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8739.Plus d’information
La Loi sur la protection de la langue inuit (LPLI) est une loi récente du Nunavut. Unique en son genre au Canada, elle est plus ambitieuse encore que la Charte de la langue française du Québec. Loi controversée, certains se demandent si le législateur n'aurait pas outrepassé ses pouvoirs en adoptant certaines de ses dispositions. En effet, l'article 3 de la LPLI prétend obliger les ministères, organismes ou institutions du gouvernement fédéral opérant au Nunavut à fournir leurs services destinés au public et à afficher leurs panneaux en langue inuit, alors même que ces organisations agissent à l'intérieur d'un champ de compétence fédérale. Les articles 29, 30 et 34 de la LPLI rendent obligatoire la préparation d'un plan d'action pour la langue inuit précisant la manière dont une organisation entend respecter la loi. Ce plan doit être approuvé par le commissaire aux langues, qui dispose d'un important pouvoir d'enquête relativement au respect de la loi. Au premier abord, ces dispositions semblent contredire la règle aujourd'hui acceptée selon laquelle un ordre de gouvernement peut légiférer en matière de langue dans la mesure où il le fait de manière accessoire à un champ de compétence qui lui est propre. Cette norme tire sa force de certaines particularités de la Loi constitutionnelle de 1867. Toutefois, après analyse, il appert que ce cadre conceptuel ne s'applique pas au Nunavut. Ce dernier détient bel et bien le pouvoir d'imposer sur son territoire l'utilisation de la langue inuit aux ministères, organismes et institutions du gouvernement fédéral.
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8740.Plus d’information
Dans cette rétrospective, l'auteur trace les grandes lignes de son itinéraire comme anthropologue depuis l'obtention de son doctorat à l'Université Yale. Il raconte d'abord comment il a découvert dans l'anthropologie le métier qui lui permettrait de répondre à une question qui lui est venue tôt dans la vie : « Que serais-je devenu si ma naissance et mon éducation étaient survenues parmi les “Autres” ? » Il souligne ensuite à quel point sa carrière comme anthropologue a été, du début à la fin, nourrie par l'apprentissage de deux langues autochtones lors de deux terrains intensifs, d'abord chez les Wayuu de la Colombie (septembre 1975 à décembre 1976), puis chez les Dènès Tha' du Nord-Ouest albertain, six mois par année, de janvier 1980 à la fin de juin 1984. Cet apprentissage l'a rapproché des anciens et a rendu possible sa participation à leurs rituels d'offrande – ce qui l'a conduit à contribuer au développement de l'anthropologie expérientielle. Ses nombreuses présentations et publications abordent différents thèmes importants dans le champ des études autochtones : questions épistémologiques et éthiques, ainsi que méthodologie, ethnogenèse, cérémonies, chamanisme, revendications territoriales, autonomie gouvernementale, identités de genre, conceptions de la vie et de la mort et réincarnation. Il décrit aussi comment ses apprentissages chez les Dènès Tha' lui ont inspiré des initiatives significatives en tant que directeur du Centre autochtone à l'Université de Calgary, de 1988 à 1991, et doyen fondateur de la Faculté des sciences humaines à l'Université Saint-Paul de 1997 à 2005.
Mots-clés : études autochtones, Wayuu, Dènè Tha', identités, anthropologie expérientielle, Indigenous studies, Wayuu, Dene Tha', identities, experiential anthropology, estudios indígenas, Wayuu, Dènès Tha', identidades, antropología experiencial