Documents repérés

  1. 311.

    Article publié dans Théologiques (savante, fonds Érudit)

    Volume 24, Numéro 1, 2016

    Année de diffusion : 2018

    Plus d’information

    Cet article tente de voir dans la pratique religieuse, et spécifiquement celle de l'islam, les indices d'une réponse individuelle à l'injustice sociale. La démarche de mise en contexte part de la thèse de Nancy Fraser qui consiste à reconsidérer la justice sociale à travers ses dimensions de reconnaissance et de redistribution. La perspective de l'auteure féministe se rapproche de la praxis coranique de la zakat. Aussi, l'initiative se poursuit en exposant ce commandement divin au fondement de la foi. Trois propriétés y sont rattachées : 1) la zakat constitue un vecteur de redistribution des biens possédés ; 2) elle formule une créance du démuni sur les biens du nanti ; 3) elle construit une éthique de comportement individuel élevée sur la solidarité et la justice. Finalement, l'entreprise figure une proposition possible dans le contexte québécois.

  2. 312.

    Boublil, Élodie

    Se disposer au dialogue

    Article publié dans Laval théologique et philosophique (savante, fonds Érudit)

    Volume 77, Numéro 1, 2021

    Année de diffusion : 2022

    Plus d’information

    Cet article analyse les éléments constitutifs de ce que Strasser nomme lui-même une « phénoménologie du dialogue » (1969), laquelle repose sur une double tentative : il s'agit, premièrement, de restaurer une phénoménologie de l'intériorité, après la critique husserlienne puis merleau-pontienne du cogito cartésien ; deuxièmement, de prendre en compte la primordialité de l'affectivité dans la constitution de l'éthique, au moyen d'une archéologie du sujet qui place la rencontre de l'autre, sous la forme d'un « Tu », au premier plan du surgissement du monde commun. Pour mener à bien cette entreprise, Strasser refonde l'anthropologie philosophique en réintroduisant la notion de « coeur » (Gemüt ; thumos), véritable zone intermédiaire et lieu de métabolisation et de métaphorisation du réel qui rend la visée descriptive de la phénoménologie, sous la forme d'une explicitation des différentes couches de la réalité, compatible avec la visée normative et universelle de l'éthique.

  3. 313.

    Article publié dans Études françaises (savante, fonds Érudit)

    Volume 57, Numéro 2, 2021

    Année de diffusion : 2021

    Plus d’information

    Cet article étudie comment trois fictions contemporaines sur la guerre négocient leur rapport à la vérité historique et interrogent leur propre validité en tant que discours sur la mémoire du passé. Zone de Mathias Énard, Incendies de Wajdi Mouawad et Les événements de Jean Rolin témoignent d'une époque particulièrement sensible à la question des frontières entre fait historique et représentation, et méfiante envers les prétentions à la vérité d'une histoire qui se dit « officielle ». Collectivement et individuellement traumatiques, les guerres évoquées dans ces oeuvres fournissent l'occasion de déconstruire une mémoire manipulée ou de figurer la part intransmissible de telles expériences extrêmes. L'analyse met en lumière le caractère éthique de la spécificité autoréflexive de la littérature lorsqu'elle prend pour objet de tels processus mémoriels.

  4. 314.

    Thèse déposée à McGill University

    2015

    Plus d’information

    La majorité des débats portant sur les préoccupations éthiques quant au traitement des personnes atteintes de désordres de la conscience est présentée en fonction d’une classification dichotomique : « droit de mourir/droit de vivre », en se concentrant principalement sur (1) une évaluation pour savoir si l’individu demeure « conscient », et sur (2) la « bonne » prise de décision concernant l’utilisation de traitements de survie. Toutefois, les expériences vécues par la famille, les amis et le personnel médical, qui entretiennent un lien étroit avec l’individu atteint de désordres de la conscience, indiquent que les questions éthiques que cela comporte ne peuvent être réduites au schéma « droit de mourir/droit de vivre », ni à des preuves d’un état de conscience, ni au droit …

  5. 315.

    Article publié dans Laval théologique et philosophique (savante, fonds Érudit)

    Volume 46, Numéro 2, 1990

    Année de diffusion : 2005

  6. 316.

