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51.Plus d’information
Depuis les dernières années, on observe une désertion progressive du réseau public québécois de la santé de la part des psychologues, causant une perte d'accessibilité à leurs services. Parallèlement, l'idée d'une soi-disant fonction symbolisante ou subjectivante de l'Institution est mise de l'avant dans le contexte du travail en clinique externe de psychiatrie auprès de patient·e·s en situation de précarité psychique. Cependant, cette fonction semble parfois attaquée par des logiques managériales, que nous décrirons comme perverses et narcissiques, qui mettent à mal l'espace de pensée et de créativité des clinicien·ne·s. Porté·e·s par ces idées, et en résonance avec les préoccupations actuelles quant à l'accessibilité aux services psychologiques, nous proposons une réflexion sur les enjeux de la pratique de la psychothérapie d'orientation psychanalytique au sein d'une institution québécoise de soins de santé. Nous puisons dans notre propre expérience de jeunes psychologues ayant récemment quitté ce réseau pour réaliser une réflexion de fond sur celui-ci et tenter d'offrir de nouvelles pistes pour comprendre l'exode. Notre visée est aussi de s'écarter des arguments financiers pour s'attarder aux différentes façons par lesquelles l'Institution ne répond plus à ses fonctions et cultive plusieurs formes de destructivité.
Mots-clés : réseau public québécois de la santé, exode des psychologues, Institution, psychanalyse, perversion, narcissisme, Quebec public health system, exodus of psychologists, institution, psychoanalysis, perversion, narcissism
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52.Plus d’information
RésuméLa majorité des études s'accordent pour dire que les modalités des traitements reçus par la clientèle de classe socio-économique (C.S.E.) moins favorisée sont différentes de celles des autres classes. L'appartenance à la C.S.E. moins favorisée serait associée à un plus haut taux de problèmes psychologiques, à un mode de référence "de l'extérieur " qui semble influencer les attentes vis-à-vis le thérapeute et la thérapie, à une perception peut-être en partie biaisée chez le thérapeute qui augmente la gravité du diagnostic et qui influence la façon dont cette clientèle est reçue en psychothérapie.
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54.Plus d’information
La présente étude porte sur les facteurs déterminants d’une expérience significative en psychothérapie selon la perspective de clients adultes. Les deux principaux objectifs poursuivis dans cette thèse sont : 1) l’exploration et la description des facteurs déterminants d’une expérience significative en psychothérapie selon la perspective des clients; et 2) l’élaboration d’une représentation synthétique et structurée de ces facteurs. Les facteurs déterminants sont regroupés sous sept catégories (Clients, Psychothérapeutes, Relation thérapeutique, Environnements, Impacts, Temps et Investissements) et sous quatre sous-catégories (Corporelle, Émotionnelle, Cognitive et Interactive).
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55.Plus d’information
L'article décrit les programmes de prise en charge financière des psychothérapies en Australie et en Angleterre.Au début des années 2000, le gouvernement australien a implanté une réforme de santé publique visant à permettre un meilleur accès, gratuit ou peu coûteux, aux psychothérapies brèves, en soin primaire, pour les personnes souffrant de troubles mentaux courants. Cette réforme reconnaît l'importance du rôle du médecin généraliste dans la prise en charge des troubles, et la collaboration avec les professionnels de santé mentale. Deux programmes ont été mis en oeuvre : Access to Allied Psychological Services en 2003 et Better Access en 2006. En 2009, deux millions d'Australiens ont reçu onze millions de séances de psychothérapies. Les études ont montré des résultats positifs sur l'amélioration de l'accès aux soins de santé mentale primaires et sur la santé des patients.L'Angleterre a mis en place le programme Improving Access to psychological Therapies en 2007 en offrant un service de psychothérapies brèves pour les personnes souffrant de troubles mentaux courants. Le modèle de soin en étape suit les guides cliniques du National Institute for Health and Clinical Excellence, le type de professionnel (counselor ou psychothérapeute formés), le nombre de séances (4 à 13) et la méthode thérapeutique varient selon la sévérité du trouble. Un million de patients ont été traités depuis le début du programme. Les études ont aussi montré des résultats de santé positifs pour les patients du programme. En conclusion les programmes de prise en charge des psychothérapies s'avèrent coûts-efficaces.
