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  1. 37041.

    Ferrari, Sylvie, Mekni, Mohamed Mehdi, Petit, Emmanuel et Rouillon, Sébastien

    Du bien-fondé de la participation des citoyens aux marchés de permis d'émissions

    Article publié dans [VertigO] La revue électronique en sciences de l'environnement (savante, fonds Érudit)

    Volume 10, Numéro 1, 2010

    Année de diffusion : 2011

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    L'idée de réguler les pollutions au moyen de permis d'émissions échangeables sur un marché concurrentiel a été développée pour la première fois par Dales en 1968. Cependant, un aspect assez peu étudié du fonctionnement de ces marchés est que les citoyens sont autorisés à y intervenir pour acheter des permis d'émissions dans le but de les retirer et de réduire ainsi la pollution. Pourtant, il apparaît en pratique que les préférences des citoyens interviennent peu ou pas dans l'élaboration, puis dans le fonctionnement des marchés de permis d'émissions. Or, une telle situation contredit à la fois les valeurs démocratiques et les principes économiques dominants. Cet article entend poursuivre le débat sur le bien fondé, ou non, d'une participation des citoyens à un marché de permis d'émissions, en se plaçant à la fois sous l'angle de l'efficacité économique et sous l'angle de l'éthique. Considérant la possibilité pour les citoyens de se comporter en passager clandestin, nous montrons qu'il peut être socialement bénéfique de subventionner la demande des citoyens de façon à combattre ce comportement. A partir des apports de l'économie expérimentale appliquée au jeu du bien public, nous observons que l'économie théorique semble surestimer le problème de l'incitation à se comporter en passager clandestin. Enfin, les enjeux éthiques associés à l'ouverture des marchés de permis d'émissions aux citoyens sont analysés. Une éthique basée sur la liberté et la souveraineté des citoyens requiert d'autoriser la participation des citoyens aux marchés de permis d'émissions. Ce point est ensuite discuté au regard des pollutions cumulatives et au regard de la dimension intergénérationnelle de l'équité.

    Mots-clés : Équité, Altruisme, bien public, efficacité économique, éthique, participation du citoyen, permis d'émissions négociables, justice intergénérationnelle, pollutions cumulatives, passager clandestin, equity, altruism, public good, economic efficiency, ethics, tradable emission permits, citizen participation, intergenerational justice, free rider, cumulative pollutions

  2. 37042.

    Article publié dans Management international (savante, fonds Érudit)

    Volume 17, Numéro 2, 2013

    Année de diffusion : 2013

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    La notion de « capital social organisationnel » (CSO) met en valeur les bénéfices du développement et de l'entretien par l'entreprise de relations sociales internes et externes de bonne qualité. Cet article porte sur le cas de « Kirvit Ltda. », une très petite entreprise technologique (TPET) colombienne. L'objectif est d'analyser les moments de formation du CSO qui accompagnent l'innovation de l'un de ses produits. L'accent est mis sur l'action de trois variables dites « de niveau individuel ». Le type d'entreprise retenu est mis à profit pour mener une réflexion sur les particularités de la formation du CSO par rapport à la taille et la nature de l'entreprise.

    Mots-clés : stratégie, capital social organisationnel, TPE technologiques, études de cas, strategy, organizational social capital, technology-based small enterprises, case studies, estrategia, capital social organizativo, microempresas de base tecnológica, estudios de caso

  3. 37043.

    Article publié dans Relations industrielles (savante, fonds Érudit)

    Volume 55, Numéro 3, 2000

    Année de diffusion : 2005

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    Cette recherche analyse l'influence de deux formes d'appui, l'appui affectif et l'appui instrumental, provenant de trois sources d'appui en milieu organisationnel — celui offert par le supérieur hiérarchique, les collègues et les dirigeants d'entreprise — sur le succès en télétravail. Les données ont été recueillies par questionnaire auprès de 193 employés qui télétravaillent depuis au moins six mois au sein de trois organisations ayant un programme de télétravail. En général, les résultats confirment que plus les télétravailleurs estiment recevoir certaines formes d'appui de leur supérieur hiérarchique et des dirigeants de leur entreprise, plus ils évaluent favorablement certains indicateurs de succès en télétravail. Les résultats peuvent servir de référence aux dirigeants d'entreprise et aux gestionnaires qui souhaitent implanter ou améliorer l'efficacité d'un programme de télétravail à domicile.

