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  1. 511.

    Article publié dans Théologiques (savante, fonds Érudit)

    Volume 21, Numéro 1, 2013

    Année de diffusion : 2014

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    L'archéologie biblique, devenue syro-palestinienne, s'est sortie de son cadre épistémologique historiciste. Mais qu'en est-il de la théologie elle-même dans son rapport à l'histoire ? Peut-on respecter l'historicité de la condition humaine — une grande découverte de la modernité — sans pour autant en faire le critère absolu de notre compréhension du monde ou sans demeurer dans une vision historiciste des « interventions » de Dieu dans le cours de l'histoire ? Peut-on penser révélation et incarnation autrement ? Le questionnement n'est pas nouveau mais mérite d'être repris encore une fois. Après avoir rappelé rapidement les acquis et impasses du débat (à travers les positions de Sesboüé, Bühler, Yarbrough et Pelletier), l'article propose une alternative narratologique — (post)moderne ? — à la compréhension moderne de divers concepts : « événement », « vérité », « révélation », « histoire », » historicité ».

  2. 512.

    Article publié dans Revue des sciences de l'éducation (savante, fonds Érudit)

    Volume 28, Numéro 1, 2002

    Année de diffusion : 2003

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    RésuméCet article tente de contribuer à la clarification d'une approche culturelle de l'enseignement. L'auteur prend pour cadre de référence l'herméneutique contemporaine, en particulier l'herméneutique représentée par Gadamer et Ricoeur. Il présente six principes herméneutiques et examine la pertinence de cette approche au regard de la fragmentation et de la dispersion qui caractérisent la culture actuelle et qui affectent en profondeur la culture scolaire et le rôle de l'enseignant comme médiateur de culture. L'auteur dégage enfin les conséquences de cette approche sur la mise en place des conditions d'une pédagogie de la culture.

  3. 513.

    Article publié dans TTR : traduction, terminologie, rédaction (savante, fonds Érudit)

    Volume 12, Numéro 1, 1999

    Année de diffusion : 2007

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    RésuméFigure, figuralité, dé-figuration, sur-figuration : aspects de la traduction poétique — Le relief figural d'un poème s'avère souvent modifié, ou arasé, dans l'opération traduisante, par une insuffisante perception — en amont du traduire — de « l'espace intérieur du langage » qu'est la figure, ainsi que des mécanismes figuratifs. L'idée pernicieuse et tenace de la figure comme fleur de rhétorique, élément décoratif, sous-tend fréquemment aussi le rhétorique, élément décoratif, sous-tend fréquemment aussi le comportement traductif face à un texte de poésie ; c'est par là-même toucher du doigt un autre a priori tout aussi néfaste : l'appartenance de la figure à la forme du poème, envisagée comme dissociable de son sens.On examine ici la fortune de quatre figures-clés — comparaison, métaphore, hypallage, répétition —  dans diverses traductions de poésie, à la lumière du principe général de concordance énoncé par Meschonnic pour l'établissement d'un rapport poétique entre un texte et sa traduction. La démétaphorisation à laquelle procède telle ou telle traduction supprime ou anémie des éléments essentiels du processus de signifiance. À l'inverse de l'ablation ou de la destruction de figures, c'est un ajout de figures, voire une surcharge figurale, qu'on rencontre, à d'autres moments, dans la traduction poétique. Animé par le désir d'embellir, de poétiser l'original, le traducteur plaque des fioritures sur le texte source : la rhétorisation est une des pratiques les plus courantes de la « domination esthétisante ».Rester au plus près du régime figural d'un poème, c'est respecter l'unité organique de ce poème, et préserver son intégrale textualité.

  4. 514.

    Article publié dans Voix et Images (savante, fonds Érudit)

    Volume 24, Numéro 1, 1998

    Année de diffusion : 2006

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    RésuméLes premières oeuvres de Préfontaine manifestent le désir d'incarner la parole dans la « chair du monde », d'atteindre la genèse rythmique de la matière dans une « anhumanité du verbe ». Si Pays sans parole nomme les espaces géographiques d'un peuple brisé par l'aphasie, et marque ainsi un retour à l'homme, son auteur affiche une grande réticence face à sa propre thématique du pays. Entre cette réserve et la désillusion « religieuse », le poète semble pris dans un « non-lieu ». Aussi n'est-ce pas en fonction de son appartenance au discours nationaliste que sera étudié Pays sans parole, mais en regard de la poétique du premier Préfontaine, celle de l'incarnation. L'analyse de « Sous l'éclair d'homme », permettra d'examiner comment prend forme une écriture de la voix qui structure une expérience du temps, et fera l'hypothèse que cette expérience motive le rêve d'incarner le verbe.

