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  1. 2561.

    Article publié dans RACAR : Revue d'art canadienne (savante, fonds Érudit)

    Volume 28, 2001

    Année de diffusion : 2020

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    Dans son roman, Corinne, ou l'Italie, Germaine de Staël donne à son héroïne le rôle d'une interprète de l'antiquité gréco-romaine et de l'art italien, ce qui semble suggérer que les femmes puissent obtenir un certain accès au champ de l'histoire de l'art. C'est du moins l'affirmation, que nous explorons ici, d'Ellen Moers dans son ouvrage, Literary Women (1976). Plus qu'aucun autre roman rédigé par une femme, Corinne a joui d'une large diffusion au moment de sa parution en 1807. Telle une sibylle, l'héroïne « ressuscite » les monuments de la Rome ancienne d'une manière très persuasive. Son approche de la peinture de la Renaissance au dix-huitième siècle est marquée par une analyse de son contenu narratif. Cette fiction vivante sous-entendrait que, même sans aucun statut professionnel ou sans appui institutionnel reconnu, une femme pouvait s'adresser à un large public en matière d'art.Avec l'annulation de toute identité civile pour les femmes sous le Code Napoléon (1804), Germaine de Staël est devenue ce que l'historienne Geneviève Fraisse identifie comme « une figure de référence pour la femme nouvelle », ajoutant que « référence ne signifie pas modèle ». Dans ce sens nous pourrions la trouver pertinente pour Félicie d'Ayzac (1801–1881), institutrice à la Maison impériale de la Légion d'honneur de Saint-Denis, où elle poursuivit pendant plus de trois décennies l'étude minutieuse de l'iconographie de l'art gothique français. Elle apportait une connaissance approfondie de la littérature patristique et des commentaires médiévaux à ses travaux, comme sa mémoire sur la sculpture des tourelles de Saint-Denis (1847) en fait foi, et dans laquelle elle justifiait la « monstruosité » des formes hybrides comme une partie nécessaire d'un programme cohérent, ou encore son étude sur les statues du porche septentrional de Chartres (1849), dans laquelle elle critique A.-N. Didron pour des identifications sans fondements historiques de figures de vertus publiques et privées.En Angleterre, dans le même esprit que l'héroïne du roman, Anna Jameson (1794–1860) contestait la présomption d'une connaissance de l'art strictement technique ou confinée aux artistes. En écrivaine sans aucune appartenance institutionnelle, elle a utilisé, pendant plus de trente-cinq ans, divers genres d'écriture pour établir le sens de l'art du Moyen Age et de la Renaissance, comme le journal de voyage (1826); la critique interculturelle (1834), similaire à la méthode de Germaine de Staël dans De l'Allemagne; le catalogue de collections publiques et privées (1836–44), et, enfin, l'introduction à l'iconographie chrétienne destinée à un large public et qui lui servait en même temps de compendium (1848–64). Les travaux de Jameson soulèvent divers problèmes : celui de la pertinence du concept de sympathie, lequel dérive de la philosophie des Lumières et surtout de la pensée de madame de Staël, et celui des rapports entre les textes d'amateurs et la littérature érudite. De manière générale, la distinction entre les deux catégories était beaucoup plus souple au dix-neuvième siècle et moins marquée qu'elle ne l'est devenue depuis l'institutionnalisation de la discipline.Dès le début, les disciplines universitaires ont cherché à définir les paramètres de leur champ d'étude et à établir des « habitus » disciplinaires, un concept de Panofsky que Bourdieu a emprunté et qu'il a modifié par la suite. La définition d'un corpus de l'histoire de l'art impliquait des négociations complexes autour des normes des Beaux-Arts et la possibilité d'une étude systématique des fondements historiques des productions artistiques hors du canon esthétique. Félicie d'Ayzac et Anna Jameson ont toutes deux contribué de façon remarquable à définir le corpus et à développer les méthodes pour le traiter. Pour Félicie d'Ayzac et en général pour les archéologues français de la période, l'interprétation des monuments gothiques devait se faire à partir des textes médiévaux. Quant à elle, Jameson donnait l'exemple en utilisant des sources historiques pertinentes et, en particulier, en puisant dans les légendes populaires des saints. Nous examinons ici avec prudence de quelle manière leur travail a été ignoré ou même rejeté, puisque nous pensons que le coeur du problème résidait aussi dans les stratégies institutionnelles mises de l'avant par une succession de « grands » hommes.

  2. 2562.

    Publié dans : Démographie et Cultures , 2008 , Pages 111-130

    2008

  3. 2563.

