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832.Plus d’information
La mise en mouvement du corps à travers la danse, la présence d'une pulsation régulière qui rythme ces mouvements et le fait de contrecarrer cette pulsation par des événements musicaux placés à côté, ce qu'on appelle la « contramétricité », sont des points communs à la plupart des musiques africaines traditionnelles. Ils témoignent à la fois d'une disposition universelle du système cognitif (capacité du corps humain de se synchroniser avec des signaux sonores périodiques) et d'une dimension profondément culturelle dans la mesure où la contramétricité s'est développée dans ces musiques beaucoup plus qu'ailleurs. On montrera comment cet aspect contramétrique contredit les théories de la perception du rythme inspirées des hypothèses de Lerdahl et Jackendoff. On comparera également ces musiques avec le jazz, car celui-ci a une particularité qui le distingue des musiques africaines, à savoir l'existence de niveaux hiérarchiques dans l'organisation métrique, dont on montrera qu'elle n'est pas aussi discriminante que ce qui est généralement admis.
Mots-clés : Chemillier, Pouchelon, André, Nika, rythme, détection de la pulsation, contramétricité, jazz, musique africaine, perception de la musique, universaux, cognition, Madagascar, Mali, Gnawa, Chemillier, Pouchelon, André, Nika, Rhythm, Beat Tracking, Jazz, African Music, Music Perception, Universals, Cognition, Madagascar, Mali, Gnawa, Chemillier, Pouchelon, André, Nika, ritmo, detección de la pulsación, contrametricidad, jazz, música africana, percepción de la música, universales, cognición, Madagascar, Mali, Gnawa
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833.Plus d’information
Dans cet éditorial, nous ne réalisons pas une étude scientifique des conditions propres à la création musicale pour le jeune public; nous n'abordons pas non plus les fondements psychologiques liés à l'écoute chez l'enfant afin d'en dégager certains universaux qui permettraient, peut-être, de définir les fondements théoriques et esthétiques d'une musique pour le jeune public. Il s'agit plus simplement d'établir un « cadre » circonstanciel à la réflexion sur la musique de création pour le jeune public, cadre qui met en perspective les oeuvres ainsi que leur raison d'être. L'époque postmoderne a-t-elle une influence? Les contraintes économiques et techniques ont-elle contribué à la définition du genre qui semble appartenir à notre période contemporaine? Dans quelle mesure possède-t-on vraiment les structures de diffusion adéquates? Ce sont là des questions que nous posons et auxquelles nous souhaitons apporter quelques éléments de réponse.
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834.Plus d’information
Élément essentiel de la modernisation du Québec, la radio a-t-elle été également un véhicule des idées nouvelles qui se développent dans les années 1930 ? L'analyse de la programmation de la musique, du théâtre et des causeries démontre que les choix d'émissions ont obéi davantage à la logique marchande qu'à la volonté de participer aux changements qui ont marqué ces années.
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840.Plus d’information
Depuis la réflexion amorcée dans l'article « Les femmes et la chanson au Québec », paru dans le collectif Écouter la chanson (Savoie 2009), j'ai entrepris de m'intéresser autrement à l'histoire de la place de femmes dans l'histoire de la chanson au Québec. L'objectif était alors de recadrer mes objets d'étude afin d'en arriver à cerner le(s) rôle(s) joué(s) par les femmes dans l'évolution des pratiques chansonnières au fil du temps, et les stratégies à mettre en oeuvre pour produire une histoire de leurs pratiques et apports plutôt qu'une histoire de leur invisibilisation progressive. En effet, malgré l'accès à des ressources de plus en plus vastes et diversifiées, notre façon même de concevoir les corpus et les approches que nous adoptons continuent, consciemment ou non, à prioriser deux dimensions de l'histoire de la chanson : celle de la production (évolution de la technologie en général et des médias en particulier, maisons de disques, catalogues, partitions, étiquettes, etc.) et celle du « texte » (contenu textuel et musical, interprétation). Or, l'ébranlement disciplinaire provoqué par l'effet conjugué de l'École des Annales, des études culturelles et des gender studies, entre autres, a contribué à favoriser les approches systémiques, voir poly-systémiques, pour analyser la culture (comme production, forme, médiation, appropriation, etc.). S'il faut certes de nouvelles sources pour écrire une nouvelle histoire, le regard que nous posons sur ces données doit lui aussi se renouveler, s'assumer et s'expliciter. C'est dans cette perspective que j'ai réalisé un vaste chantier d'étude sur la chanson des années 1940 en abordant la chanson d'un double point de vue féminin qui s'écarte volontairement de la stricte production musicale, en priorisant les goûts du public féminin et les représentations de comportements liés au genre féminin dans les chansons.