  5. 515.

    Article publié dans Voix et Images (savante, fonds Érudit)

    Volume 20, Numéro 3, 1995

    Année de diffusion : 2006

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    RésuméPour André Brochu, la poésie a partie liée avec l'infini et vise l'élargissement des "cadres de l'expérience humaine" en puisant aux sources du désir, "en deçà et au-delà" des évidences. Par ailleurs, le temps constitue un thème privilégié de cette poésie. La présente étude essaie d'établir des liens entre ¡'"infini concret" dont parle Brochu dans un entretien et les différents plans de manifestation de la temporalité dans sa poésie. Elle essaie de voir si l'élargissement des cadres de l'expérience passe par l'imaginaire, c'est-à-dire par la représentation thématique ou narrative d'un autre temps ou d'un "hors-temps", ou encore par la tentative déviter le récit, pour éviter la nécessité de "finir", ou enfin, par un travail rythmique, qui favoriserait le recommencement.

  6. 516.

    Dussart, Françoise

    « Mise en intrigue »

    Article publié dans Anthropologie et Sociétés (savante, fonds Érudit)

    Volume 38, Numéro 3, 2014

    Année de diffusion : 2015

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    Lorsque les oeuvres artistiques des Aborigènes d'Australie sont exposées dans des musées ou des galeries commerciales, elles sont trop souvent décontextualisées, sans aucune référence explicite au contexte sociohistorique de leur production. J'examine ici les pratiques muséales de deux expositions d'art aborigène australien (1988 et 2012) qui allièrent une collaboration entre musées, artistes autochtones et conservateurs. En analysant les différentes formes d'indexicalité déployées par les conservateurs, les musées et les artistes autochtones impliqués dans des expositions temporaires, j'interroge des façons de repenser les pratiques vers une décolonisation des mises en scène muséales.

    Mots-clés : Dussart, Australie, Aborigènes, peintures sur toile à l'acrylique, Yuendumu, pratiques muséales, Dussart, Australia, Aboriginal People, Acrylics, Yuendumu, Museum Exhibiting Practices, Dussart, Australia, Aborígenes, pinturas acrílicas sobre lienzo, Yuendumu, prácticas museísticas

  7. 517.

    Article publié dans Drogues, santé et société (savante, fonds Érudit)

    Volume 17, Numéro 1, 2018

    Année de diffusion : 2019

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    Cet article explore la teneur de l'évaluation morale dans les modes de traitement du « trouble addictologique » en s'intéressant aux trajectoires des personnes en prise avec des produits psychoactifs inscrites dans une démarche d'arrêt ou de diminution des consommations d'alcool ou des drogues illicites. En suivant ces trajectoires de sortie, j'ai pu questionner leur passage dans deux entités de traitement, les Centres de Soin, d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA) et les groupes d'entraide associatifs (Vie Libre, Narcotiques et Alcooliques Anonymes). À partir d'une posture ethnographique, à la fois compréhensive et critique, nous explorons la construction de la « sortie » des addictions au regard des contraintes morales, sociales et institutionnelles. L'article se fonde sur des données de recherche recueillies de 2010 à 2013. Elle combine à la fois l'observation directe des milieux, ainsi que des entretiens biographiques et semi-directifs réalisés avec des intervenants (nb 15) et des personnes dépendantes (nb 41).L'analyse qualitative de données met en évidence que le travail biographique déployé par les personnes dépendantes permet une mise à distance de l'expérience de l'emprise. Il s'agit de constituer un jugement moral sur ses comportements passés sous l'effet des produits. La catégorie de trajectoire de déprise permet donc de rendre compte des formes subjectives de (se) composer avec ou sans les produits sans renvoyer à l'idéal d'abstinence. C'est seulement au moment de la mise en récit devant les pairs ou les professionnels que l'on peut parler d'une rupture biographique. En ce sens les entités médiatisent les récits des personnes dépendantes, parce qu'elles contribuent à construire un cadre d'énonciation des récits, et donc de distinguer ce qui peut être dit ou pas. Cet article interroge l'aspect contraignant de ce processus, en ce sens que l'obligation de se raconter participe aussi à construire un sujet moral capable de s'autocontrôler.

