Documents repérés

  1. 171.

    Article publié dans Tangence (savante, fonds Érudit)

    Numéro 131, 2023

    Année de diffusion : 2023

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    Quand Jean-Pierre Chauveau édite les Oeuvres diverses de Théophile de Viau, il adopte un style de présentation de l'anthologie en rupture avec les choix de ses prédécesseurs. Renonçant au classement générique et à la reprise des pièces de circonstance destinées à retracer la carrière courtisane du poète, il organise le parcours chronologique de l'oeuvre en fonction des étapes de la « destinée dramatique » de celui-ci (succès, disgrâce, prison, mort), tout en sélectionnant les poésies les plus accessibles à l'émotion immédiate des lecteurs, d'emblée éveillée par le titre pathétique tiré des derniers vers du poète mort à 36 ans : Après m'avoir tant fait mourir. Par ces divers modes d'actualisation, le recueil trouve une place légitime dans la collection « Poésie/Gallimard », vouée principalement à la diffusion des oeuvres poétiques contemporaines, françaises et étrangères, et entre en résonance, au début du xxie siècle, avec l'histoire du siècle précédent marqué par la persécution des artistes et des intellectuels.

  2. 172.

    Thèse déposée à Université de Montréal

    2018

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    La monarchie française a collecté un nombre impressionnant de documents géographiques décrivant ses colonies. Notre questionnement nous a mené à sonder plus finement l'implication de l’État dans une activité intellectuelle qui consiste à observer, consigner et représenter graphiquement un territoire colonial. En abordant divers types de documents propres au corpus à l’étude – cartes topographiques, cartes cadastrales, cartes hydrographiques, cartographie générale – nous avons pu non pas dresser un portrait exhaustif de cette production, mais évoquer de nombreux enjeux propres aux thèmes nombreux qu’ils interpellent, notamment la délimitation d’un territoire colonial, la cartographie courtisane, les mécanismes de validation des savoirs, les spécialisations requises pour produire un savoir utile, l’usage réel des savoirs géographiques produits. Considérant ces questions importantes traitées actuellement par l’historiographie qui s’interroge de …

  3. 174.

    Article publié dans Revue musicale OICRM (savante, fonds Érudit)

    Volume 2, Numéro 1, 2014

    Année de diffusion : 2019

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    Composer des mélodies issues des Chansons de Bilitis de Pierre Louÿs dans la France de la première moitié du XXe siècle impliquait évidemment une confrontation directe avec le recueil de Debussy, paru en 1899. Les comptes rendus des concerts à Paris dans les années 1920-1930, alors que le processus de canonisation de Debussy battait son plein, nous permettent d'étudier le discours autour des compositeurs proposant leurs propres Chansons de Bilitis. Le cycle du maître – très joué lui-même – y est souvent cité comme œuvre de référence, et devait forcément être pris en compte par les compositeurs se confrontant aux Chansons. Ainsi, en étudiant les nouvelles Bilitis, il est pertinent de s'interroger sur les attitudes des compositeurs envers l'oeuvre debussyste : est-ce que les nouvelles Bilitis se veulent comme un hommage explicite à Debussy ? Sont-elles plutôt indirectement influencées par le recueil du maître ? Ou bien prennent-elles une distance nette de leur illustre prédécesseur ? Deux auteurs en particulier font l'objet de cette étude comparée : Charles Koechlin et Georges Dandelot. Leur choix de textes parmi les Chansons de Louÿs ainsi que la dramaturgie et les techniques compositionnelles employées sont analysées ici. Les mélodies de Koechlin se révèlent très éloignées de l'imaginaire grec de Debussy, tandis que Dandelot bascule entre l'imitation du style debussyste et l'appropriation décontextualisée de certains de ses traits distinctifs. La comparaison du cycle debussyste avec les « autres » Chansons de Bilitis donne des indices sur la réception compositionnelle de Debussy et n'est pas sans faire ressortir les spécificités stylistiques et esthétiques du recueil debussyste.

