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3474.Plus d’information
Film d'animation librement adapté du roman Perfect Blue : métamorphose d'une idole (Takeuchi, 1991), Perfect Blue (Kon, 1997) raconte l'histoire de Mima, jeune chanteuse et idole de J-pop, qui décide de poursuivre une carrière d'actrice. Alors que le choix du romancier d'adapter son oeuvre en prise de vues réelles ne peut aboutir, le réalisateur et le scénariste choisissent de modifier l'histoire originale pour la réalisation d'un film d'animation explorant la confusion entre réalité, fiction et hallucination. Eloigné du roman, le film fait preuve de réflexivité en exposant les procédés de création d'une oeuvre de fiction au sein de la première diégèse et se distingue par son esthétique cinématographique, où l'animation recrée les codes visuels du cinéma en prise de vues réelles. Visuellement constituée de dessins animés pour le spectateur de Perfect Blue, la série dans le film est tournée en prise de vues réelles pour les personnages et spectateurs diégétiques. Par la représentation, dans cette série, d’une scène de viol insoutenable, qui pourrait être anodine tant son caractère fictif semble a priori intensifié par sa nature dessinée, Perfect Blue interroge la porosité des frontières entre fiction et réalité au sein des images. Loin de provoquer une distanciation du public de Perfect Blue, ce questionnement sur la puissance réaliste et émotionnelle des images, renforce l’empathie qu'elles sont à même de susciter. Cet article s'efforce d'interroger les mécanismes mobilisés dans l'adaptation de Perfect Blue permettant d'accentuer le réalisme de l'oeuvre lors de son passage de l'écrit à l'écran par sa nature de film d’animation.
Mots-clés : Perfect Blue, Perfect Blue, animated adaptation, adaptation animée, film aesthetics, esthétique cinématographique, reflexivity, réflexivité
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Dans cette étude consacrée à Naked Lunch (Burroughs, 1959 ; Cronenberg, 1991) et A History of Violence (Wagner et Locke, 2005 ; Cronenberg, 2005), je propose d’articuler les notions d’image-espace (Gaudin, 2014) et de corps filmique (Shaviro, 1994) afin de montrer que ces transcréation de David Cronenberg ont un impact corporel et engendrent des sensations culpabilisantes pour le public – soit l’anempathie (dans le premier exemple) et l’excitation extrême (dans le second). À travers mes analyses de ces films « infilmables » qui empruntent un certain nombre de sèmes abjects à leurs hypotextes, je désire non seulement rendre compte de leurs effets sur notre corps mais aussi expliquer le rôle que jouent les différentes composantes du médium filmique (monstration certes mais aussi cadrage et bande sonore) pour l’élaboration d’un paysage filmique abject. J’argue que le réalisateur torontois, à la fois source de fascination et de haine si l’on en croit ce qui a été écrit à son sujet, propose une nouvelle forme de cinéma qui, par le truchement de l’abjection, pave la voie pour la libération de notre imaginaire.
Mots-clés : abjection, abjection, adaptation, adaptation, David Cronenberg, David Cronenberg, Naked Lunch, Naked Lunch, A History of Violence, A History of Violence