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2572.Plus d’information
Du point de vue théorique, l'article examine le rapport à l'identité professionnelle dans des contextes de mutations de la filière nucléaire, ce qui requiert un regard rétrospectif sur ces transformations. Par ailleurs, il contribue à la connaissance empirique de la filière uranifère qui est restée pendant de longues années un secteur marqué du sceau du secret militaire. Cet article, qui s'appuie sur une enquête auprès de deux générations de mineurs de l'uranium de l'ouest de la France et l'étude d'archives, analyse l'évolution des identités professionnelles des mineurs d'uranium depuis l'après-guerre jusqu'à la fermeture des mines dans les années 1990. En effet, l'histoire des mines d'uranium n'est pas linéaire et la « mise en intrigue » (Ricoeur, 1983) du passé s'est faite tardivement autour des déchets laissés par l'exploitation, mais en omettant le travail à proprement parler de la mine. Depuis les témoignages d'époque qui présentent l'exploration puis l'exploitation sur le mode du développement économique, en passant par la fermeture puis l'oubli des mines, jusqu'à la prise en compte récente des risques inhérents, l'histoire se révèle plurielle et fragmentée (Brunet, 2004). Ce problème de linéarité repose en partie sur les discontinuités induites à la fois par l'oubli et le travail de mémoire partiel, fait très récemment. À partir de la question de la genèse des identités des mineurs, cet article montre, depuis l'exploration en 1945 jusqu'à la fermeture des mines en 1990, l'évolution de trois éléments structurants de l'identité professionnelle : le contexte institutionnel, le rapport au travail et la nature des relations professionnelles. Si le cas de mineurs d'uranium pose avec force la question du maintien d'une identité dans des contextes de transformation de la filière nucléaire, il met en perspective le rôle des contextes institutionnels sur la nature des relations professionnelles.
Mots-clés : Identités, Trajectoire, Uranium, Mineurs, Nucléaire
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2573.Plus d’information
RésuméLa présente réflexion met en lumière la portée prophétique de Du sens d'A. J. Greimas. L'auteure s'attarde sur les notions-clés d'engendrement du sens discursif et de conditions de la production des récits en circonscrivant une filiation entre ces concepts élaborés dans l'ouvrage de 1970 et leurs prolongements et affinements inaugurés par la sémiotique des passions. On fait état ici de deux sphères principales de théorisation ayant leur ancrage dans l'ouvrage Du sens, à savoir le rôle de la perception dans la mise au jour et le façonnement discursif de la signification ainsi que le corrélat syntaxique de la perception, incarné notamment par les modalités, des procès de modalisation et d'aspectualisation, porteurs de proprioceptivité au plan du discours. Faisant valoir la contribution du texte fondateur de Greimas aux préoccupations contemporaines de la sémiotique, l'article contribue à dédramatiser l'image de rupture qui tend à persister entre les deux visages de la sémiotique européenne, discontinue et continue.
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2576.Plus d’information
Cet article propose que le médium de l'animation enrichisse les récits d'expériences vécues. Malgré sa popularité en tant qu'outil de narration sur les plates-formes vidéo, peu de recherches explorent les impacts de l'animation sur le genre d'écriture de la vie. Lors d'une rencontre avec la production d'animation, j'ai développé un exemple original de ces récits animés que j'appelle « animated life writing ». En appliquant l’approches de création critique, par laquelle j'ai créé une vidéo animée qui accompagne cet article, les avantages et les inconvénients de l'animation sont explorés avec un accent sur l'incarnation dans l'écriture de la vie et la vivacité générée par les dessins animés.
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2580.Plus d’information
Alors que l'obligation d'accommodement raisonnable est appliquée par les tribunaux depuis plus de deux décennies, cette notion juridique semble de plus en plus remise en question et bien souvent mal comprise. Comment expliquer cet écart entre le droit et le monde vécu ? Pour répondre à cette question, il faut d'abord examiner le multiculturalisme qui sert généralement d'arrière-plan à la politique de gestion de la diversité religieuse. Devant la confusion conceptuelle entourant la notion d'accommodement raisonnable, il importe d'effectuer un retour aux sources juridiques du problème, pour constater notamment que certains aspects demeurent non-entièrement théorisés. De plus, la philosophie politique et la théorie du droit proposent des pistes pour tenter de comprendre cet écart entre le droit et le monde vécu, notamment autour de l'apprentissage social et de la contextualisation du droit.