Documents repérés
-
273.Plus d’information
Riche en citations, renvois et allusions littéraires de toutes sortes, l'oeuvre semi-autobiographique de Colette dépasse le simple vécu pour opérer une véritable mise en scène de ce luxueux excédent qu'est l'écriture avec son art et ses artifices. L'écrivaine met en circulation l'objet-écriture doté d'une valeur qu'il s'agit de réinvestir et de faire fructifier. Empruntant et transformant, Colette exploite le capital-texte qui s'enrichit progressivement d'une esthétique du secret et de l'ambiguïté. Le grand luxe pour Colette, longtemps considérée comme écrivain «naturel», serait donc de réclamer son droit à la filiation littéraire.
-
274.Plus d’information
Au tournant du XVIIIe et du XIXe siècle, théoriciens et dramaturges constatent la sclérose de la forme dramatique classique : elle semble inadéquate à l'expression de la nouvelle sensibilité bourgeoise et romantique. Diderot, Rousseau, Sade, les Romantiques allemands et français vont chercher dans le roman, genre nouveau en plein développement, le modèle d'une réforme possible du drame. Ils en appellent donc à la « romanisation » du théâtre, au libre jeu des modes épiques et dramatiques. La théorie bakhtinienne de la « romanisation » n'attend donc pas la fin du XIXe siècle pour connaître ses premières manifestations. On s'interrogera ici sur les conditions, les modalités, les limites et les conséquences de cette réponse imparfaite, mais originelle à la « crise du drame » (Peter Szondi).
-
276.
-
277.
-
280.