Documents repérés
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211.Plus d’information
Cette communication se propose de présenter diverses modalités de lecture de deux pièces canoniques du répertoire théâtral, mais aussi des programmes scolaires français, L'Avare de Molière (souvent étudié au collège) et Ruy Blas de Victor Hugo (plutôt au lycée) par le truchement de deux adaptations du plasticien J.-P. Lihou en bande dessinée.Au-delà de l'étude conjointe de ces oeuvres littéraires et de leur transposition en bande dessinée permettant de comparer les modes d'expression respectifs de ces deux formes artistiques et les spécificités de chaque système narratif, je me demanderai si la bande dessinée à elle seule ne constitue pas une oeuvre « spectaculaire » à part entière, texte et représentation étant doublement assumés par le dessin et la mise en page.
Mots-clés : Adaptation, théâtre, bande dessinée, texte de lecteur
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218.Plus d’information
RésuméMarc-Antoine Mathieu, graphiste de métier et bédéiste à ses heures, donne dans Le processus et Le début de la fin/La fin du début une direction plus qu'inhabituelle au fil qui conduit ses histoires. Il utilise les motifs de la spirale et de l'anneau de Möbius pour échafauder des labyrinthes narratifs complexes. Ces figures géométriques qui servent d'assises à l'intrigue sont repérables tant dans le texte que dans l'image et leur étude permet de saisir les subtilités d'une chronologie bouleversée par l'intrusion du rêve dans l'univers du héros.
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219.Plus d’information
L'article étudie la présence de procédés réflexifs dans la série Les Cités obscures, en particulier à travers une comparaison entre les deux versions du premier album, Les Murailles de Samaris. Dans ces albums de bandes dessinées qui privilégient dès leur titre, en tant que facteur de cohésion, des espaces urbains plutôt que les aventures de personnages, l'exhibition spectaculaire du monde tend à primer sur le récit. L'auteur montre comment la démarche réflexive de Schuiten et Peeters demeure solidaire de la construction mondaine. Même si certains motifs qui imbriquent texte et image renvoient à des caractéristiques du langage de la bande dessinée et sont traités de telle sorte qu'ils produisent un discours sur les possibilités du médium, l'immersion dans la fiction n'y est pas pour autant atténuée; elle s'y voit même paradoxalement renforcée grâce à un jeu subtil avec la frontière entre le monde réel et le monde de la fiction qui confère à ce dernier un fascinant pouvoir d'absorption.
Mots-clés : Réflexivité, simulacre, construction d'un monde, intermédialité, récit, Reflexivity, Worldbuilding, Simulacrum, Intermediality, Storytelling
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220.Plus d’information
Il est difficile de le démontrer objectivement, mais on peut avancer, sans trop risquer de se tromper, que la série Paul est sans doute l'oeuvre la plus marquante de l'histoire de la bande dessinée québécoise. Dans mon article, je m'efforcerai d'identifier et d'expliciter les raisons de ce succès. En particulier, je montrerai que, au-delà des qualités narratives et graphiques de la série signée par Michel Rabagliati, celle-ci comporte des aspects qui opèrent sur un plan subjectif, émotif : le choix du genre autofictionnel, la transparence du bédéiste, sa sensibilité, sa stupéfiante capacité de recréer le passé (personnel aussi bien que collectif), l'ancrage géographique et historique, la justesse de la langue, la proximité pour les lectrices et les lecteurs des enjeux dramatiques. Je présenterai tous ces aspects, qui concourent à ce qu'on se sente interpelé et qu'on s'y reconnaisse, ainsi que des aspects plus techniques, tels que le style de dessin très graphique, qui confère au héros un visage schématique qui agit tel un masque, sur lequel tout lecteur ou toute lectrice peut projeter son propre visage. Paul, c'est beaucoup Rabagliati… et c'est un peu chacun de nous.