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191.
L'écoute musicale à l'école primaire en France : les oeuvres que les enseignants déclarent enseigner
Plus d’informationL'activité d'écoute apparaît comme la deuxième pratique, après le chant, à être enseignée en éducation musicale à l'école primaire en France. La transposition didactique interne montre l'implication de l'enseignant dans la définition des savoirs à enseigner. En l'absence d'indications précises dans les programmes, quelles sont les oeuvres qu'ils choisissent de faire écouter à leurs élèves et pour quels objectifs ? Selon quels critères sélectionnent-ils les oeuvres ? Une enquête interacadémique (20 départements français) auprès de 935 professeurs des écoles, suivie d'entretiens semi-directifs auprès de 30 d'entre eux, vise à décrire et à comprendre les savoirs de référence pour la pratique de l'écoute. Ces savoirs dépendent des finalités que les enseignants poursuivent dans cette activité et des valeurs qu'ils rattachent à cet enseignement.
Mots-clés : éducation musicale, école primaire, écoute, didactique, savoir, music education, primary school, listening, didactic, knowledge, educación musical, escuela primaria, escucha, didáctica, saber
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192.Plus d’information
De Pythagore à aujourd'hui, le rôle de la science dans l'étude de la musique a connu de nombreux positionnements et repositionnements. Avant la spécialisation des savoirs et le cloisonnement des disciplines qui se sont produits au xixe siècle, la musique pouvait être étudiée suivant différentes perspectives disciplinaires par un même savant, penseur ou philosophe. En 1885, Guido Adler formalise un modèle tripartite comprenant, d'une part, la musicologie historique et, d'autre part, la musicologie comparative, qui elle-même se scindera en l'ethnomusicologie et la musicologie systématique. Cette musicologie dite systématique, maintenant aussi appelée musicologie expérimentale ou musicologie computationnelle suivant les méthodes de recherche privilégiées, tire profit du développement de disciplines connexes, comme la neurocognition et les technologies du numérique. Aujourd'hui, elle se retrouve soutenue par la mobilisation récente des digital humanities, concept qui a émergé il y a quelques années et qui désigne l'application du savoir-faire des technologies de l'information et de l'informatique à des problématiques relevant du domaine des sciences humaines et sociales.
Mots-clés : digital humanities, musicologie computationnelle, musicologie expérimentale, musicologie systématique, technologies de la musique, digital humanities, computational musicology, experimental musicology, systematic musicology, music technology
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193.Plus d’information
Pour mesurer l'apport de Maryvonne Kendergi à la smcq, il est nécessaire de survoler sa carrière québécoise en s'appuyant sur la solide formation universitaire et professionnelle que lui dispensèrent les institutions parisiennes (1929-1952). De passage à Montréal, elle est retenue par Radio-Canada pour sa voix exceptionnelle et commence, en septembre 1956, une brillante carrière radiophonique de promotrice de la musique contemporaine. Graduellement, Kendergi intègre les arcanes de l'avant-garde montréalaise, grâce, entre autres, à la venue de Stockhausen à Montréal en 1958, aux projets des compositeurs dans l'organisation de la Semaine internationale de musique actuelle (1961) et dans la fondation de la smcq (1966), puis au rayonnement de celle-ci, liant ses activités à celles de l'Université de Montréal avec la mise sur pied des Musialogues (1969). Se dégage de l'article, le rôle qu'amenèrent à jouer les exceptionnelles compétences de Kendergi dans l'expansion de la smcq.
Mots-clés : animatrice, Maryvonne Kendergi, Musialogues, musicographe de radio, Société de musique contemporaine du Québec (smcq), host, Maryvonne Kendergi, Musialogues, music journalist, Société de musique contemporaine du Québec (smcq)
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197.Plus d’information
La plus récente composition de Michel Longtin, Lettre posthume de Conrad (2000), constitue une véritable symphonie à programme. Au départ, le contenu strictement musical s'articule avec une cohérence qui lui permet d'exister indépendamment du texte, grâce notamment à la récurrence et la transformation de motifs. Bien entendu, la valeur narrative de la musique par rapport au texte est un élément souhaité par le compositeur, puisque la lettre à la base de l'oeuvre a été inscrite dans le programme de concert. Toutefois, le sens véritable de l'oeuvre ne peut être atteint que par une compréhension approfondie du texte et de la musique. Par essence, l'oeuvre est de nature épiphanique puisqu'elle vise la manifestation de valeurs transcendantes.
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199.Plus d’information
L'étude présente d'abord le contexte dans lequel fut créé la Semaine de musique annuelle (1923–1937) à Montréal et propose une analyse du mode de fonctionnement, inspiré du modèle américain créé par Charles Milton Tremaine en 1920. L'auteure commente les données sur les collaborateurs, les commanditaires, les bourses, les lieux de concerts, les interprètes, le répertoire et les conférenciers, et fait ressortir les principaux éléments de la critique de ces événements. La conclusion met en évidence la dualité culturelle anglophone-francophone dans la conception de la musique et son rôle dans l'éducation, et souligne l'action des femmes dans la gestion d'organismes de diffusion de la musique au Québec.
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200.Plus d’information
RésuméQuelle a été l'influence de la musique électroacoustique de Karlheinz Stockhausen sur la production québécoise de cette même discipline ? Un certain nombre de compositeurs québécois de différentes générations ont été sollicités afin de connaître leur avis sur la question : Kevin Austin (1948), Walter Boudreau (1947), Yves Daoust (1946), Jean-François Denis (1960), Marcelle Deschênes (1939), Francis Dhomont (1926), Gisèle Ricard (1944), Stéphane Roy (1959), Alain Thibault (1956). Aux réponses de ce groupe de compositeurs se sont ajoutés les commentaires et souvenirs de l'auteur.