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351.Plus d’information
La psychanalyse a des implications sociétales. Autrement dit, elle a une certaine responsabilité historique dans l'évolution des sociétés dans lesquelles elle s'est développée. Elle est elle-même influencée par les sociétés et les cadres politiques dans lesquels elle se déploie. La théorie psychanalytique peut s'emparer de cette influence réciproque, d'une part pour la penser, d'autre part pour en tirer des enseignements pour sa propre politique, mais cela ne saurait se faire aujourd'hui dans un isolement théorique ou pratique, notamment vis-à-vis des sciences sociales ou des innovations sociales.
Mots-clés : psychanalyse, inconscient, société, politique, Histoire, sciences sociales, Sigmund Freud, psychoanalysis, unconscious, society, politic, History, social sciences, Sigmund Freud
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352.Plus d’information
RÉSUMÉII semble exister aujourd'hui un consensus selon lequel l'enfant incestué ou abusé sexuellement doit être dirigé en psychothérapie afin de l'aider à mettre en mots le trauma et ainsi l'exorciser voire l'exciser. Les présents auteurs dénoncent la généralisation de cette pratique. Ils soulignent que, pour beaucoup d'enfants, la réparation passe davantage par la « répression » (au sens psychanalytique du terme). L'intervenant, après avoir recueilli un dévoilement, aurait donc intérêt à mettre en place des conditions thérapeutiques grâce auxquelles l'enfant peut retourner l'événement au secret et passer à « autre chose ».
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353.Plus d’information
RÉSUMÉL'auteur tente de décrire les différentes lignes de forces qui se dégagent dans le rôle du superviseur (clinique) dans un organisme communautaire, en fonction du maintien des caractéristiques définitoires de la notion d'« alternative », et en fonction d'une compréhension dynamique de la relation intervenants-usagers. Après avoir rappelé le fonctionnement d'un centre de jour, il décrit les « mécanismes de défense » individuels et collectifs que vont utiliser les intervenants contre les impacts sur leur personnalité des comportements déroutants des usagers. Il poursuit en montrant que l'échec de ces mécanismes de défense peut conduire à l'épuisement professionnel des intervenants, tandis que certaines formes collectives de défense peuvent conduire l'alternative à s'institutionnaliser de l'intérieur.
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354.Plus d’information
Notre propos tend à articuler langage et métaphores, en prenant des exemples dans les champs culturel et psychopathologique. Nous proposons une introduction théorique pour poser quelques points de repères sur les origines de l'accès au langage, avant d'illustrer comment la psychanalyse permet de saisir comment « ça » parle, à la façon d'une vision du monde interne qui se dévoile au fil des mots et de la découverte de leur sens latent ; dans cette perspective, la prégnance des enjeux sexuels ne lasse pas de faire retour, par exemple dans un film. Sur le plan psychopathologique, la répétition de termes précis, appartenant à un champ signifiant commun, peut davantage représenter un point d'achoppement de la problématique d'un patient.
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357.Plus d’information
L'intervention paradoxale a longtemps été considérée comme un ensemble de techniques utiles dans le but de contrer ou d'utiliser la « résistance » du système-client. Le présent article décrit une certaine évolution dans les théories du changement en lien avec l'intervention paradoxale. Au fil de cette évolution l'analyse de la résistance du système-client passera d'une résistance individuelle au changement à une vision systémique, puis à une remise en question du concept même de « résistance ». La dernière théorie proposée (la cybernétique du second ordre) nous permet même d'avancer la question suivante : qui résiste, le système-client ou le système-intervenant?
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359.Plus d’information
Dans cette réflexion, l'auteure parle dans un premier temps de sa pratique psychiatrique actuelle dans une clinique externe de psychiatrie urbaine. Elle réfléchit sur le stress, dont souffrent de nombreux patients, et sur ses incidences sur les patients. Qu'est-ce que le stress ? Qu'est-ce que le stress posttraumatique ? Quelles sont les incidences ? Comment les patients s'y adaptent-ils ? Elle répond par des exemples cliniques. Dans la suite de sa réflexion, elle revient sur sa pratique psychiatrique rurale pour en dégager les différents aspects qui mettent en relief les différences entre la pratique psychiatrique urbaine et rurale.
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360.Plus d’information
RésuméC'est dans le sillage du mouvement critique psychiatrique, lancé par Eric Berne, que le Collectif de psychiatrie radicale s'est formé à Berkeley, en Californie, au début des années 70.À partir de l'analyse de l'aide thérapeutique dominante, perçue comme aliénante, et son résultat, une oppression dont la personne n'est pas consciente, le Collectif enseigne une nouvelle pratique représentée par l'équation suivante : conscience de son oppression + contact avec d'autres gens dans la même situation +action = libération. Cette équation entend répondre à la précédente : oppression +non-conscience de son oppression + isolement = aliénation. Utilisant les concepts de composantes de la personnalité élaborés en analyse transactionnelle, soit les trois états de l'ego : le Parent, l'Adulte et l'Enfant, le Collectif montre que certaines composantes des rôles sociaux, apprises à travers le processus de socialisation, sont inégalement et différemment développées chez les hommes et les femmes, et qu'une rencontre harmonieuse est, par conséquent, impossible. Pour résoudre ces difficultés, le Collectif dirige des groupes mixtes d'aide thérapeutique et des groupes de femmes. Ces derniers, formés surtout par Hogie Wyckoff, tiennent compte de l'oppression spécifique des femmes et les aident à travailler sur leurs composantes, qui sont insuffisamment développées ou sous-estimées par une société capitaliste inégalitaire.Le courant de psychiatrie radicale met en relation les caractéristiques fondamentales de la société capitaliste, principalement les rapports humains et les problèmes de vécus individuels. Il démontre également l'agencement logique des rôles sociaux - limitatifs et insatisfaisants, mais fonctionnels - à l'intérieur d'une telle société. L'approche est fort intéressante pour une pratique thérapeutique auprès des femmes en général, et, plus spécifiquement, auprès des clientes des services sociaux et de santé. Toutefois, l'approche ne doit pas se limiter à ne considérer que les facteurs concrets et interactionnels de la relation entre une intervenante de classe moyenne éduquée et une cliente de milieu populaire souvent démunie à divers niveaux. Les répercussions de différence de classe sur une relation qu'on veut egalitaire demeurent encore inconnues, les intervenants en psychiatrie radicale travaillant principalement avec une clientèle de classe moyenne. Cette lacune constitue la limite principale de l'approche observée, limite qui devrait être davantage sondée et analysée.