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36821.Plus d’information
Le topos de l’auberge dans l’histoire comique crée autant un effet de ressassement que de contraste : elle suscite des situations reconnaissables, conditionne des épisodes stéréotypés, programme des scénarios qu’on retrouve, avec variance et nuance, dans beaucoup de textes du même genre. Partout visible, à la fois comme figure métaphorique modélisant une sociabilité libertine de substitution ou point de contact diégétique où se concentrent en un même endroit intrigues et personnages, l’auberge correspond bien à ce que les satoriens définissent comme une « configuration narrative récurrente ». Les enjeux pluriels convoqués par le topos de l’auberge peuvent ainsi se diviser en trois grandes catégories : il s’agit d’abord d’un lieu public encourageant les rencontres; ensuite d’un lieu qui, précisément en raison de ces voisinages forcés, engendre chaos et violence; enfin d’un lieu qui non seulement héberge des récits, mais constitue en lui-même une image kaléidoscopique de la narrativité. Plus précisément encore, nous retiendrons du topos de l’auberge sa fonction métanarrative, l’une de ses propriétés constitutives permettant son repérage.
Mots-clés : Topos, Auberge, Histoire comique, Narrativité, Espace
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36822.Plus d’information
Cet article propose une synthèse des résultats de recherches de divers pays tirés de travaux empiriques sur les parcours en reconnaissance des acquis dans des dispositifs au 1er cycle universitaire et vise à attirer l’attention sur des enjeux de justice sociale. On y constate que la reconnaissance des acquis contribue à l’obtention d’un diplôme de 1er cycle. Cependant, les défis restent importants pour que ce type de dispositifs serve à la fois les besoins sociaux et l’émancipation des personnes, tout particulièrement les besoins et aspirations de personnes ayant un rapport non traditionnel aux études et qui privilégient souvent l’apprentissage dans l’action ou avec des pairs.
Mots-clés : reconnaissance des acquis, acquis extrascolaires, université, parcours, justice sociale
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36823.Plus d’information
Dans les descriptions des récits de voyages européens depuis le XVIe siècle, les représentations de l’Africain ne se distinguent pas de ceux des autres « sauvages » dont l’existence nouvellement découverte fascine et répugne tout à la fois. Au XVIIIe siècle, alors même que les allusions au cannibalisme du Nouveau Monde tendent à se dissiper, et que s’élabore l’image du « bon sauvage », le discours cannibalique sur l’Afrique s’amplifie. Ce travail propose d’observer comment il émerge et se propage dans les textes européens. Autrement-dit, il s’agira d’interroger la formation de ce discours sur l’autre pour peut-être comprendre comment il se fixe sur l’Africain : discours imaginaire, sans doute, mais dont la contagion contamine encore aujourd’hui la perception du Noir comme autre, et informe le discours persistant de son ensauvagement.
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36824.Plus d’information
De disciple à mentor, c’est le parcours suivi par Christine de Pizan. Elle commence par se mettre en scène guidée par des personnifications allégoriques comme la Sibylle de Cumes dans le Chemin de long estude, et Raison, Droiture et Justice dans le Livre de la Cité des Dames et le Livre des trois Vertus. Puis elle assume en son nom propre le rôle de mentor. Le périple initiatique qu’elle entreprend dans le premier de ces textes, renvoie au topos bien connu du voyage dans l’Au-delà sous la conduite d’une figure emblématique, représenté par deux œuvres majeures qui l’ont inspirée, la Divine Comédie de Dante et l’Énéide de Virgile.
Mots-clés : Christine de Pizan, Dante, mentor, allégorie, voyage
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