Documents repérés
-
152.
-
154.
-
156.
-
158.Plus d’information
RésuméEmile Zola devant la censure victorienne — Cette étude donne un aperçu sommaire de quatre formes prises par la censure victorienne — la ligue de moralité (« National Vigilance Association »), les bibliothèques de prêt (« circulating libraries »), la justice et l'autocensure (« bowdlerism ») — et leurs effets sur la traduction des romans de Zola. Les oeuvres de ce dernier ont connu un succès de scandale et ont provoqué un débat journalistique en France, mais Zola n'a jamais été traîné en justice à cause de ses écrits. Par contre, en Angleterre, les cercles littéraires établis honnissent les traductions victoriennes de ses oeuvres et la ligne de moralité appuyée par le moraliste Stead lance une campagne de censure des traductions de Zola. L'éditeur de ces traductions, Henry Vizetelly, a dû comparaître deux fois devant les tribunaux et les deux fois il a été condamné. Non seulement il dut payer une amende et passer trois mois en prison, mais encore Nana, Piping Hot! (Pot-Bouille) et The Soil (la Terre) ont été interdits, même si ces trois traductions avaient — comme les autres — été « autocensurées » par les traducteurs et l'éditeur avant la parution. Il est dès lors évident que ce sont les idées réformatrices de Zola et le lectorat visé (petite bourgeoisie et classes populaires) qui ont motivé l'opposition des pouvoirs constitués de l'Angleterre de l'époque aux romans de Zola.
-
159.