Documents repérés

  1. 2671.

    Article publié dans Nouvelle Revue Synergies Canada (savante, fonds Érudit)

    Numéro 16, 2022

    Année de diffusion : 2022

    Plus d’information

    De la gitane, Amica, qui séduit François, dans Le torrent, au danseur noir Jean-Ephrem de la Tour, dans Un habit de lumière, en passant par le docteur Nelson qui bouleverse la vie d’Élisabeth d’Aulnières dans Kamouraska et Stevens Brown accusé de meurtre dans Les fous de bassan, l’Autre est une figure qui hante l’œuvre entière d’Anne Hébert. Aussi l’objectif de cet article est-il dans un premier temps de repérer les diverses manifestions de l’altérité afin d’en dégager les formes récurrentes. Ensuite, la signification de la figure omniprésente de l’Autre retiendra notre attention. Le personnage Autre, sous la plume d’une auteure québécoise, met-il au jour les désirs cachés, inavoués d’un individu ou d’une société? Quel est au fond sa puissance symbolique et sa fonction de révélation?

    Mots-clés : Anne Hébert, Anne Hébert, altérité, Alterity, malfaisance, Malfaisance, Eros, Eros, Thanatos, Thanatos

  2. 2672.

    Article publié dans Laval théologique et philosophique (savante, fonds Érudit)

    Volume 78, Numéro 1, 2022

    Année de diffusion : 2022

    Plus d’information

    Cet article aborde la question du lien entre la santé et la maladie, ainsi qu'entre la totalité et la guérison. En s'appuyant sur Paul Tillich, l'auteur montre que l'être humain est une unité dynamique et que la maladie et la santé doivent être comprises comme des processus dynamiques. En se basant sur le concept de l'« homo patiens » de Viktor E. Frankl, il explique ensuite que l'être humain peut toujours trouver un sens malgré la maladie. Enfin, la notion de « Dieu handicapé » de Nancy L. Eiesland lui permet de montrer que le christianisme possède un symbole qui illustre que la « totalité » et donc le salut ne sont pas nécessairement liés à l'intégrité physique.

  3. 2673.

    Article publié dans Protée (savante, fonds Érudit)

    Volume 36, Numéro 2, 2008

    Année de diffusion : 2008

    Plus d’information

    L'éthique est liée à une sémantique de l'action qui dépasse la raison instrumentale ; en effet, selon un regard éthique, le caractère sensé de l'agir relève d'une inclusion de chaque scénario pratique – délimité et focalisé par une visée – dans un cadre de traductibilité des mobiles et des valences. La perspective éthique s'enracine ainsi dans un détachement critique par rapport à l'immersion dans les scénarios d'action. L'éthique est élaborée par un discours vertigineux qui devrait s'étendre au-delà des morales ; ces dernières, en tant que formes culturelles stratifiées dans le temps, devraient être décrites à partir d'une observation de deuxième ordre par les mêmes communautés de discours qui les ont élaborées. L'éthique concerne la gestion des valeurs identitaires par rapport à leur horizon destinal. Chaque communauté de discours élabore une axiologie fondée sur la redistribution commensurable des destins ; mais la tension inter-communautaire fait émerger constamment l'exigence de répondre à la division des morales par la neutralisation d'une destinalité séparée. L'éthique est donc le niveau de négociation de l'agir sensé qui dépasse les garanties de sens données par les domaines sociaux et les différents jeux linguistiques, et qui conduit les formes de vie à reconnaître le scandale représenté par une Babel des destins. L'éthique est le bord d'une forme de vie qui doit se dépasser, s'étendre au-delà de ses buts et de sa propre finitude. Pour cette raison, le caractère apparemment intraitable des questions éthiques sub specie semiotica devient un domaine d'investigation potentiellement électif de la discipline, car cette tension des formes de vie au-delà d'elles-mêmes est, à bien voir, la structuration primaire, quoique tacite, d'une culture : croiser des destins.

  4. 2674.