    Publié dans : Catalogue de la bibliothèque personnelle de Gaston Miron , 2009 , Pages 359-395

    2009

  4. 2564.

    Article publié dans Alternative francophone (savante, fonds Érudit)

    Volume 3, Numéro 7, 2025

    Année de diffusion : 2025

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    Du point de vue de l’histoire du violon, notre compréhension de la carrière et de l’impact de Saint-Georges est limitée par des informations souvent incomplètes et disparates. Dans cet article, j’aborde trois questions liées à Saint-Georges, dont deux sont hypothétiques. Tout d’abord, je me demande si un Rondeau de Saint-Georges pourrait être dérivé de la musique de contredanse caribéenne de son époque. Deuxièmement, j’interroge sur les causes possibles de la longue absence de Saint-Georges dans le répertoire, en particulier sur sa position au sein de l’École française de violon. Enfin, après avoir remarqué des passages similaires dans les symphonies concertantes de Saint-Georges de 1778-1779 et dans la Sinfonia concertante en mi bémol (K. 364) de Mozart de 1779, je me demande si Mozart s’inspira de la musique de Saint-Georges – et, si c’était le cas, comment l’a-t-il modifiée ?

    Mots-clés : Joseph Bologne de Saint-George, école française de violon, musical life in Paris (1760-1800), symphonie concertante, musique des Caraïbes, French Violin School, symphonie concertante, Joseph Bologne de Saint-George, vie musicale à Paris (1760-1880), Caribbean music

  5. 2565.

    Note publié dans Recherches sociographiques (savante, fonds Érudit)

    Volume 9, Numéro 1-2, 1968

    Année de diffusion : 2005

  6. 2566.

    Article publié dans Bulletin de la Société d'Histoire de la Guadeloupe (savante, fonds Érudit)

    Numéro 26, 1975

    Année de diffusion : 2018

  7. 2567.

    Article publié dans Renaissance and Reformation (savante, fonds Érudit)

    Volume 41, Numéro 3, 2018

    Année de diffusion : 2018

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    Les utopies ne sont pas toutes véritablement originales, toutefois certaines peuvent être instructives et amusantes. Cette étude explore l’Antangil, un ouvrage français obsédé par la hiérarchie, ainsi qu’un certain nombre d’ouvrages mineurs anglais, dans le but de mieux comprendre ce qui a séduit tant de lecteurs dans les possibilités d’un « Nulle part ». Aucune de ces oeuvres n’est aussi radicale que l’Utopie de More elle-même, ni aussi intelligente. Elles montrent cependant quelle peut être la fonction de telles utopies. Cette étude, après avoir considéré l’Antangil, se penche sur une lettre du roi d’Utopia, et sur le drame royaliste Six Days in a New Utopia d’Edward Howard (1671) ayant eu curieusement peu de succès sur scène. Après avoir survolé quelques autres textes similaires, on termine notre examen avec un amusant débat aviaire traitant du désir de canaris étrangers (français) de s’installer en Utopie (Angleterre), où ils seront à l’abris de la persécution d’un certain aigle (Louis XIV). On y constate qu’Utopie est un « nulle part », mais un « nulle part » utile.

  8. 2568.

    Autre publié dans Téoros (savante, fonds Érudit)

    Volume 12, Numéro 3, 1993

    Année de diffusion : 2021

  9. 2569.

    Article publié dans Études internationales (savante, fonds Érudit)

    Volume 40, Numéro 1, 2009

    Année de diffusion : 2009

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    RésuméDans Le nomos de la terre, Carl Schmitt se penche sur la fin de l'époque du droit public européen et de l'État que ce droit a soutenu, qui ont reçu peu d'attention. L'exposé qu'il en fait illustre plus largement certaines considérations contenues dans la périodisation des relations internationales. Cet article établit la place négligeable qu'occupe la périodisation dans l'étude des relations internationales avant d'offrir une lecture critique de l'interprétation que donne Schmitt dans Le nomos de la terre. Il conclut en suggérant la façon dont l'interprétation boiteuse de Schmitt nous aide à comprendre la signification plus large du thème de la périodisation des époques historiques en relations internationales.

    Mots-clés : Carl Schmitt, époques historiques, périodisation, nomos, Carl Schmitt, periodization, epochal change, nomos

  10. 2570.

    Boucher de La Bruère, Montarville

    Les Boucherville à l'étranger

    Article publié dans Les Cahiers des Dix (savante, fonds Érudit)

    Numéro 1, 1936

    Année de diffusion : 2021