    Mots-clés : Chansons de Bilitis, Debussy, influence, mélodie française, Chansons de Bilitis, Debussy, influence, French mélodie

  4. 175.

    Article publié dans Les Cahiers de droit (savante, fonds Érudit)

    Volume 36, Numéro 1, 1995

    Année de diffusion : 2005

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    Au Québec, aucune théorie féministe n'étudie la perception juridique de la sexualité et ses répercussions sur les femmes. Aussi, un examen futur de la question demande que l'on importe une théorie de la sexualité comme point de départ à toute critique. La théorie de la sexualité de Michel Foucault, qu'il élabore dans l''Histoire de la sexualité, peut sembler appropriée pour amorcer une telle réflexion. Mais le discours de Foucault cache sous une forme anarchique un traitement arbitraire de l'histoire et une perception patriarcale de la sexualité féminine. Son étude présente une vision dogmatique du passé, c'est-à-dire une déformation moderne de la réalité historique et documentaire des siècles qu'il étudie, soit les XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles et l'Antiquité. De plus, Foucault, en raison de sa conception du pouvoir, ne désigne pas comme un rapport de force le contrôle de la sexualité féminine dans l'Antiquité. Tout comme les Anciens, il exclut les femmes de sa recherche sur la sexualité, sauf dans le cadre institutionnel du mariage, et entérine mythes et préjugés misogynes comme s'il s'agissait de la normalité. Foucault perpétue la vision de l'homme dominant à l'égard des femmes. En ce sens, il est préférable de rejeter une telle théorie comme base d'une critique féministe du traitement juridique de la sexualité.

  5. 176.

    Papineau, Louis-Joseph

    Un testament politique

    Article publié dans Études françaises (savante, fonds Érudit)

    Volume 9, Numéro 3, 1973

    Année de diffusion : 2007

  6. 177.

    Article publié dans Études françaises (savante, fonds Érudit)

    Volume 15, Numéro 1-2, 1979

    Année de diffusion : 2007

  7. 178.

    Article publié dans Cinémas (savante, fonds Érudit)

    Volume 11, Numéro 1, 2000

    Année de diffusion : 2007

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    RÉSUMÉComment filmer la vie? Le Tchadien Mahamat Saleh Haroun pose la question dans Bye bye Africa (1998). Il n'a pas la réponse et ne peut que tenter des explorations. Un film à tiroirs, c'est ainsi qu'il définit son film. Devant les déchirures modernes, les cinéastes d'Afrique ne peuvent que tirer des tiroirs bourrés de questions, d'incertitude et de doute. Ceux que tire Haroun dans Bye bye Africa me semblent emblématiques d'une quête thématique et donc esthétique très fortement présente dans les films récents des cinéastes francophones d'origine africaine vivant en Europe : la mémoire et la responsabilité.

  8. 180.

    Article publié dans Filigrane (savante, fonds Érudit)

    Volume 16, Numéro 2, 2007

    Année de diffusion : 2008

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    Ce travail s'appuie sur les propositions respectives de Bion et de Kaës soulignant les relations étroites dans la psyché du mythe et du rêve. Bion conçoit que les mythes et les rêves s'originent d'un même temps inaugural de croissance de la pensée dans l'évolution psychique. Quant à René Kaës, il a récemment théorisé l'idée d'espaces oniriques interpsychiques communs et partagés et l'existence de trois ombilics du rêve. Mon investigation de l'usage intensif des rêves dans le mythe de l'épopée de Gilgamesh soulignera la pertinence de ces perspectives. Il s'y révèle en effet l'intrication de la construction du mythe avec les rêves au sein de l'évolution psychique, ainsi que l'importance du caractère relationnel du rêve qui, articulé aux représentations culturelles et sociales va fonder le mycélium d'un troisième ombilic, obscur noyau de l'émergence du récit mythique. Un exemple clinique évoquera combien malgré l'impossibilité d'un patient d'accéder à ses racines culturelles spécifiques, de possibles aspects de ce troisième ombilic se manifestent pour lui de manière énigmatique, dans son activité onirique.