    Parent, Anne Martine

    Trauma, témoignage et récit

    Article publié dans Protée (savante, fonds Érudit)

    Volume 34, Numéro 2-3, 2006

    Année de diffusion : 2007

    Plus d’information

    RésuméLe présent article explore la manière dont le trauma ruine la possibilité même d'un récit tout en le rendant nécessaire à la fois. Tout d'abord, un survol de l'histoire de la notion de trauma et des théories du trauma montre que c'est l'incompréhensibilité d'un événement pour un sujet qui fait de cet événement un trauma. Cette incompréhensibilité met le sujet aux prises avec une double contrainte (double bind) : d'une part, l'incompréhensibilité de l'événement traumatique pousse le sujet à tenter de l'intégrer dans son histoire psychique par sa mise en récit, tandis que, d'autre part, cette incompréhensibilité constitue cela même qui empêche la mise en récit de l'événement. Le témoignage semble être le seul genre de récit qui puisse se faire à partir de cette double contrainte, comme le révèle l'analyse de témoignages de camps de concentration nazis (notamment ceux de Charlotte Delbo et de Jorge Semprun) dans la dernière partie de l'article.

  5. 2675.

    Article publié dans Cinémas (savante, fonds Érudit)

    Volume 17, Numéro 2-3, 2007

    Année de diffusion : 2007

    Plus d’information

    RésuméLa périodisation est essentielle pour permettre à l'historien de structurer son appréhension du passé et possède une finalité relativement pédagogique. Tout exercice de périodisation est cependant un discours sur l'histoire et procède d'un croisement entre présent (celui du sujet historien) et passé (celui de l'objet historique). Un croisement qui relèverait d'ailleurs davantage du sujet percevant et de son contexte que de l'objet temporel supposément perçu. La périodisation serait ainsi fondamentalement un exercice proprement constructiviste. Premier exemple de périodisation, pour l'histoire du cinéma : le centenaire, en 1995. Mais que célèbre-t-on, au juste, au bout de cette période de cent années ? L'événement « originel » serait-il l'invention du Cinématographe Lumière et le dépôt du brevet ? Si tel est le cas, parler sans ambages du « centenaire du cinéma », c'est faire l'économie de la démonstration à la base de pareil positionnement, qui établit une adéquation biunivoque entre cinématographe et cinéma. Serait-ce plutôt la fameuse première projection publique payante du 28 décembre 1895 au Grand Café à Paris ? Quel statut aurait alors la toute première projection du Théâtre optique d'Émile Reynaud, qui a eu lieu au moins trois ans avant l'invention du Cinématographe Lumière ? Quel statut auraient les projections de lanterne magique ? Il s'agira de montrer ici que, dans le cas d'un média complexe comme le cinéma, l'on ne peut utiliser la notion de périodisation que si on la conjugue au pluriel et que tout essai de périodisation doit entrer en relation avec les diverses séries culturelles au croisement desquelles adviennent les médias. On verra qu'il n'est somme toute guère aisé de faire se croiser le maillage inextricable d'un média complexe comme le cinéma et une notion aussi unilinéaire et simplificatrice que celle de « période ».

  6. 2676.

    Article publié dans Protée (savante, fonds Érudit)

    Volume 30, Numéro 3, 2002

    Année de diffusion : 2003

    Plus d’information

    L'étude tâchera de montrer que la mouche du tableau réclame une distance particulière. La mouche rapproche ainsi le corps énoncé et le corps énonçant, obligeant ce dernier à une observation attentive des formes et des textures et l'amenant à privilégier les informations affectives. La mouche s'interpose ainsi entre les deux corps, conçus comme chairs et, imposant sa propre représentation des valeurs, fait de l'esthésie l'expérience d'une chair dysphorique.

  7. 2677.

    Article publié dans Nouvelles pratiques sociales (savante, fonds Érudit)

    Volume 28, Numéro 2, 2016

    Année de diffusion : 2017

    Plus d’information

    Dans le domaine de l'intervention sociale, on assiste aujourd'hui à des appels multiples à la réflexivité des acteurs comme des institutions, dans le cadre de politiques publiques devenues « activantes », et dans le contexte plus global d'une société dite « réflexive ». L'objectif de cet article est de montrer comment l'outillage conceptuel de Foucault permet de problématiser ces divers usages de la réflexivité et leurs relations au pouvoir dans les pratiques, et d'en dégager certains enjeux et potentialités éthiques dans la transformation des pratiques d'intervention sociale.

    Mots-clés : travail social, réflexivité, éthique, pouvoir, subjectivation, social work, reflexivity, ethics, power, subjectivation

  8. 2678.