Mots-clés : accès aux services de santé mentale, couverture de santé, programme de santé, psychothérapie, Australie, Angleterre, mental health services accessibility, health coverage, health program, psychotherapy, Australia, England
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56.Plus d’information
Comment comprendre la puissance de l'image, sa capacité à signifier ce qui nous « regarde » (Didi-Huberman, 1992) ? Comment la psychothérapie à médiation artistique peut-elle répondre aux visées cliniques qui guident les aménagements du cadre requis avec certains patients pour qui la cure-type n'est pas indiquée ? Il s'agira de prendre en considération certains points de convergence propres à la méthode psychanalytique telle qu'elle se déploie dans la situation analysante et en psychothérapie psychanalytique médiatisée, propos centré sur le pouvoir de figuration du mot et de l'image, sur l'associativité qui en découle et sur la disposition du psychothérapeute à saisir ce qui se présente dans le récit du patient, qu'il soit langage verbal ou visuel. Le cas d'une patiente souffrant de dépression majeure servira d'étayage afin de montrer comment la mise en oeuvre de dispositifs d'objectivation permet le travail de symbolisation d'expériences psychiques primaires jusque-là non métabolisées.
Mots-clés : situation analysante, psychothérapie psychanalytique médiatisée, figuration, associativité, disposition psychique, analysing situation, mediated psychoanalytic psychotherapy, figurative power of words and images, associativity, psychic disposition
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57.Plus d’information
L'auteur s'interroge sur la pratique de la psychothérapie d'orientation analytique en institution et ses conditions de possibilité dans le contexte d'une transformation radicale du milieu de la santé mentale au Québec. Il met en lumière les écueils d'une telle pratique et les vecteurs qui freinent ou qui propulsent certaines formes de psychothérapie dans le champ de la santé mentale en institution. Deux formes de pensée et leurs répercussions sur le système de soins sont examinées : l'introduction des neurosciences et de la pensée gestionnaire sont au centre de ce débat. Enfin, l'auteur propose un modèle de soins qui tente de concilier une perspective psychanalytique et l'allocation des ressources disponibles dans un milieu institutionnel de soins en santé mentale jeunesse.
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60.Plus d’information
Les psychothérapies structurées sont des traitements des troubles dépressifs ou anxieux recommandés par les guides de bonne pratique internationaux, dont l'efficacité et l'impact positif sur la santé et les coûts, ont été largement démontrés. Toutefois en France, malgré le lourd fardeau économique que ces troubles représentent, les psychothérapies effectuées avec un psychothérapeute non-médecin ne sont pas remboursées.L'étude vise à évaluer les coûts et bénéfices qu'un programme de prise en charge partiel des psychothérapies permettrait pour les Français souffrant de troubles dépressifs ou anxieux.Les données sont issues d'une enquête transversale portant sur 20 777 adultes en population générale. L'évaluation économique s'est inspirée de la méthodologie du programme anglais Improving Access for Psychological Therapies adaptée à la France. Le coût de la séance a été estimé à 41 EUR, le taux de remboursement à 60 % ; les coûts annuels induits par les troubles dépressifs à 4 702 EUR, par les troubles anxieux à 1 500 EUR ; et le taux de rémission attribuable aux psychothérapies à 30 % +/-10 %.Résultats Pour le suivi moyen de 12,1 séances, le coût du suivi psychothérapeutique annuel s'élèverait à 308 millions EUR pour le régime obligatoire, pour traiter 2,3 % de la population. Le ratio coût-bénéfice de la psychothérapie s'élèverait, pour les troubles dépressifs à 1,95 EUR (1,30-2,60) et pour les troubles anxieux à 1,14 EUR (0,76-1,52).Financer les psychothérapies s'avère être un investissement rentable à court et long terme, d'autant plus que l'impact sur la rémission des troubles somatiques n'a pas été évalué. Le nombre de psychothérapeutes nécessaires s'avère suffisant pour cette prise en charge.
Mots-clés : psychothérapies, analyse medico-économique, accès aux services de santé mentale, programme national de santé, économie de la santé, analyse coût-bénéfice utilisation des services de santé mentale, troubles dépressifs et anxieux, France, psychotherapy/economics, community mental health services/supply & distribution, national health programs, policy making, public health/economics, cost-benefit analysis, mental health services utilization, mental disorders, France