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1971.Plus d’information
L'aménagement du Rhône pour se protéger des inondations, produire de l'hydroélectricité, faciliter la navigation et irriguer les cultures a eu des conséquences hydrologiques, géomorphologiques et écologiques négatives. Pour les atténuer, un Programme décennal de restauration hydraulique et écologique du fleuve a été élaboré à partir de 1998. Cet article a pour objectif d'évaluer de manière critique l'idée de restauration écologique au moyen de l'approche philosophique proposée par Souriau. Après avoir expliqué les points saillants de ses réflexions, nous développons le cas de l'île de la Platière, à la limite de trois départements français (Ardèche, Isère et Loire), en présentant les résultats d'une enquête qui a porté sur la manière dont cet espace est habité et sur les travaux envisagés pour redynamiser le fonctionnement du Rhône. Si les répondants reconnaissent l'hybridité des écosystèmes terraqués, leurs discours révèlent non seulement qu'ils y restent attachés, mais aussi que la situation peut être améliorée. Les habitants pourraient donc contribuer activement aux efforts tendant à donner au fleuve davantage d'autonomie. L'oeuvre de Souriau offre des fondements théoriques robustes aux évolutions récentes des travaux de redynamisation du Rhône qui relèvent davantage des tâtonnements inhérents à une expérimentation grandeur nature qu'au respect scrupuleux de toutes les étapes imposées par un projet de restauration aveugle aux particularités des situations locales.
Mots-clés : instauration, projet, restauration écologique, Rhône, situation problématique, Souriau, trajet, ecological restoration, instauration, problematic situation, project, Rhône River, Souriau, trajectory
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1972.Plus d’information
RésuméBelles-lettres, littérature militaire, littérature populaire, journaux et magazines, littérature jeunesse : il s'agit d'examiner le statut de la mémoire dans la littérature française thématisant la guerre entre 1870 et 1914. Pour suturer la blessure de la défaite, la France semble s'en remettre à un Grand Récit nouveau avec, pour principes cicatrisants, le récit discret de l'écume de l'Histoire. Toutefois, échappaient à cet optimisme du Grand Récit les représentations fréquentes d'une Armée ridicule, perverse ou révoltante, parfois vaincue, souvent rappelée à la fragilité de son soldat.
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1973.Plus d’information
RésuméLes rapports de la ville et du goût ont peu fait l'objet de recherche. Afin de contribuer à ouvrir ce chantier de réflexion, trois pistes principales sont explorées. La première s'interroge principalement sur la manière dont les villes, pour des raisons historiques, géographiques et culturelles, auraient développé des « savoriels » propres c'est-à-dire des systèmes de saveurs uniques qui seraient en quelque sorte leur signature. La seconde piste tente de montrer en quoi l'amour de la bonne chère à Montréal a des effets réels sur l'aménagement du temps et de l'espace urbains. Enfin, dans une perspective prospective, nous entrevoyons un accroissement des relations entre la ville et le goût, notamment à travers le développement de circuits gourmands, l'affirmation de villes-jardins comme nouveaux centres de production de nourriture et la création de nouvelles institutions consacrées au goût.
Mots-clés : Lemasson, ville, goût, Montréal, circuits, gastronomie, cosmopolite, ville-jardin, Lemasson, city, taste, gastronomy, Montréal, circuit, cosmopolitan, garden city, Lemasson, ciudad, gusto, gastronomía, cosmopolíta, ciudad-jardín
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1976.Plus d’information
RésuméLe seigneur résidant, colonisateur et défricheur, a longtemps constitué une image d'Épinal de l'histoire de la Nouvelle-France. Si l'historiographie des dernières décennies a largement revisité la question seigneuriale, privilégiant l'étude des fiefs détenus par les ecclésiastiques au détriment des « familles seigneuriales », la présence des seigneurs sur leurs terres demeure une réalité méconnue. Première étape d'une étude portant sur la présence seigneuriale dans la vallée du Saint-Laurent, ce texte dresse l'état de cette présence, de l'implantation du système seigneurial, dans la décennie 1620, à son abolition, en 1854. Les « gentilshommes campagnards » constituent, dans la longue durée, une minorité parmi les seigneurs laurentiens, malgré une présence accrue au fil du temps et qui atteint son apogée (près de 40%) au milieu du xixe siècle. Au sein de ce sous-groupe seigneurial, largement composé de roturiers, parfois d'origine très modeste, plus rares encore sont les familles qui s'enracinent de manière durable et intergénérationnelle sur leur fief. Cette présence seigneuriale, pour être inhabituelle, ne représente pas moins un cadre d'interprétation permettant la compréhension de la diversité du monde rural et seigneurial laurentien.
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1977.
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1979.Plus d’information
RÉSUMÉÉté 1926. La vie politique canadienne est en crise puisque ses institutions démocratiques paraissent menacées. Pour la première fois, il semble impossible de constituer un gouvernement stable. Au centre de cette crise, on trouve deux partis, deux hommes: les libéraux de William Lyon Mackenzie King et les conservateurs d'Arthur Meighen se disputent le droit de diriger le pays. Pour les conservateurs, la commande est de taille puisqu'ils ressentent encore profondément, surtout au Québec, les retombées de leur politique conscriptionniste. Cet article analyse les stratégies utilisées par l'équipe de Meighen pour reconquérir la confiance d'un électorat sceptique, mais non sans avoir d'abord relevé les défis que présentent un parti divisé, un pays déchiré et un Parlement ambivalent.