Documents repérés

  1. 121.

    Article publié dans Tangence (savante, fonds Érudit)

    Numéro 77, 2005

    Année de diffusion : 2005

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    Les premières années de la Fronde ont donné lieu à une floraison d'écrits polémiques ; « il n'est pas mesme jusque des femmes qui ne s'en meslent », remarque avec mépris le bibliothécaire du cardinal Mazarin, Gabriel Naudé. Au nombre de ces femmes libellistes figure Suzanne de Nervèze dont Le Rieur de la cour paraît en 1649. Dans ce petit ouvrage, elle met en place un certain nombre de stratégies textuelles pour légitimer sa prise de parole publique et critique. Portant le masque du Rieur, ce « Démocrite nouveau », elle dénoncera tous les visages de l'hypocrisie courtisane. Cependant, par delà cette leçon morale, c'est le statu quo d'un ordre social et politique en crise qu'elle cherchera finalement à conserver.

  2. 122.

    Article publié dans Tangence (savante, fonds Érudit)

    Numéro 57, 1998

    Année de diffusion : 2004

  3. 123.

    Autre publié dans Urgences (savante, fonds Érudit)

    Numéro 4, 1982

    Année de diffusion : 2004

  4. 124.

    Compte rendu publié dans Circuit (savante, fonds Érudit)

    Volume 28, Numéro 3, 2018

    Année de diffusion : 2019

  5. 125.

    Article publié dans ETC (culturelle, fonds Érudit)

    Numéro 45, 1999

    Année de diffusion : 2010

  6. 127.

    Article publié dans Renaissance and Reformation (savante, fonds Érudit)

    Volume 43, Numéro 2, 2020

    Année de diffusion : 2020

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    Clément Marot est le premier traducteur français des Rerum vulgarium fragmenta de Pétrarque. Sa traduction intitulée Six sonnetz de Petrarque sur la mort de sa dame Laure procède d’un geste traductif qui célèbre la langue françoyse, en harmonie avec les idéaux de la cour de François Ier et avec l’édification d’un « italianisme royal » considéré comme élément fondateur de la translatio studii et imperii. La préciosité de l’édition et le style qui se greffe en partie sur la tradition des rhétoriqueurs renvoient d’abord à une traduction courtisane qui vise l’ornementation poétique. Un regard plus attentif révèle aussi ses profondes inspirations évangéliques et un geste traductif novateur à une époque où la distinction entre traduction et imitation n’était pas encore nette.

  7. 128.

    Article publié dans Nuit blanche, magazine littéraire (culturelle, fonds Érudit)

    Numéro 171, 2023

    Année de diffusion : 2023

  8. 129.

    de Peyrac, Hermine

    Du Tantrisme

    Article publié dans Petite revue de philosophie (savante, fonds Érudit)

    Volume 9, Numéro 2, 1988

    Année de diffusion : 2023

  9. 130.

    Article publié dans Études françaises (savante, fonds Érudit)

    Volume 39, Numéro 2, 2003

    Année de diffusion : 2003

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    « L'homme n'est peut-être que le monstre de la femme, ou la femme le monstre de l'homme » : l'aphorisme de Mademoiselle de l'Espinasse dans Le rêve de d'Alembert exprime de façon lapidaire la différence sexuelle au moyen du monstre et du chiasme. Pour Diderot, la monstruosité est avec ses écarts le principe créateur d'une matière active toujours en transformation. Elle apporte de ce fait une perspective transformiste à la différence sexuelle, et en indique la nature instable et précaire. L'utilisation rhétorique du chiasme, avec sa structure en croix, établit d'autre part un rapport d'égalité entre les deux membres de la phrase, suggérant que les places occupées par l'homme et la femme sont réversibles et interchangeables. L'explication scientifique que Bordeu donne du chiasme par la suite est basée sur l'aspect physiologique de la différence sexuelle. Il la réduit d'abord à une question topologique, à savoir l'inversion anatomique des organes féminins et masculins, qui reprend et renforce l'idée d'interchangeabilité introduite avec la forme du chiasme. Bordeu introduit ensuite la notion quelque peu énigmatique d'un hermaphrodisme initial, qui serait visible dans les rudiments d'organes laissés par chaque sexe dans l'autre sexe. L'hermaphrodisme chez Diderot a la particularité d'être réactivable : la « vulve faufilée » chez l'homme, comme « l'orifice d'un canal qui s'est fermé » chez la femme, pourraient bien se rouvrir. Pour Diderot, la sexualité n'est à aucun moment chose fixe, et les conformations sexuelles ne sont que des instances topographiques transformables et interchangeables.