    Article publié dans TTR : traduction, terminologie, rédaction (savante, fonds Érudit)

    Volume 15, Numéro 1, 2002

    Année de diffusion : 2003

    Plus d’information

    RésuméSelon Lakoff et ses collaborateurs, l'être humain formule ses idées en ayant notamment recours à des « expressions métaphoriques » qui sont l'expression de surface de « métaphores conceptuelles » structurant un domaine : cela consiste à utiliser les termes et la structure conceptuelle d'un domaine pour en décrire un autre. De fait, plusieurs travaux montrent que l'énonciation scientifique, notamment dans le domaine biomédical, fait largement appel aux métaphores conceptuelles. En traduction, la formulation dans la langue d'arrivée pose précisément le problème de la cohérence des métaphores conceptuelles utilisées dans les deux langues. Grâce à des exemples tirés de textes biomédicaux en anglais et en français, nous analysons la correspondance des cartographies métaphoriques dans les deux langues. Une attention particulière est portée à la mise à l'épreuve des généralisations élaborées par Lakoff, notamment en ce qui a trait au « principe d'invariance » et à la polysémie.

    Mots-clés : approche cognitive de la traduction,, conceptualisation,, métaphore,, langue de spécialité,, biomédecine, cognitive approach to translation,, conceptualisation,, metaphor,, language for specific purpose,, biomedicine

  9. 2679.

    Article publié dans Frontières (savante, fonds Érudit)

    Volume 27, Numéro 1-2, 2015

    Année de diffusion : 2016

    Plus d’information

    Le 7 janvier 2015 en fin de matinée à Paris, les frères Chérif et Saïd Kouachi lancent une attaque contre la rédaction de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo. Cagoulés, vêtus de noir et armés de kalachnikovs, ils déciment la rédaction, faisant douze morts dont huit journalistes. Cet article examine comment Renald Luzier (« Luz »), dessinateur de presse à Charlie Hebdo, se réconcilie avec la mort, la réapprend par le truchement de la bande dessinée Catharsis (2015). Autrement dit, comment la bande dessinée parvient-elle à donner du sens à une expérience traumatique ? Comment contribue-t-elle, par une expérience graphique, à nouer des liens entre un passé récent indicible, un présent douloureux et un possible futur ? Peut-elle être un moyen de (re)construction de soi ? Autant d'interrogations qui font la matière de ce texte où la bande dessinée n'est pas envisagée comme une illustration à un processus de deuil mais dans ses potentialités symboliques, imaginaires – anthropologiques - où un dessinateur, Luz, vit la mort des autres dans sa propre vie.

    Mots-clés : anthropologie, bande dessinée, catharsis, deuil, mort, trauma, Anthropology, Graphic novel, Catharsis, Mourning, Death, Trauma

  10. 2680.

    Article publié dans Culture and Local Governance (savante, fonds Érudit)

    Volume 1, Numéro 2, 2008

    Année de diffusion : 2008

    Plus d’information

    Saint-Etienne, ville française dont l’histoire est profondément liée à l’industrie et dont le développement urbain a été initié par l’activité économique, est aujourd’hui amenée à se prononcer sur cet imposant héritage. C’est notamment à travers la mise en patrimoine de hauts lieux de son glorieux passé industriel que la ville de Saint-Etienne cherche à construire une gouvernance spécifique à ces espaces hérités de l’histoire et mobilisés dans le présent. L’exemple précis de la Manufacture d’Armes de Saint-Etienne, choisie pour accueillir l’implantation d’un équipement (la Cité du Design) devant symboliser le renouveau moderniste du territoire, nous renseigne sur le traitement de l’enjeu mémoriel inhérent à toute opération d’aménagement et de renouvellement urbain. Il permet ensuite de cerner l’ensemble des acteurs qui interviennent dans la sphère patrimoniale locale, et de mettre à jour une variété de sélections mémorielle différenciées. Certaines de ces dernières sont légitimées par la patrimonialisation, vue comme un mécanisme social et politique de construction mémorielle, mais également comme un puissant outil de justification de l’action publique contemporaine. Enfin, en ayant été le théâtre d’un véritable conflit patrimonial et mémoriel, le cas de la Manufacture d’Armes de Saint-Etienne nous amène en dernier lieu à questionner la validité de l’existence d’une gouvernance patrimoniale locale.