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  1. 1501.

    Article publié dans Meta (savante, fonds Érudit)

    Volume 62, Numéro 3, 2017

    Année de diffusion : 2018

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    La première traduction néerlandaise complète des Fleurs du Mal est due au poète et traducteur flamand Bert Decorte (1915-2009). Publiée en 1946, la traduction De bloemen van den booze date de la seconde moitié des années 1930 et accompagne les débuts du jeune poète. La traduction se révèle remarquable par le travail sur la forme (mètre et rime) et le rythme. L'importance accordée au mètre induit des stratégies de traduction modulées en fonction des contraintes métriques. On observe, par ailleurs, des transpositions qui relèvent de l'appropriation de sens.Cette appropriation met en évidence l'autre versant du processus créatif à l'oeuvre dans la traduction. Celle-ci dépend du développement des ressources de la langue et de la littérature néerlandaises dans une Belgique où les francophones, qui dominaient tous les aspects de la vie économique, politique, sociale et culturelle, ont maintenu jusqu'à la fin du xixe siècle la vision d'un pays fondamentalement monolingue. La littérature flamande doit s'imposer en tant que littérature autonome face à son influente voisine, ce qui passe d'abord par un apport flamand à la littérature française (Verhaeren, Maeterlinck, etc.), puis par la conversion d'une inspiration française, où Baudelaire joue un rôle pivot, pour lui donner une expression flamande (Van Langendonck et K. van de Woestijne). Les relations littéraires avec les Pays-Bas suivent une évolution similaire. La traduction des Fleurs du Mal, comme l'oeuvre poétique de Decorte, est reçue en Flandre comme le prolongement moderne de cet effort d'émancipation. La traduction doit ses traits caractéristiques à cette relation étroite d'où elle fait émerger un Baudelaire réellement flamand.

    Mots-clés : Baudelaire, métrique, néerlandais, littérature flamande, création, Baudelaire, metre, dutch, flemish literature, creation, Baudelaire, métrica, neerlandés, literatura flamenca, creación

  2. 1502.

    Article publié dans Meta (savante, fonds Érudit)

    Volume 64, Numéro 2, 2019

    Année de diffusion : 2020

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    Le regard cru, intemporel et dénué d'orientalisme que porte sur la société cairote l'écrivain égyptien d'expression française Albert Cossery, unique dans la littérature arabe, lui a valu une appréciation unanime en France. Or, la réception d'oeuvres de Cossery récemment publiées aux États-Unis révèle un écart culturel de part et d'autre de l'Atlantique, à l'égard de la critique comme de l'analyse littéraire : du côté anglo-saxon, on tend à envisager l'oeuvre sous une perspective postcoloniale et politiquement actuelle, alors que du côté français prévaut une approche davantage individuelle et historicisée, comme en témoigne l'intérêt que suscite en France la génétique littéraire. La traduction des passages susceptibles de heurter dans l'oeuvre cossérienne pose ainsi le problème de la fidélité à la voix de l'auteur, laquelle, décontextualisée et mise à distance de l'histoire personnelle de l'écrivain, résonne différemment. Les traductrices américaines, qui se sont dites sensibles à sa vision et touchées par ses personnages, ont néanmoins effectué dans ces passages problématiques des lissages à portée morale pour tenter de résoudre la tension entre adéquation au texte original et acceptabilité sociale de la traduction, telle qu'elle est définie par Gideon Toury (1995/2004).

    Mots-clés : littérature égyptienne, traduction littéraire, postcolonialisme, censure, génétique littéraire, Egyptian literature, literary translation, postcolonialism, censorship, literary genetics, literatura egipcia, traducción literaria, post-colonialismo, censura, genética literaria

  3. 1503.

    Autre publié dans Études françaises (savante, fonds Érudit)

    Volume 51, Numéro 2, 2015

    Année de diffusion : 2015

  4. 1504.

    Autre publié dans Cahiers de recherche sociologique (savante, fonds Érudit)

    Numéro 61, 2016

    Année de diffusion : 2017

  5. 1505.

