la PTI, c'est-à-dire le rôle central de l'axe interpersonnel et l'identification d'un (ou de deux) des quatre domaines interpersonnels problématiques (le deuil pathologique, la transition de rôle, les conflits de rôles et les déficits interpersonnels). L'adaptation conserve aussi le rôle actif du thérapeute et du patient individuel au sein du groupe. À ce jour, la psychothérapie interpersonnelle adaptée aux groupes (PTI-G) a servi à traiter plusieurs pathologies (les Troubles des conduites alimentaires non spécifiques, la boulimie, les troubles dépressifs et les troubles de stress post-traumatique [TSPT]) et ce, auprès de plusieurs populations (adolescents, aînés, femmes enceintes ou « nouvelles mères », femmes toxicomanes incarcérées). Bien que la qualité générale des études sur les résultats soit à ce jour plutôt pauvre, l'examen de l'état actuel des connaissances indique que la PTI-G peut s'avérer utile et qu'elle peut présenter un certain nombre d'avantages dans le traitement de divers troubles psychiatriques auprès de plusieurs populations de patients.
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143.Plus d’information
Quarante patients souffrant de troubles de l'usage de l'alcool (AUD) ou de troubles boulimiques (BD) qui ont bénéficié de soins psychiques sont classés « améliorés » (AC) ou « stationnaires » (SC) à partir de l'échelle CGI. La comparaison des Rorschach au début (t1) et à un moment avancé de leur traitement (t2) montre des différences significatives entre les deux groupes dans l'évolution des réponses « expressives » et « contrexpressives ». Une étude idiographique sur quelques cas précise la façon dont les réponses évoluent entre t1 et t2. L'intérêt du Rorschach pour contribuer à observer le développement de la mentalisation est discuté.
Mots-clés : addiction, soins psychiques, représentation, mentalisation, Rorschach, addiction, mental care, representation, mentalisation, Rorschach
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144.Plus d’information
RésuméLe texte propose une réflexion sur la recherche en psychanalyse, la recherche sur la psychanalyse et la recherche à partir de la psychanalyse en les différenciant et exposant leurs apports. Il vise aussi à déconstruire certains mythes au sujet des recherches sur l'efficacité thérapeutique et les pratiques validée empiriquement. Le texte propose aussi des repères concernant la place valide de la subjectivité en recherche ainsi que des critères de validité scientifique de la recherche psychanalytique.
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145.Plus d’information
RésuméLa schizophrénie serait due avant tout à un désordre biochimique et par conséquent le traitement devrait avant tout être d'ordre psychopharmacologique. L'auteur examine les recherches les plus importantes faites à ce sujet pour montrer les lacunes tant au plan des théories étiologiques que des méthodes de traitement, avant tout centrées sur les aspects biochimiques. Les schizophrènes ne sont pas guéris et ils sont à peine soignés, puisque la pensée délirante et le mode de vie psychotique restent présents pendant de longues années. La schizophrénie met en échec le savoir et le pouvoir des thérapeutes en raison de son caractère inexplicable et irréductible.
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146.Plus d’information
RésuméDans ce texte l'auteure nous propose le compte-rendu d'un travail psychothérapique auprès d'une psychotique éreuthophobe. Selon les dires même de la patiente le traitement s'est déroulé en trois étapes : auto-analyse devant une analyste, analyse avec une analyste et enfin analyse sans analysée. Pour chacune de ses trois étapes, des enjeux différents, et pour l'analyste un rôle qui évolue lentement à travers la capacité croissante de la jeune femme de se relier à un objet complet. Puis la fin qui n'en est jamais une véritable avec les psychotiques, le processus de deuil n'étant jamais engagé et l'analyste demeurant comme glissière de sécurité, comme pare-choc éventuel. Enfin une brève élaboration théorique autour de ce traitement qui comme tout traitement de psychotique vise à une structuration de l'appareil psychique et à une organisation des défenses.
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147.
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148.Plus d’information
Après avoir rappelé la tentative de réaménagement psychique que peut représenter le recours à l'acte de fuguer, cet article propose une lecture de la trajectoire adolescente marquée par ce type d'expérience. La psychothérapie de Sophie, qui s'est déroulée sur une quinzaine d'années, autorise une observation en après-coup d'une trajectoire de fugue adolescente. Il pourrait être tentant de parler ici d'une forme de résilience. Toutefois, il apparait plus juste d'évoquer l'accès à une « relativement bonne adaptation sociale » sur des personnalités restées en souffrance, au bord de décompensations, au-delà de leur adaptation. La discussion porte sur les effets positifs ou délétères d'un tel recours à l'acte, en insistant sur la différence fugue/errance ainsi que sur l'intérêt de la psychothérapie d'inspiration analytique dans l'après-coup de tels contextes extrêmes, à forte occurrence limite.
Mots-clés : errance, fugue, incestuel, procédé autocalmant, recours à l'acte, passage initiatique, truancy, running away, incestuous, self-soothing, acting out, rite of passage
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149.Plus d’information
La définition de « l'impasse clinique » dépend non seulement du clinicien qui, pour reprendre l'argument qui nous est proposé, ferait face à son impuissance dans certaines situations données, mais elle est, cette définition, tributaire du champ théorique et clinique où s'inscrit la pratique du clinicien. Ainsi, par exemple, la pratique de la psychothérapie et celle de la psychanalyse supposent-elles des positions très différentes, voire opposées du clinicien, entraînant du côté du patient un type de difficultés et d'impasses tout à fait spécifiques. Dans le champ de la psychanalyse conçue essentiellement comme une pratique éthique, on ne peut aborder cette notion « d'impasse clinique » sans interroger avant tout la position de l'analyste, non pas tant dans son rapport à la théorie et à la technique utilisées mais bien essentiellement en questionnant le point et le lieu en lui à partir duquel il dirige le traitement. De même, pour l'analysant, ce qui peut faire impasse dans le traitement devient-il indissociable d'une prise de position éthique du sujet.
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150.Plus d’information
Parmi toutes les approches thérapeutiques qui ont essayé de réunir dans leur étude le corps et la psyché de façon à traiter l'individu dans sa globalité, la Gestalt Synergy est la seule à s'être inspirée, en plus de la Gestalt (comme son nom l'indique), de deux approches de rééducation physique, soit celle de F. M. Alexander et de Moshe Feldenkrais. Ces deux auteurs - on le verra plus loin - ont développé leur intérêt pour l'étude du corps à partir d'un problème physique personnel et ont apporté une contribution remarquable à la compréhension du fonctionnement de la mécanique corporelle. Aborder le corps en tant que mécanique physique est très différent de l'aborder en tant que mécanique psychologique. L'originalité de la Gestalt Synergy, approche créée et développée par Ilana Rubenfeld, consistera à réunir théoriquement et pratiquement ces deux points de vue.