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  1. 351.

    Vecoli, Fabrizio

    La conversion

    Article publié dans Théologiques (savante, fonds Érudit)

    Volume 21, Numéro 2, 2013

    Année de diffusion : 2015

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    La conversion est au départ un phénomène judéo-chrétien, donc culturellement très connoté. Et c'est précisément dans cette perspective limitée que se situe notre intervention. L'intérêt est celui de mieux comprendre — d'un point de vue historique — une phase clé de l'évolution de la notion de conversion dans l'histoire du christianisme ancien. Il s'agit ici de remonter aux éléments premiers qui ont forgé le sens du mot tel que nous l'utilisons aujourd'hui en Occident. On ne se propose pas de forger la définition ultime, correspondante à la chose même à sa naissance, mais plutôt de saisir la dimension évolutive — donc dynamique — de la conversion, à travers l'étude d'une période charnière de son développement : c'est ce que l'on nomme ici le tournant monastique (iv-ve siècles). Nous voulons montrer comment le phénomène de la conversion s'est transformé de façon significative à partir du ive siècle de notre ère.

  2. 353.

    Article publié dans Sociologie et sociétés (savante, fonds Érudit)

    Volume 44, Numéro 2, 2012

    Année de diffusion : 2012

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    L'analyse du secret chez Simmel, qui désigne un tournant sociologique par rapport à la philosophie des Lumières, comprend une vision spécifique de la « connaissance » interpersonnelle. Celle-ci peut servir de cadre à l'étude des réseaux sociaux sur internet, permettant l'analyse des cercles à travers la grille des données « publiques » et « cachées ». Cependant, elle suscite des problèmes d'ordre épistémologique : en effet, elle semble suggérer que l'image d'autrui se compose par l'agrégation d'éléments de type factuel. Afin d'éviter une telle conclusion, qui est incompatible avec les textes fondamentaux de Simmel, il sera proposé de relire les chapitres de la Sociologie à l'aune de la notion de compréhension, telle qu'elle est développée dans les textes tardifs. Une conception originale du lien social se profilera alors, qui articule les opérations du « connaître » et du « comprendre ».

    Mots-clés : compréhension, connaissance, épistémologie, image d'autrui, secret, understanding, knowledge, epistemology, image of the other, secrecy, comprensión, conocimiento, epistemología, imagen del otro, secreto

  3. 354.

    Article publié dans Romanticism and Victorianism on the Net (savante, fonds Érudit)

    Numéro 63, 2013

    Année de diffusion : 2014

  4. 355.

    Article publié dans Protée (savante, fonds Érudit)

    Volume 28, Numéro 2, 2000

    Année de diffusion : 2005

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    « Deux bouchées de silence » : le syntagme (disposé sur deux lignes : « zwei/ Mundvoll Schweigen », comme pour en intégrer la signifiance au souffle de la lecture) conclut le poème « Sprachgitter », « Grille du langage », du recueil éponyme de 1959. Paul Celan, poète de l'impossible langagier, héritier d'Hölderlin pour de plus sombres temps ? Une certaine vulgate critique se plaît à une telle présentation. Il nous faut être plus exigeant. Car le silence, Celan n'y va pas, il en vient, comme le dit H. Meschonnic (Pour la poétique II) et le projet scripturaire consistera à en conserver la trace, résister à y succomber. Étudier la poétique celanienne permet de voir comment le silence a évolué de sa valeur thématique (née de l'historicité de l'écriture) à une intégration dans l'écriture, une « modalité de représentation » (M. Auclair/ S. Harel). La dislocation morphologique, syntaxique, textuelle des poèmes celaniens sont la manifestation la plus évidente de cette torsion de la langue, de ce marquage équivalant à introduire dans la plénitude énonciatrice une béance traduisant un travail de l'absence isomorphe à celui suscité et accueilli dans l'histoire par la barbarie génocidaire. Trouver une langue du deuil propre à dire le deuil de la langue puisque le langage n'échappa pas au désastre. Mais le silence n'en est pas le terme, il agit comme la pulsion interne d'une telle langue que figure métonymiquement « das erschwiegene Wort », « le mot silencié » du poème « Argumentum e silencio » dédié à René Char (De seuil en seuil).

  5. 356.

    Article publié dans Muséologies (savante, fonds Érudit)

    Volume 2, Numéro 2, 2008

    Année de diffusion : 2015

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    John Impert cherche à faire un peu de lumière sur les dissensions qui se sont crées entre les défenseurs de patrimoine national, et les grands musées universels qui tentent, tant bien que mal de conserver des oeuvres saisies illégalement au cours du troisième Reich. Pour démontrer son propos, il a choisi de se concentrer sur les aléas juridiques impliquant héritiers et musées, dans des cas de restitutions éminentes d'oeuvres spoliées au cours de la deuxième guerre mondiale, en Autriche.

  6. 357.