    Mots-clés : Addictologie, traitement, société addictogène, souffrance psychique, évaluation morale, Addictology, treatment, addictogenic society, mental suffering, moral evaluation, adictología, tratamiento, sociedad adictogénica, sufrimiento psíquico, evaluación moral

  8. 518.

    Article publié dans Philosophiques (savante, fonds Érudit)

    Volume 45, Numéro 2, 2018

    Année de diffusion : 2019

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    L'ambition de cet article est double. Il s'agit d'abord de fixer le contexte philosophique qui sous-tend le débat entre Derrida et Marion en 1999, à l'Université de Villanova, et de réviser la perspective qui y est formulée selon laquelle le destin de la phénoménologie est intimement lié à une décision à prendre à l'égard du concept d'horizon : « il n'y a pas de phénoménologie sans horizon », affirme Derrida à Marion, il faut donc la dépasser ; « la dernière étape en vue d'une véritable phénoménologie serait d'abandonner le concept d'horizon », rétorque Marion à Derrida. Cette révision de perspective nous conduira alors, dans un second temps, à restituer, en se servant de l'histoire du concept d'horizon comme fil directeur heuristique, le sens de ce que nous appellerons l'histoire française de l'herméneutique phénoménologique, dont l'unité, par-delà la multiplicité des étiquettes, réside dans le partage d'une même définition de l'activité philosophique, comme tentative de laisser se montrer soi-même à partir de soi-même le phénomène par excellence, et, avec et contre le second Heidegger, d'une même exigence de dépassement de l'horizon, solidaire de la métaphysique moderne de la subjectivité. Le principe d'une telle reconstruction permettra enfin d'envisager la possibilité d'une histoire différenciée des concepts alternatifs de phénoménologie et d'horizon, qui reste à écrire.

  9. 519.

    Article publié dans Théologiques (savante, fonds Érudit)

    Volume 24, Numéro 2, 2016

    Année de diffusion : 2018

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    Le billet à Philémon est lu ici au carrefour de la socio-critique et de l'analyse discursive, afin de réfléchir sur l'identité qu'il propose à la lectrice, au lecteur. Dans le contexte sociologique rigide et violent du Ier siècle ou, mutatis mutandis, dans le contexte du xxie siècle, en ce qui a trait à l'esclavage ou au néolibéralisme, Philémon est un discours qui exprime et cherche à dépasser, tout à la fois, la dichotomie sociologique entre des rapports fraternels en Christ et des rapports hiérarchiques de sujétion entre personnes — une sorte de schizophrénie éthique qui n'est pas le seul apanage du début du christianisme. La structure sociale maître/esclave (Philémon et Onésime) ou patron/client (Paul et Philémon) ne coïncide pas avec la structure de la communauté fraternelle, qui valorise la petitesse et le service et entend pousser l'amitié jusqu'à l'amour fraternel, redéfinissant ainsi l'utilité véritable des personnes.

  10. 520.

    Article publié dans Revue des sciences de l'éducation (savante, fonds Érudit)

    Volume 47, Numéro 2, 2021

    Année de diffusion : 2021

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    Au Québec, où l'enseignement de l'histoire dite nationale est un sujet sensible, l'implantation du programme Histoire du Québec et du Canada en 2017 ne s'est pas faite sans vagues. Dans le présent article, nous présentons les résultats d'une recherche de type descriptif portant sur les fondements épistémologiques, didactiques et idéologiques de ce nouveau programme. Les résultats révèlent que le curriculum en question est davantage un exercice de style consensuel dont la finalité première serait d'ordre politique : 1) ménager les susceptibilités de certains groupes d'influence ; 2) assurer la stabilité sociale en prônant un nationalisme civique inclusif ; 3) clore la polémique autour de la question identitaire.

    Mots-clés : programme d'histoire, épistémologie, didactique, idéologie, histoire du Québec et du Canada, history program, epistemology, didactic, ideology, history of Quebec and Canada, programa de historia, epistemología, didáctica, ideología, historia de Quebec y de Canadá