    Article publié dans Sens public (savante, fonds Érudit)

    2015

    Année de diffusion : 2015

    Plus d’information

    La question de l'interprétation juridique occupe une place paradoxale. Elle est à la fois centrale et peu questionnée au-delà de quelques cercles de spécialistes souvent proches de la sociological jurisprudence ou du réalisme américain. Le résultat est une sorte de consensus (qui sert également de principe politique) de la communauté universitaire autour de cette idée d'un rôle subsidiaire de l'activité d'interprétation dans la production normative – production normative qui ressortit donc presque exclusivement au pouvoir législatif. Pourtant, cette idée que seul le législateur crée le droit est contredite par les faits et surtout par une série de travaux de la philosophie de la traduction qui, dans le prolongement du grand tournant herméneutique initié dans la seconde moitié du XXe, met en évidence un tout autre paradigme : l'interprète ne peut être étranger au texte et il faut combattre l'idée selon laquelle il n'ajouterait jamais à ce que l'auteur ou le premier lecteur aurait pu avoir en tête ; le texte doit être replacé au centre du débat de l'interprétation et on ne peut plus en faire un « prétexte » ou un élément secondaire dans la prise de décision du juge. Enfin, la théorie de la traduction condamne de manière ferme le recours à l'intention de l'auteur.

    Mots-clés : Interprétation, herméneutique juridique, théorie de la traduction, H.-G. Gadamer, P. Ricœur, G. Steiner, Interpretation, legal hermeneutics, theory of translation, H.-G. Gadamer, P. Ricœur, G. Steiner

  7. 317.

    Article publié dans Canadian Journal of Bioethics (savante, fonds Érudit)

    Volume 3, Numéro 2, 2020

    Année de diffusion : 2020

    Plus d’information

    L'étude cherche à montrer la contribution de l'approche par les capabilités d'Amartya Sen à la pratique professionnelle en santé mentale. Pour le faire, le texte précise d'abord la transformation qu'a connue le champ de la santé mentale depuis les 50 dernières années. Le « rétablissement », avec son accent mis sur l'empowerment de l'usager, témoigne de ce renouvellement. Dans une deuxième partie, est présentée l'approche par les capabilités d'Amartya Sen. Si celle-ci vise à renforcer le pouvoir des individus à choisir eux-mêmes la vie qu'ils aspirent à mener, se pose alors le problème des personnes qui sont privées de la liberté de choisir. Entre ici en jeu la justice qui est inséparable de la liberté. La troisième partie de l'étude aborde la question de la contribution de la pensée de Sen à la pratique professionnelle en santé mentale. Qu'apporte-elle de plus que ce qu'apporte déjà le rétablissement avec la valorisation de l'autonomie du sujet? Il y est discuté du fondement anthropologique qu'elle valorise, de même que des implications pour la pratique des intervenants. Ainsi, en conclusion, le lecteur peut constater que l'approche de Sen modifie la perspective bioéthique classique prédominante depuis les années 1980.

    Mots-clés : capabilités, santé mentale, rétablissement, Amartya Sen, bioéthique, vie bonne, capabilities, mental health, recovery, Amartya Sen, bioethics, good life

  8. 318.

    De Koninck, Thomas

    De la dignité humaine

    Article publié dans Éthique en éducation et en formation (savante, fonds Érudit)

    Numéro 3, 2017

    Année de diffusion : 2018

    Plus d’information

    Un certain flou continue de régner autour du sens du mot « dignité ». La question suivante de Gabriel Marcel s'avère plus pertinente que jamais : «Ne risquons-nous pas en effet communément de nous laisser tromper par ce que j'appellerai volontiers une conception décorative de la dignité, celle-ci étant plus ou moins confondue avec l'apparat dont s'entoure volontiers la puissance?». Voici donc quelques rappels touchant, en revanche, la dignité humaine proprement dite.

    Mots-clés : Humain, personne, respect, pauvreté, désir de reconnaissance, Human, person, respect, poverty, desire for recognition

  9. 320.

    Article publié dans Sociologie et sociétés (savante, fonds Érudit)

    Volume 53, Numéro 1-2, 2021

    Année de diffusion : 2023

    Plus d’information

    Deux procédés, ou formes de stylisation, couramment utilisés par les sociologues sont examinés : le récit (ou mise en intrigue) et le type idéal. Ces deux procédés ne sont pas propres aux sociologies dites interprétatives mais elles ont des dimensions herméneutiques. La mise en intrigue et la création d'un type idéal se font dans le prolongement des interprétations des acteurs qui mettent eux-mêmes en récit ce qui leur arrive et typifient leurs conduites. Les sociologues prennent ainsi le relais de ces premières interprétations, tout en s'en distanciant. En outre, ces deux procédés peuvent contribuer à mettre en lumière les enjeux moraux et politiques de la collectivité étudiée, ainsi que la création, la liberté et la réflexivité des acteurs, et donc à nouveau leur travail d'interprète, ce qui leur confère également un caractère herméneutique. La discussion se fait autour de quelques exemples.

    Mots-clés : Écriture, sociologie, récit, type idéal, herméneutique, Writing, sociology, narrative, ideal type, hermeneutic, Escritura, sociología, narrativa, tipo ideal, hermenéutica