    Article publié dans Cahiers de recherche sociologique (savante, fonds Érudit)

    Numéro 59-60, 2015-2016

    Année de diffusion : 2016

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    La multiplication des usagers et usagères des smart drugs sur les campus universitaires, des go-pills dans l'armée ou encore des coast-to-coast chez les camionneurs de longue distance invite à revisiter la légitimité croissante des « usages adaptatifs » des psychostimulants par le biais d'une relecture des catégories traditionnelles avec lesquelles fonctionnalistes et interactionnistes ont tenté de saisir les modes légitimes d'adaptation et d'inadaptation sociale. Suffit-il de mobiliser des catégories de la déviance « par excès » d'intégration telles que la surobéissance ou encore par « hyper-responsabilité » ? Devrait-on naturaliser le recours de plus en plus fréquent à des oxymorons mi-sociologiques mi-éthiques pour saisir des pratiques de plus en plus répandues mais dont la légitimité pose problème tels que l'« innovation conformiste », ou encore la pratique du « bon dopage » ? En nous appuyant sur la cas de figure des consommateurs de smart drugs et mobilisant les concepts de pharmaceuticalisation et de biosocialité, nous chercherons à dégager un certain nombre de traits sociologiques de la figure idéal-typique de l'insider (à la fois « initié », consommateur avant-gardiste, individu hypersocialisé, innovateur responsable, etc.) qui se veut en principe l'image inversée du célèbre outsider d'Howard Becker.

    Mots-clés : Insiders, smart drugs, pharmaceuticalisation, déviance, psychostimulants, biosocialité, Insiders, smart drugs, pharmaceuticalization, deviance, psychostimulants, bio-sociality, Insiders, Smart drugs, farmaceuticalización, desvío, psicoestimulantes, bio- sociabilidad

  6. 1506.

    Article publié dans Documentation et bibliothèques (savante, fonds Érudit)

    Volume 45, Numéro 2, 1999

    Année de diffusion : 2015

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    Les textes de tous genres se retrouvent en nombre grandissant sur des supports électroniques et l'ordinateur peut être mis à contribution pour aider à faire leur analyse. Les textes littéraires, avec leurs particularités, n'échappent pas à cette tendance que les chercheurs accueillent avec scepticisme ou intérêt. Le développement des bibliothèques électroniques incite les spécialistes en information documentaire à étendre leur expertise et à diversifier leurs services pour des clientèles mieux informées et plus exigeantes. Une recherche exploratoire menée à l'aide du logiciel SATO (Système d'analyse de texte par ordinateur) sur un recueil de poèmes, Regards et jeux dans l'espace, de Saint-Denys Garneau, vise à illustrer certaines des données et des interprétations qui peuvent être tirées, selon diverses approches, de traitements statistiques et sémantiques. Des études de plus grande envergure portant sur un ensemble de corpus peuvent être envisagées, renouvelant certaines problématiques littéraires.

  7. 1507.

    Article publié dans Sociologie et sociétés (savante, fonds Érudit)

    Volume 48, Numéro 2, 2016

    Année de diffusion : 2016

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    Cet article propose une discussion sur la sociologie narrative ainsi que deux courts récits. La construction des récits respecte les traditions de la discipline en posant comme grilles de lecture de la réalité sociale des connaissances accumulées par les sciences sociales et en mobilisant les outils classiques de la sociologie. L'enquête est au coeur de cette manière de pratiquer le métier de sociologue. Mais la narration respecte aussi une autre tradition qui est celle, propre à l'espèce humaine, celle d'échanger oralement, civilement, sur ses expériences. La sociologie narrative s'inscrit dans une longue tradition, celle de la pensée qui rend compte du réel par l'écriture.

    Mots-clés : sociologie publique, narration, enquête, biographies, public sociology, narration, investigation, biographies, sociología pública, narración, investigación, biografías

  8. 1508.

    Article publié dans Sociologie et sociétés (savante, fonds Érudit)

