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292.Plus d’information
L'auteur rappelle les circonstances et le contexte de l'entrée de Serge Garant à la Faculté de musique de l'Université de Montréal. Il décrit le style et les principes à la base de son enseignement dans les cours d'analyse et de composition. Il indique les œuvres importantes sur lesquelles il se penchait et montre la diversité d'orientation esthétique de ses élèves dont une liste exhaustive est publiée en annexe.
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294.Plus d’information
À l'occasion de l'ouverture du nouvel édifice du Musée d'art contemporain de Montréal, l'auteur analyse la signification du concert inaugural confié conjointement à la SMCQ et au NEM.
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295.Plus d’information
C'est sur le thème pluriel de territoire que j'ai esquissé un bref portrait du compositeur québécois Serge Arcuri. L'idée du territoire est prise ici au sens propre comme au sens figuré. Je parle de celui défriché par son mentor, Gilles Tremblay, un territoire partagé par tant de compositeurs du Québec. De celui aussi qui forge l'identité personnelle, créatrice et poétique. Ce texte se veut le compte rendu d'une rencontre cordiale, sans formalités, qui a eu lieu à l'automne 2016 et au cours de laquelle nous avons discuté à bâtons rompus du métier d'Arcuri, du milieu musical dans lequel il évolue, de son parcours hors normes, de ses études au Conservatoire de musique de Montréal, des influences qui ont pu façonner sa personnalité, des éléments qui constituent son langage, en plus de jeter un oeil à l'intérieur de quelques-unes de ses oeuvres pivots. En somme, un tour d'horizon du territoire Arcuri.
Mots-clés : Serge Arcuri, Les espaces infinis, Les furieuses enluminures, Migrations, Gilles Tremblay, Serge Arcuri, Les espaces infinis, Les furieuses enluminures, Migrations, Gilles Tremblay
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296.Plus d’information
Dans un constant aller-retour entre l'écriture de et sur la musique, André Boucourechliev, comme nombre de compositeurs de sa génération, n'a cessé de pénétrer le geste créateur. Cette exploration a pris la forme d'un nombre considérable d'articles et d'ouvrages auxquels il convient d'ajouter des centaines d'heures d'émissions produites dans les années 1970-1990 pour les ondes de France Culture et France Musique. Avec un art consommé de l'intrigue, Boucourechliev y invite l'auditeur à visiter le langage musical de Stravinsky, de Beethoven ou de Debussy. Il arrive souvent aussi – cette fois en configuration dialogique – qu'il écoute et regarde ses propres oeuvres. Le soin apporté à la langue, à sa scansion et à son pouls laisse entrevoir l'existence d'une véritable « écriture radiophonique », matériau fugace en apparence mais dont l'analyse textuelle permet d'en retrouver les traces, éparses, dans des textes publiés de Boucourechliev. Cet article porte attention à ce régime d'écriture singulier, trop négligé encore par les musicologues.
Mots-clés : André Boucourechliev, composition, écriture, oralité, radio, André Boucourechliev, composition, orality, radio, writing
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297.Plus d’information
Dans ce discours prononcé en décembre 1991, lors de la réception du prix Serge-Garant de la Fondation Émile-Nelligan, le compositeur québécois Denys Bouliane expose les difficultés de la création musicale contemporaine au Québec, comment il a vécu en Europe le poids de la modernité officielle, et en quoi la musique québécoise d'aujourd'hui relève de l'esprit postmoderne.
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298.Plus d’information
Serge Garant a été directeur artistique de la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ) pendant 20 ans, soit de 1966 à 1986, année de sa mort. Sous sa direction, cette société de concerts, qu'on qualifie de « doyenne des sociétés de musique actuelle au Canada », a fait oeuvre de pionnière, de partenaire de la création, de propagatrice et d'éducatrice. C'est grâce à un travail soutenu et une passion indéfectible, que Serge Garant, aidé des musiciens, de l'équipe administrative et des différents membres du conseil d'administration, a pu faire de la SMCQ un organisme de premier plan pour la promotion de la création au Québec. L'auteure retrace ici les grands moments de la société à l'ère de Serge Garant.
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299.Plus d’information
Dans son film Invincible (2001), le réalisateur allemand Werner Herzog met en scène la légende de Zishe Breibart, un Juif doté d'une force surhumaine. La théâtralité des images filmées par Herzog et la musique originale du film composée par Hans Zimmer concourent, selon l'auteure, à accentuer la dimension héroïque du personnage et à évoquer l'opéra wagnérien. Après avoir mis en parallèle les procédés de composition de la musique du film et de l'écriture postromantique, l'article propose une analyse comparative entre la musique et les images pour démontrer comment la musique du film sert de support privilégié au mythe wagnérien. L'article s'attarde enfin aux répercussions du subterfuge mis en scène par Herzog, qui consiste à faire d'un Juif un héros national à l'aube du nazisme.
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300.Plus d’information
L'introduction du jazz en France et son utilisation dans la musique savante sont souvent assimilées à l'émergence d'un nouvel exotisme, compris au sens large de rapport fasciné à l'Autre. Ainsi utilisée, cette catégorie tend à masquer la diversité bien réelle, et remarquable pour l'époque, de la réception du jazz dans la musique française de l'entre-deux-guerres. Afin de mettre en évidence cette diversité, deux œuvres représentatives de Darius Milhaud et de Jean Wiéner font l'objet d'une analyse qui, s'appuyant sur des définitions de l'exotisme en vigueur dans les décennies 1920 et 1930, prend en compte les sources musicales utilisées par ces compositeurs ainsi que les connotations extra-musicales qu'elles véhiculent. Une fois reconsidéré, le prisme de l'exotisme permet de proposer, au sein des œuvres savantes empruntant au jazz, une distinction entre celles qui relèvent de ce qu'on définira comme un « exotisme nègre » et celles qui ne recourent à cette musique que dans le cadre de l'exploration de nouveaux procédés musicaux.
Mots-clés : entre-deux-guerres, exotisme, France, jazz, transferts culturels, interwar, Exoticism, France, jazz, cultural transfers