  4. 37044.

    Article publié dans Relations industrielles (savante, fonds Érudit)

    Volume 35, Numéro 2, 1980

    Année de diffusion : 2005

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    Au cours des dernières années, les syndicats britanniques ont dû faire face à un feu de plus en plus nourri. Leur répugnance à accepter les réformes envisagées par l'Industrial Relations Act de 1971 est citée comme un exemple significatif de leur intransigeance et du fait qu'ils se considèrent au-dessus de la loi. Ainsi, la façon dont ils ont combattu cette loi aurait été, dit-on, contraire à la règle de droit et au système parlementaire. Mais tel n'est pas le cas.L'Industrial Relations Act était l'aboutissement de l'opinion conservatrice qui croyait à la nécessité d'imposer d'une façon radicale un nouvel aménagement des rapports de force dans les relations professionnelles. La loi visait à placer les syndicats sous la surveillance du gouvernement, principalement en les amenant à s'enregistrer de telle manière que ceux qui ne le feraient pas se trouveraient placés dans une situation désavantageuse notable, comme, par exemple, le retrait de la protection contre la responsabilité à ceux qui inciteraient à la rupture de contrat en vue de faire progresser le règlement d'un différend. La loi confinait la grève aux différends relatifs aux conditions de travail; elle interdisait les grèves politiques, les grèves de sympathie et les grèves intersyndicales; elle protégeait les travailleurs pris individuellement contre les pressions et l'intimidation des syndicats. Outre la protection clairement assurée par les statuts syndicaux en matière de conditions d'admissibilité et d'expulsion, etc., la loi établissait le droit d'appartenir ou non à un syndicat; elle interdisait la clause d'atelier fermé avant l'embauchage.Les syndicats sentirent leur existence même mise en danger par la loi. Ce n'était pas, déclara un dirigeant syndical, « une loi qui traitait des relations de travail, mais une loi qui portait sur les rapports de force ».Les syndicats tentèrent d'abord d'influencer la décision du gouvernement par des représentations. Mais le gouvernement refusa de s'engager dans un débat valable sur le principe du projet. Ce refus de discuter quoique ce soit, si ce n'est de questions de détail, constituait une dérogation à la pratique de la consultation qui était devenue courante depuis la deuxième guerre mondiale, et tous les dirigeants syndicaux le ressentirent comme un grave affront. Et ce à quoi ils trouvaient le plus à redire, ce n'était pas seulement au principe de la loi, mais à la façon de la décréter.Ils essayèrent ensuite sans succès d'influencer la décision du gouvernement par des campagnes d'opinion: démonstrations, assemblées publiques, requêtes, etc. Ils s'en tenaient ainsi aux usages des groupes de pression en Grande-Bretagne (et dans les autres démocraties occidentales). Des coalitions d'employeurs s'étaient permis de pareilles campagnes dans le passé. Cependant, ce qui apparemment dépassait les convenances, c'était leur refus de coopérer à l'application de la loi.Compte tenu du système des institutions existantes qui ne consacre que la représentation des partis, un groupe de pression qui ne trouve pas audience auprès du gouvernement n'a guère d'autres ressources que de faire agir l'opinion publique, de protester et, en dernier ressort, de refuser de coopérer. La théorie démocratique traditionnelle nous empêche de considérer avec réalisme les formes d'opposition à l'oeuvre dans les démocraties occidentales, si ce n'est celle de l'opposition institutionnelle du Parlement. On peut soutenir que le refus sans violence de se soumettre à une loi spécifique est une extension du principe à la base de l'« objection de conscience ». Toutefois, l'opposition syndicale n'allait pas jusqu'au défi de la loi. Puisque l'enregistrement était volontaire, le refus de s'enregistrer ne constituait pas un défi à l'autorité légale des cours ou du gouvernement.Les syndicats étaient profondément divisés au sujet de la décision de ne pas coopérer à l'application de la loi mais ils prirent leur décision d'une façon démocratique. Elle ne fut imposée ni par une oligarchie de grands syndicats ni par une minorité déterminée d'activités de la base. Les dissidents, une minorité de vingt syndicats, eurent tous la possibilité de soumettre leur point de vue et les règlements et les actes de procédure furent méticuleusement suivis lors de leur suspension et de leur expulsion. Et une fois la controverse terminée, ils purent réintégrer les rangs.C'est par des moyens pacifiques que les syndicats n'ont pas collaboré à l'application de la loi et des mécanismes qu'elle instituait. Il n'y eut pas de violence. On n'utilisa pas non plus systématiquement l'arme de la grève pour faire obstacle à la législation. Il y eut quelques grèves occasionnelles surtout en vue d'exprimer le ressentiment des syndiqués contre la loi et le gouvernement conservateur. Ils ne poussèrent pas non plus leur refus de coopérer jusqu'au boycottage du gouvernement; ils continuèrent à négocier avec lui sur d'autres questions. Ils tentèrent de s'assurer l'aide des employeurs et de laConfédération of British Industries pour contourner la loi dont ils obtinrent le rappel d'un gouvernement travailliste dûment constitué.

