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1251.Plus d’information
Dans cet article, je propose de présenter la biguine (genre musical et danse de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane) comme une racine rhizome dont la souplesse de l'enracinement cristallise des influences créoles. La démarche que je propose vise à mettre l'emphase sur l'évolution rhizomatique de la biguine et du jazz caribéen contemporain ; deux genres musicaux issus d'insularités caribéennes, à travers une approche historico-culturelle qui examine leurs symboliques socio-culturelle, géo-archipélique et méditative. Pour ce faire, je me demanderai dans quelle mesure leurs créations artistiques dessinent-elles à la fois des ancrages insulaires et des passerelles de dialogue et de relation avec la diversité culturelle du monde. Cette étude menée met en lumière les éveils et les envols possibles pour les musiciens créateurs et leurs pairs caribéens à travers les univers rythmiques et culturels restitués au sein des compositions de ces deux genres musicaux. Tout d'abord, l'accent sera mis sur le rôle majeur joué par deux villes insulaire et continentale dans le rayonnement de la biguine : l'ancienne capitale martiniquaise de Saint-Pierre (à la fin du XIXe et au début du XXe siècles) et Paris (des années 30 jusqu'à nos jours). Par la suite, l'étude de l'évolution de la biguine au jazz caribéen me permettra de souligner la posture du musicien-architecte antillais (plus spécifiquement, martiniquais et guadeloupéen) qui recourt à la connaissance technique de la musique et à son bagage subjectif de sa sensibilité pour articuler des créations qui invitent au voyage méditatif dans l'archipel créole caribéen.
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1255.Plus d’information
Les études sur les critiques musicaux du xxe siècle ont rarement pris en compte les figures régionales dans des contextes nationaux centralisés, sans doute car leurs liens avec les capitales, la musique contemporaine et les pratiques modernes sont trop faibles. Pourtant, historiquement parlant, c'est à travers ces figures que nous pouvons voir se déployer la vie musicale de la majorité (provinciale). Cet article se concentre sur l'oeuvre de Jean Nattiez (1919-2009), critique musical pour Le Courrier picard d'Amiens et chroniqueur majeur de la régénération musicale de cette ville après les ravages de la Seconde Guerre mondiale. L'étude de sa prose lapidaire et souvent tranchante, ainsi que l'analyse de la correspondance qu'il a reçue en réaction à son travail révèlent une lutte constante pour reconquérir puis fidéliser le public, pour reconstruire les rythmes culturels établis et en développer de nouveaux, pour communiquer les principes de l'excellence dans l'exécution musicale, pour inculquer l'amour de la musique classique à une nouvelle génération dont les choix s'étaient déjà élargis à d'autres genres et pour trouver un équilibre entre critique et solidarité avec les musiciens locaux. Le parcours de Nattiez offre à tous ces égards un modèle pour les travaux futurs basés sur l'expérience de la vie musicale dans les petites villes d'Europe au milieu du xxe siècle.
Mots-clés : Amiens, éducation, fierté locale, critique musicale, régénération, Amiens, education, local pride, music criticism, reconstruction
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1258.Plus d’information
Cette étude présente le système des « débuts » à l'Opéra de Paris pendant la monarchie de Juillet, des premières auditions aux premières représentations, et s'intéresse en particulier aux expériences des débutantes. En France, au XIXe siècle, les courants de pensée sexistes influençaient le jugement du public et des critiques; en effet, les artistes étaient jugés différemment selon leur sexe. Les nouvelles chanteuses subissaient des pressions pour se conformer à l'image idéale de la débutante transmise par les anecdotes, les romans et même la critique musicale. L'objectif de cet article est d'étudier les efforts ainsi que les ambitions des chanteuses qui se sont essayées à des carrières professionnelles à l'Opéra, bravant ainsi les difficultés de l'époque. La première partie décrit les débuts; la deuxième partie s'intéresse à la perception des débutantes proposée par la presse; et enfin, la troisième partie se concentre sur les débuts de deux jeunes artistes, Cornélie Falcon et Noémie de Roissy.
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1259.Plus d’information
Depuis 2008, le laboratoire La création sonore : cinéma, arts médiatiques, arts du son a multiplié les façons d'écouter le cinéma québécois. D'abord, l'organisation d'ateliers de maître avec les artisans de la bande sonore a permis de découvrir une posture plaçant l'écoute et le bricolage au centre du processus de création. Ensuite, l'analyse des discours et des pratiques, notamment celles de l'Atelier de conception et de réalisation sonores de l'ONF (1971-1980), a permis d'inscrire les pratiques québécoises de conception sonore dans une histoire culturelle de l'écoute filmique. Puis, l'écoute des films de Fernand Bélanger, Sylvain L'Espérance, Clément Perron, etc., a révélé une diversité de rapports entre le son et l'image, et des relations entre innovations techniques et imagination sociale. Enfin, des membres du laboratoire ont repris les méthodes des artisans québécois du son dans leurs projets de recherche-création, ouvrant ainsi l'espace de la recherche sur une tradition sonore encore méconnue, inouïe.
Mots-clés : cinéma québécois, création sonore, recherche-création, écoute, laboratoire
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1260.Plus d’information
Les recherches concernant le développement des capacités musicales chez les jeunes enfants sont en plein essor. Inspirés par différentes théories constructivistes et socioconstructivistes, quelques psychologues de la musique ont, depuis les 30 dernières années, élaboré différents modèles afin d'éclairer les savoirs musicaux présents à la période préscolaire. Cet article recense, analyse et critique cinq des principaux modèles qui ont été développés au cours de ces trois décennies. Il réitère également l'importance qui doit être accordée à l'éducation musicale au cours de la petite enfance, et du rôle positif quelle peut jouer dans le cadre d'un enseignement interdisciplinaire.