Documents repérés

  1. 10301.

    Chaire de recherche sur les enjeux socio-organisationnels de l'économie du savoir

    2008

  2. 10302.

    Chaire de recherche du Canada en Mondialisation, Citoyenneté et Démocratie

    2006

  3. 10303.

    Centre de recherche sur les innovations sociales

    2007

  4. 10304.

    Centre de recherche sur les innovations sociales

    2004

  5. 10305.

    Groupe de recherche sur l'intégration continentale (GRIC)

    2004

  6. 10306.

    Centre d'études sur l'intégration et la mondialisation

    2008

  7. 10307.

    Centre de recherche sur les innovations sociales

    2009

  8. 10309.

    Centre de recherche en droit public

    2004

  9. 10310.

    Article publié dans Windsor Yearbook of Access to Justice (savante, fonds Érudit)

    Volume 37, Numéro 1, 2020

    Année de diffusion : 2020

    Plus d’information

    Le présent article traite du discours canadien sur le « droit au logement », qui met l’accent sur les hypothèses partagées qui font un travail essentiel mais qui sont parfois inexprimées. Il offre un cadre « chrono-politique » permettant d’organiser diverses réclamations présentées en salle d’audience, dans les commentaires des professeurs de droit, ainsi que par les sans-abri eux-mêmes. Les personnes qui dorment dehors ont connu un succès remarquable devant les tribunaux, évitant ainsi des préjudices corporels immédiats. Cependant, la temporalité d’« urgence » dans ces affaires offre finalement un horizon politique limité. L’auteur évalue les propositions des professeurs de droit qui prescrivent donc des ordonnances judiciaires visant à transcender la protection d’urgence : l’État devrait fournir de façon proactive un certain niveau de logement minimal à tous, unissant ainsi la temporalité d’urgence à une temporalité « progressive » à plus long terme. Toutefois, il est soutenu que ces propositions exposent inadéquatement la façon dont les juges perçoivent leur rôle institutionnel et la mesure dans laquelle la doctrine de la salle d’audience peut réorienter des tendances néolibérales plus générales. Les hypothèses régulatrices au sujet d’une « amélioration graduelle » du droit doivent elles-mêmes être examinées. En tant qu’antipode de la temporalité d’urgence de la salle d’audience, une temporalité « dissensuelle » est étudiée, non pas comme « solution », mais comme politique déjà opérante, qui n’a pas encore été examinée dans les commentaires des professeurs de droit sur le « droit au logement ». Bien qu’il ne doive jamais être idéalisé, le village de tentes est néanmoins considéré comme mettant en œuvre ce que Jacques Rancière appelle la « dissension », dont les participants affichent leur égalité d’une manière qui remet en question l’arrangement existant de l’intelligibilité politique. Malgré les contraintes actuelles, la dissension révèle une vaste temporalité non linéaire, en canalisant les prédécesseurs égalitaires, en prenant des mesures réalisables dans le présent et en tentant de préfigurer un arrangement plus égal en matière de logement pour l’avenir.