    Volume 48, Numéro 2, 2016

    Année de diffusion : 2016

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    Le site éditeur Raconter la vie a constitué en deux ans d'existence une collection de six cents récits. L'abondance narrative ainsi suscitée déploie une mosaïque faite des fragments de vies multiples qui peut se prêter au regard sociologique au gré des angles de vue décelant tel ou tel motif ou thème. On peut encore s'essayer à identifier des types de récits : témoignage, récit de vie sociale ou même performance artistique. On a choisi, par l'enquête, de rencontrer quelques protagonistes de cette scène numérique, à commencer par la web éditrice pivot du site, ses collaborateurs, dits éditeurs communautaires, et les auteurs. L'intention était de situer la production de ces récits et leur proposition à l'édition numérique au regard des pratiques d'écriture et de lecture de leurs auteurs, prenant acte d'une culture de l'écrit, voire d'une culture littéraire en référence. Les auteurs évoquent des pratiques variées des carnets personnels à l'expérience d'ateliers d'écriture, en passant par les écrits professionnels. Beaucoup sont habiles à utiliser les ressources du numérique, blog, réseaux, plateforme. L'ombre d'une maison d'édition traditionnelle prestigieuse, l'engagement d'un professeur au collège de France, la compétence éditoriale — double lecture des textes, aide à la mise en forme technique — servent un désir latent de publication largement partagé par les auteurs. De quoi, pour ces derniers, se concevoir comme auteurs amateurs et caresser l'espoir d'une reconnaissance d'écrivain. À défaut d'impulser un impossible parlement des invisibles, le site éditeur préserve la forme narrative en même temps qu'il promeut une figure d'auteur amateur. Il pourrait s'apparenter à un atelier d'écriture grand format aux prismes du numérique ; on y est privé d'une sociabilité de lectures partagées mais autorisé aux jeux d'identités multiples, celles de ces personnages et auteurs appelés à raconter le roman vrai de la société et si fort en quête d'éditeurs.

    Mots-clés : pratiques d'écriture et de lecture, culture de l'écrit, auteur amateur, sociabilités d'écriture, writing and reading practices, culture of writing, amateur writer, sociability of writing, prácticas de escritura y de lectura, cultura escrita, autor aficionado, socialización de la escritura

  9. 1509.

    Monjour, Servanne

    La réinvention du passé

    Compte rendu publié dans Sens public (savante, fonds Érudit)

    2018

    Année de diffusion : 2019

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    La nature des contenus documentaires qui circulent aujourd'hui sur le web, tout comme la façon dont ces documents (qu'ils soient numérisés ou « natifs-numériques ») sont diffusés, édités ou encore (re)contextualisés, n'ont rien de neutre : elles impliquent une certaine idée du passé qui, sous l'effet des nouvelles technologies et de notre culture numérique, a connu ces dernières années de profondes mutations. Matteo Treleani, dans son ouvrage Qu'est-ce que le patrimoine numérique ? (Le bord de l'eau, 2017), s'est donné pour mission de baliser et de comprendre cette nouvelle conception du passé, pour en mesurer les conséquences sur nos logiques de production, de transmission et de réception des archives. Dans une perspective sémiologique, il dresse un état des lieux des mutations épistémologiques de la fabrique des archives, invitant à repenser nos pratiques patrimoniales et notre rapport au passé.

    Mots-clés : Archive, sémiologie, passé, histoire, épistémologie, éditorialisation, culture numérique, Archive, semiotics, past, history, epistemology, editoralization, digital culture

  10. 1510.

    Article publié dans Tangence (savante, fonds Érudit)

    Numéro 110, 2016

    Année de diffusion : 2016

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    Qu'on la conçoive comme idée (Barthes) ou comme corpus, la littérature constitue une forme particulière de mémoire, un « bloc-magique » au sens freudien, qui compose avec l'oubli autant qu'avec la préservation du passé. En elle mémoire publique et mémoire privée s'entretiennent l'une l'autre pour apporter aux présents successifs des procédés de description et de légitimation de la pensée et de l'oeuvre contemporaines. Dans cette perspective, le Moyen Âge, entre érudition et fiction, médiévisme et médiévalisme, constitue un lieu littéraire très particulier. Le terme même de Moyen Âge est le résultat d'une construction a posteriori et, si chacune de ses réitérations a dit le moderne, c'est au prix de contradictions flagrantes et de démentis successifs, non seulement dans l'histoire mais, parfois, au sein de l'oeuvre elle-même. L'article revient sur ces discords, sans délaisser les plus familiers, pour les analyser comme des modes de composition du présent avec le passé et de la mémoire avec l'oubli : des « représentances » (Ricoeur) dont les formes et les fonctions sont poétiques avant d'être historiques ou politiques. Ainsi, de Chapelain à Hugo, Flaubert, Huysmans, Pierre Michon ou Game of Thrones, mise à distance du passé ou brouillage des frontières, refus de la perte et mur de glace, mosaïques, collages et marécages, disent encore un « autre Moyen Âge ».