    Article publié dans Port Acadie (savante, fonds Érudit)

    Numéro 20-21, 2011-2012

    Année de diffusion : 2012

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    Depuis leur fondation en 2003, l'activité toujours croissante des Éditions Tintamarre, petites presses universitaires basées au Centenary College of Louisiana, à Shreveport, a donné un nouveau souffle à l'édition francophone en Louisiane. Se décrivant comme une « maison d'édition en langues patrimoniales » — heritage language press —, Tintamarre réédite des oeuvres du xixe siècle tout en tendant la main à la création actuelle en français. C'est ce « double jeu » qu'examine cet article. D'une part, il interroge l'inscription de cette entreprise de récupération littéraire dans divers contextes, ou champs d'insertion, au moyen de l'enjeu stratégique que serait la qualité patrimoniale des textes (re)publiés; ceux-là comprennent entre autres : le multilinguisme étatsunien, la francophonie nord-américaine ou encore les études françaises aux États-Unis. D'autre part, il met en lumière la « cohérence de la contradiction » qui sous-tend cette initiative hardie, à savoir la promotion du livre-monument, présenté comme un héritage culturel appartenant même aux non-francophones, afin de favoriser le livre-texte, instrument de développement du français comme langue vivante en Louisiane.

  7. 358.

    Article publié dans McGill Law Journal (savante, fonds Érudit)

    Volume 56, Numéro 3, 2011

    Année de diffusion : 2011

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    Dans l'affaire Alberta c. Hutterian Brethren of Wilson Colony, la Cour suprême du Canada a reconfiguré son approche quant à l'article 1 de la Charte canadienne des droits et libertés en statuant que la dernière étape du critère établi dans R. c. Oakes (soit la condition de proportionnalité entre les effets salutaires et délétères d'une mesure) formait le cadre essentiel de son analyse. L'auteure suggère que l'accent mis par la cour sur cette dernière étape du critère Oakes ne représentait pas la meilleure réponse aux arguments spécifiques avancés par l'Alberta en matière d'atteinte minimale. L'Alberta soutenait que la province ne pouvait exempter les huttérites de l'exigence de prise de photo de permis, même s'ils s'y opposaient pour des motifs religieux. La province justifiait cette position à la lumière de son interprétation de la décision Syndicat Northcrest c. Amselem, selon laquelle les gouvernements ne pouvaient enquêter sur la sincérité des croyances religieuses. L'Ontario, en tant qu'intervenant, a appuyé les arguments de l'Alberta. Bien que la cour n'ait pas abordé l'analyse de l'atteinte minimale, l'auteure suggère que les provinces ont interprété Amselem de façon inutilement stricte. L'auteure propose ainsi une exemption qui adhère aux critères d'Amselem tout en remplissant les objectifs de l'Alberta en matière de sécurité. De façon plus générale, l'auteure stipule que la préoccupation des provinces dans Hutterian Brethren démontre le rôle critique que joue le critère de l'atteinte minimale dans Oakes pour générer des solutions aux conflits entre les lois d'application générale et les pratiques religieuses minoritaires. Par contraste, l'accent mis par la cour sur le critère des effets proportionnels pourrait malheureusement décourager les parties de formuler des alternatives potentiellement novatrices.

  8. 359.

    Article publié dans Nuit blanche (culturelle, fonds Érudit)

    Numéro 59, 1995

    Année de diffusion : 2010

  9. 360.

    Article publié dans TTR (savante, fonds Érudit)

    Volume 23, Numéro 2, 2010

    Année de diffusion : 2012

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    Envisager la traduction littéraire comme un acteur dans les rapports de force conduit à un renouveau d'intérêt pour la question de la censure en traduction. Afin de tenter de démêler les liens complexes entre la loi formelle et les normes (intériorisées), cet article se penchera sur le rôle que joue la censure volontaire – ou autocensure – dans les domaines où la censure formelle (par exemple, la loi édictée par le droit ou la loi religieuse) n'est pas rigoureusement appliquée. Nous décrirons d'abord brièvement certains aspects de la censure formelle en Israël, pour ensuite présenter des cas où la frontière entre la censure formelle et l'autocensure semble floue. Nous examinerons d'abord l'attitude des traducteurs à l'égard de l'usage des mots « cochon » et « porc », puis nous nous pencherons sur le cas du Comité de censure établi par le ministère de l'Éducation pendant les années 1960, dont le mandat était d'expurger la littérature de toute obscénité. Ces deux cas nous aideront à mettre en évidence les racines profondes des mécanismes d'autocensure et le besoin quasiment nul de censure formelle quand des groupes ou des individus opprimés comprennent que travailler en accord avec le consensus est plus avantageux que de s'y opposer. L'exemple d'un livre interdit dans la communauté orthodoxe – et donc soumis à une censure préalable à sa traduction – servira à éclaircir un autre aspect de la censure, à savoir les mesures correctives mises en application quand l'autocensure volontaire n'est pas exercée.

    Mots-clés : (self-)censorship, pig/pork, obscenity, hegemony, mainstream/periphery, reviewers, (auto)censure, cochon/porc, obscénité, hégémonie, centre/périphérie, critiques