  5. 37045.

    Article publié dans Relations industrielles (savante, fonds Érudit)

    Volume 36, Numéro 4, 1981

    Année de diffusion : 2005

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    Le développement du syndicalisme dans les banques du Canada est d'origine récente. Depuis 1976, les syndicats ont réussi à implanter des sections locales dans 76 succursales bancaires prenant ainsi pied dans ce secteur d'activité économique. Le bas niveau de syndicalisation dans les banques, si l'on y ajoute que la main-d'oeuvre est en grande partie formée de femmes, en fait un des événements les plus significatifs sur la scène des relations professionnelles au Canada au cours des dernières années.Le processus de syndicalisation est envisagé sous quatre aspects différents: le degré d'impuissance des employés, la structure des banques et leurs pratiques administratives, les relations sociales tant sur les lieux du travail que dans la collectivité et le poids de l'opposition de la direction à la négociation collective.C'est dans cette perspective que sont étudiées les causes de la syndicalisation dans les banques. En se fondant sur un grand nombre de documents de même que sur de longues entrevues auprès de 37 membres du Syndicat des employés de banque affilié au Congrès du travail du Canada et d'une vingtaine de recruteurs syndicaux ainsi que de directeurs du personnel, on arrive à la conclusion que c'est l'impuissance des employés à contrecarrer les décisions arbitraires de la direction qui est à la source de la campagne de syndicalisation. Les catalyseurs spécifiques, qui peuvent aller du renvoi d'un camarade de travail à l'absence de pause-café, aident les employés à donner une valeur collective à un mécontentement généralisé. Il est révélateur que ni les bas salaires ni la rareté des chances d'avancement ne soient les griefs principaux mis de l'avant dans les campagnes de recrutement.D'ailleurs, que les candidats potentiels à la syndicalisation soient des employés de bureau occupant des postes subordonnés au bas de la hiérarchie est de nature à aggraver encore cette condition d'impuissance.D'autre part, les plaintes des employés au sujet de ce qu'ils appellent une « direction déficiente » peuvent se rattacher aux problèmes de structure de l'aménagement du système à succursales des banques. On estime que, même si les banques possèdent des structures bureaucratiques, des pratiques administratives diverses tendent à prévaloir dans le réseau de petites unités de fonctionnement, ce qui indique la difficulté de contrôler la qualité de la direction au niveau de la succursale.Aussi, les employés sont-ils enclins à se tourner vers le syndicalisme lorsque certains facteurs favorables se présentent tels un fort esprit de groupe, un certain « leadership » interne, la connaissance des avantages du syndicalisme grâce aux relations familiales ou communautaires. D'un autre côté, le plus grand obstacle à la croissance du syndicalisme parmi les employés de banque réside dans l'opposition des dirigeants à la négociation collective, principalement à cause de la crainte de représailles qu'ils suscitent parmi le personnel.

  6. 37046.

