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2201.Plus d’information
RésuméL'auteur fait un bilan des études récentes sur la mobilité professionnelle et sociale. Cette fois, vingt ans après sa publication avec R. Bendix de Social Mobility in Industrial Society, il peut utiliser d'abondantes données des pays communistes, U.R.S.S., Pologne, Tchécoslovaquie, Hongrie, Yougoslavie. Il constate que les recherches menées dans ces pays font état d'une différence de mobilité sociale selon le milieu professionnel d'origine. Examinant ensuite les résultats des social-démocraties suédoise et britannique, il constate que là aussi les milieux d'origine confirment leur influence, tout comme en France d'ailleurs. Il conclut que, aucun pays n'a jusqu'ici trouvé la solution aux problèmes des inégalités des chances des enfants des classes pauvres.
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2202.Plus d’information
Les voyageurs orthodoxes en Russie, grecs ou autres, comptent parmi les plus importants témoins au fait des pratiques de chants liturgiques moscovites. Cet article étudie plusieurs sources grecques des années 1600 : un poème et un mémoire de l'archevêque Arsenios d'Elasson (1550-1626) ; un poème de Matthaios Koletzides décrivant les événements en relation avec le Faux Dmitrii (1606) ; enfin, un rapport du voyage à Moscou entrepris par Théophane, Patriarche de Jérusalem (1619). Nous avons également pris en considération la longue narration de Paul d'Aleppe, qui accompagna le Patriarche Makarios d'Antioche à Moscou (dans les années 1650 et 1660). Toutes ces sources représentent de riches exemples des échanges permanents entretenus entre les chanteurs orthodoxes russes et étrangers pendant cette période.
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2207.Plus d’information
Nous partons du constat selon lequel les immigrés en France mettent en place des actions d'Églises en marge des Églises traditionnelles. Dans ces Églises issues de l'immigration, on retrouve des pratiques qui les relient à leurs origines et qui sont en décalage avec les réalités du pays d'accueil comme c'est le cas pour l'exercice de l'autorité. Nous avons réalisé une série d'entretiens auprès d'une dizaine de pasteurs et missionnaires exerçant un ministère dans une Église locale qui possède en son sein des immigrés d'origine africaine dans la ville de Marseille, en France. À travers ces entretiens, nous cherchons à déterminer le type d'autorité à mettre en oeuvre dans le cadre de la pastorale dans ces Églises.
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2208.Plus d’information
RésuméAu centre des constellations esthétiques dans le roman africain d'expression française est apparue, ces deux dernières décennies, une forme particulière d'écriture qui rompt avec le récit-fleuve linéairement compact des écrivains de la première génération. L'écriture participe désormais d'un travail de plus en plus conscient d'invention et d'intervention tant sur le langage que sur le corps du projet romanesque pour aboutir à un ensemble hétérogène, à la limite hétéroclite, qui échappe à la forme classique du roman. Les transformations annoncées par des auteurs comme Ahmadou Kourouma, Mohamed-Alioum Fantouré ou Henri Lopes se poursuivent avec bonheur chez les écrivains de la postcolonie (Sami Tchak, Kossi Efoui, Abdouhraman Wabéri, etc.), surtout en situation d'exil, et donnent à penser que le romanesque cherche à souscrire aux différents fantasmes et soubresauts qui remuent la conscience des exilés/migrants ou, à l'inverse, veut tirer profit de l'esthétique postmoderne de l'éclatement, de l'émiettement et du chaos découvert dans le nouveau rapport au monde, favorisé par la mondialisation. Chez un grand nombre d'écrivains, l'écriture devient un exercice de sclérose de la forme et est entièrement absorbée par le goût et, peut-être même, l'obsession de la fragmentation, du chaos, du micmac et du non-sens de la vie.
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2209.Plus d’information
Avant l'écrivain vint la journaliste. Avant l'arrivée éclatante, en 1945, de son premier roman, Bonheur d'occasion, vint le succès populaire d'une femme qui avait publié pendant six ans des articles dans les journaux et revues – d'abord de courtes chroniques puis graduellement des dossiers fouillés et réfléchis. François Ricard souligne toutefois une dichotomie entre les écrits journalistiques de Gabrielle Roy et son roman Bonheur d'occasion. En effet, ni Bonheur d'occasion ni d'ailleurs Alexandre Chenevert ne sont représentatifs du reste de son oeuvre. Bonheur d'occasion, qui a mis fin à trente-cinq ans d'indécision et qui a assuré à la romancière le succès artistique et financier nécessaire pour continuer son oeuvre, n'annonce aucunement le style ultérieur de celle-ci. Gabrielle Roy a laissé en chantier Alexandre Chenevert pour écrire La Petite Poule d'Eau, l'une de ses réalisations favorites. Ce deuxième roman de Roy, et non pas son premier, témoigne de la structure narrative qui lui est propre et qu'elle a conçue et raffinée dans ses articles parus dans Le Bulletin des agriculteurs. Il est vrai que les articles en question font aussi entrevoir les thèmes, les personnages et la présentation en profondeur qui ont caractérisé ses autres «romans». Toutefois, c'est sur la structure narrative de ces articles que nous avons concentré nos efforts dans la présente étude. De quel type de structure narrative s'agit-il? Nous avons regroupé en quatre thématiques, de façon assez libre, les articles dépeignant différents aspects du Canada. La structure employée, à savoir une série d'histoires autonomes portant sur un même thème ou sujet, est présente dans une grande partie de l'oeuvre de Gabrielle Roy et explique pourquoi on hésite à employer le terme «roman» pour désigner chaque histoire prise individuellement. Il s'agit d'un principe esthétique caractérisé par ses allers et retours, c'est-à-dire que les premières histoires préparent le terrain pour celles qui viendront et que les histoires suivantes reviennent sur les premières pour les commenter ou en développer davantage certains aspects. Ainsi, dans notre étude, nous analysons l'emploi de ce principe dans les écrits journalistiques de Gabrielle Roy, ce qui nous permet ensuite de tirer certaines conclusions générales sur son style narratif.
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2210.Plus d’information
Résumé« Pour une histoire sociale de la musique de George Crumb dans les années 1970 » désire montrer que l'art du compositeur américain (né en 1929) reflète d'une manière kaléidoscopique les vicissitudes de la société. Usant volontiers des différentes facettes de la notion de « métaphore », l'oeuvre visionnaire de Crumb s'attache autant aux arcanes de la spiritualité qu'aux affres de la mort. Dans ce sillage, l'approche symbolique de l'écriture musicale y suit l'analyse des faits socioculturels comme des problématiques sociopolitiques du moment.