    Di Feliciantonio, Cesare, Ferrante, Nina, Giubilaro, Chiara et Pecorelli, Valeria

    Produzione Accademica, Linguaggi e Posizionamenti: Riflessioni a Partire da Decolonialità e Privilegio di Rachele Borghi

    Autre publié dans ACME (savante, fonds Érudit)

    Volume 22, Numéro 1, 2023

    Année de diffusion : 2023

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    Mots-clés : Posizionalità, linguaggio, scrittura, etica, pedagogia

  7. 37047.

    Article publié dans Revue internationale du CRIRES (savante, fonds Érudit)

    Volume 7, Numéro 1, 2023

    Année de diffusion : 2023

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    Selon Vygotsky, le jeu symbolique est la source principale de développement de l’enfant d’âge préscolaire. De plus, il constitue un contexte favorable à l’apprentissage du langage oral et écrit. Or, les enseignant∙es à l’éducation préscolaire interviennent peu dans le jeu symbolique pour soutenir le développement langagier des enfants. Cela pourrait s’expliquer par leur incertitude quant au moment et à la façon de s’impliquer dans le jeu des enfants. Pour répondre à leur questionnement, un outil pédagogique a été élaboré dans le cadre d’une recherche-design en éducation. Cet article présente d’abord comment, au moyen de l’anasynthèse, nous avons créé un organigramme présentant huit interventions à mettre en oeuvre dans le jeu symbolique qui prennent appui sur la perspective vygotskienne. Puis, il décrit son utilité selon trois enseignantes à l’éducation préscolaire 4 ans l’ayant testé pendant 10 à 12 semaines. Les données ont été collectées au moyen de verbalisations rétrospectives de l’action, d’entrevues individuelles et d’une entrevue de groupe. Une analyse par questionnement analytique a permis d’identifier les interventions utiles selon les participantes pour soutenir le développement langagier des enfants, de décrire dans quelle mesure l’organigramme a répondu au besoin des enseignant·es, de constater l’intérêt des enfants à utiliser les écrits et à faire des tentatives d’écriture, ainsi que de mettre en lumière les progrès des enfants concernant leur compétence ludique et leur développement langagier. Ces résultats contribuent ainsi à l’avancement des connaissances sur l’opérationnalisation des idées de Vygotsky en éducation, plus précisément concernant le développement langagier et le jeu.

    Mots-clés : Pretend play, Jeu symbolique, Language development, Développement langagier, Interventions enseignante, teacher's intervention, kindergarten, Éducation préscolaire, Vygotskian perspective, perspective vygotskienne

  8. 37048.

    Autre publié dans Mesure et évaluation en éducation (savante, fonds Érudit)

    Volume 19, Numéro 3, 1997

    Année de diffusion : 2022

  9. 37049.

    Article publié dans Quaderni d'Italianistica (savante, fonds Érudit)

    Volume 42, Numéro 2, 2021

    Année de diffusion : 2021

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    Mots-clés : Alterità, rappresentazione, esotismo nordico, epica barocca, Gerusalemme liberata

  10. 37050.

    Article publié dans Nouvelle Revue Synergies Canada (savante, fonds Érudit)

    Numéro 16, 2022

    Année de diffusion : 2022

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    Cet essai propose d’abord une revue des positions critiques de Marilyn Randall par rapport au roman Trou de mémoire (1968) d’Hubert Aquin. Je m’attarde plus spécifiquement au concept de biolectographie, que j’ampute de son préfixe pour penser une lectographie, c’est-à-dire une lecture non plus axée sur la recherche de l’image de l’auteur dans les marges de la fiction, mais sur la responsabilité du lecteur ou de la lectrice. Trou de mémoire est un roman policier hors norme, car l’identité du criminel est rapidement découverte. Les mobiles des crimes qui structurent l’intrigue sont par ailleurs obscurs. Prenant appui sur la critique policière théorisée et pratiquée par Pierre Bayard, je propose une enquête qui reconstruit un portrait exhaustif des motivations des personnages, sans épargner l’examen du désir du lecteur. Cette insistance sur la rencontre avec le texte donne naissance au personnage conceptuel que je nomme le lecteur détective. Aux commandes de l’enquête, le lecteur détective revisite une fois de plus les énigmes de Trou de mémoire, plongeant dans le point de fuite du texte, moins pour proposer une solution que pour arpenter la logique fantasmatique mise en scène par l’écriture romanesque.